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Médecins de famille, au coeur des soins de santé

La relation et la continuité des soins sont l’essence même de la pratique en médecine de famille

Cette relation privilégiée, de confiance et de continuité, les patientes et les patients y attachent beaucoup
de valeur.

Les médecins de famille font preuve d’une grande polyvalence

La formation spécialisée en médecine de famille couvre toutes les étapes du cycle de vie.

Le travail de collaboration est nécessaire entre médecins de famille, spécialistes et professionnels-les

Les médecins de famille sont le lien incontournable entre la personne soignée, les autres spécialistes et professionnels-les de la santé.

L’accessibilité est au cœur des préoccupations des médecins de famille

En recherche constante de solutions, les cliniciennes et cliniciens sont à l’affût de pratiques innovantes
qu’ils cherchent à mettre en œuvre afin d’améliorer l’accès aux soins et services.

Les médecins de famille ont un rôle important à jouer dans la gestion et l’organisation des soins

Une saine gestion passe par une cogestion clinico-administrative. Les médecins de famille doivent être
partenaires des processus décisionnels.

La dernière année de pandémie a marqué une période de transition pour plusieurs, c’est pourquoi le CQMF et son programme de mentorat se sont adaptés aux nombreux besoins émergents. Soyez mentoré-e ou mentor-e, selon la formule qui conviendra le mieux à vos attentes.

NOUVEAUTÉ 2020

Expérimentez le mentorat Web (JUMO) dans une zone virtuelle réservée pour vous!
Vous êtes au doctorat, en résidence ou médecin en exercice, le CQMF met à votre disposition une application de mentorat pour vous soutenir dans votre cheminement personnel et professionnel. Futurs mentorés-ées et mentors-res inscrivez-vous!

Lire le blogue d’Élo publié sur notre mentorat Web JUMO

6 ANS DÉJÀ

Cumulez 40 crédits de formation continue grâce au programme de mentorat (PdM) du CQMF!

Les inscriptions pour la 6e cohorte sont ouvertes à tous nos médecins de famille, peu importe le nombre d’années de pratique. Fort de l’expérience acquise depuis sa lancée il y a 5 ans, le PdM vous offre un soutien structuré, mentoré-e et mentor-e, pour votre développement personnel et professionnel.

CHOISISSEZ votre mode d’accompagnement. Les places sont limitées!

Je choisis!

Votre CQMF, votre mentorat sur mesure!
***

Mentorat Web (JUMO) : c’est la possibilité de faire partie du réseau virtuel privé de mentorat du CQMF. Vous engagez des échanges avec des mentors de votre choix, les sujets discutés et la durée de votre engagement sont à votre discrétion. Le tout est facilement accessible via une application téléchargeable sur votre téléphone intelligent.

Programme de mentorat (PdM) : c’est la possibilité de vous inscrire à la 6e cohorte de dyades du CQMF, de bénéficier de l’accompagnement d’une mentore ou d’un mentor de votre choix pendant 12 mois et de recevoir jusqu’à 40 crédits Mainpro+.

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Voici les réponses à quelques questions que nous avons reçues concernant le nouveau Règlement sur la formation continue obligatoire des médecins du CMQ.

Procédures en raison de la crise covid-19

Pour plus d’informations et suivre l’actualité sur la crise sanitaire covid-19, visitez la page d’ACTUALITÉS DU CMQ.

Où devrais-je inscrire mes crédits de développement professionnel continu (DPC)?

Pour les membres du CMFC, veuillez continuer à inscrire vos crédits de DPC dans votre portfolio Mainpro+ MD.

Le transfert de données en temps réel entre la plateforme Mainpro+ et celle du CMQ est disponible.  La date butoir pour le transfert des activités suivies entre janvier et décembre est le 31 mars 2020. Lorsque vous ouvrez une session dans le portail du CMQ, on vous demandera de sélectionner un organisme externe à partir duquel les données liées au DPC seront transférées. Cliquez pour confirmer et continuer dans la case du Collège des médecins de famille du Canada (CMFC) pour autoriser le CMFC à transférer vos données sur la formation continue telles qu’elles sont inscrites dans Mainpro+.

Par la suite à chaque fois que vous accèderez à la plateforme du CMQ, votre dossier sera mis à jour avec les activités inscrites depuis votre dernier accès.

Pourquoi me demande-t-on d’ajouter mon Numéro d’identification médicale du Canada (NIMC) dans mon profil de membre? 

Le NIMC sert d’identifiant unique permettant de vous identifier dans les deux plateformes, CMFC et CMQ, assurant un transfert de vos données d’une plateforme à l’autre. Assurez-vous que tous les renseignements dans votre profil de membre du CMFC sont inscrits et exacts. Vous pouvez ajouter votre NIMC à votre dossier du CMFC en écrivant au Centre de services aux membres (adhesion@cfpc.ca). Consultez le site Web du CMQ pour de plus amples renseignements sur le NIMC. 

Les activités inscrites dans Mainpro+ sont en crédits et le Règlement exige des heures, que dois-je faire?

Les « crédits » Mainpro+ seront convertis « en heures » lors du transfert selon les exigences du CMQ. Pour les programmes donnant droit à deux ou à trois crédits par heure, puisque le CMQ ne reconnait pas la plus value de ces activités, ces activités seront transférées en heures de formation (divisé par deux ou par trois).

Pourquoi le nombre transféré ne correspond pas au nombre de crédits inscrits dans Mainpro+?

Prenez note que le CMQ ne reconnait pas la plus value des activités certifiées Mainpro+ à 2 et 3 crédits par heure, ces activités seront donc transférées en heures de formation (divisées par deux ou par trois).

Puisque le Règlement est entré en vigueur le 1er janvier 2019, seules les activités inscrites à compter de cette date sont transférées.

Est-ce que mes activités cumulées lors de ma résidence seront transférés?

Le CMQ ne reconnait pas les activités cumulées lors de la résidence, ce report inscrit à votre dossier Mainpro+ ne sera donc pas transféré.

Qu’est-ce qui arrive avec mes activités inscrites dans le PadPC de la FMOQ?

Vous devez enregistrer toutes vos activités de DPC au même endroit puisqu’un seul choix de transfert vous est offert.  Vous devez donc enregistrer les activités inscrites sur votre relevé PadPC dans la catégorie appropriée de votre portfolio Mainpro+ soit en tant « apprentissage en groupe », « autoapprentissage » ou « évaluation ».  Dans chacune de ces catégories, vous retrouverez dans le menu déroulant le choix « Crédits de Catégorie 1 du Québec » qui représente les activités certifiées par les autres organismes accréditeurs du Québec, dont la FMOQ.

Qu’est-ce que cette nouvelle exigence d’activités d’évaluation de l’exercice de la profession?

Le CMQ exige que vous complétiez dix heures d’évaluation de l’exercice de la profession par cycle de cinq ans. Il est important de noter que la période de référence (cycle) du CMQ s’étend de janvier 2019 à décembre 2023. Il n’y a pas d’exigence relative à l’évaluation de l’exercice pour 2019 — vous aurez jusqu’à décembre 2023 pour obtenir et inscrire ces heures.

Plusieurs activités d’évaluation de l’exercice s’offrent déjà à vous.  Chacune des organisations accréditeurs du Québec travaille à développer de plus amples opportunités vous permettant de rencontrer cette nouvelle exigence au cours des prochaines années, sans soucis.

Nous vous rappelons que l’exigence est de 10 heures sur 5 ans.

Quelles activités puis-je suivre pour accumuler les dix heures d’évaluation de l’exercice requises? 

Voici quelques options :

1.       À partir des Activités à venir du CMFC, faites une recherche pour Évaluation :  

a)       Sous Province, sélectionnez QC (veuillez noter que les activités d’évaluation sont offertes au niveau provincial et au niveau national).

b)      Sous Catégorie, sélectionnez Évaluation

2.       À partir de la plateforme Mainpro+, vous pouvez voir les différents types d’activités d’évaluation certifiées en suivant les étapes suivantes :

a)       Cliquez sur AJOUTER UNE ACTIVITÉ DE DPC

b)      Sous Catégorie, sélectionnez Évaluation

c)       Sous Type de certification, sélectionnez Certifiées

d)      Faites votre choix à partir du menu déroulant sous Type d’activité

Je veux commencer dès maintenant. Comment puis-je obtenir des heures d’évaluation de l’exercice maintenant?

Relier l’apprentissage à l’évaluation : Le formulaire Relier l’apprentissage à l’évaluation est un exercice de réflexion autogéré et semi-structuré permettant d’obtenir jusqu’à cinq crédits certifiés Mainpro+ d’évaluation de l’exercice (cinq heures reconnues). Remplissez le formulaire pour faire un retour sur une question survenue dans le courant de votre pratique. Sur le formulaire, indiquez le nombre d’heures que vous avez consacrées à cette activité. Vous pouvez compléter autant d’exercices Relier l’apprentissage que vous voulez pendant un cycle de cinq ans.

Vous retrouverez ce formulaire dans votre profil Mainpro+ en cliquant sur « Entrer une nouvelle activité de DPC ». Choisir la catégorie « Évaluation » / « Certifiée » / puis dans le menu déroulant « Relier l’apprentissage à l’évaluation ».

Les formulaires d’évaluation de l’exercice de la FMOQ : vous pouvez enregistrer les activités inscrites au PadPc sous la rubrique « évaluation de l’exercice » dans votre profil Mainpro+ en cliquant sur « Entrer une nouvelle activité de DPC » et choisissant la catégorie « Évaluation » / « Certifiée » puis « Crédit de Catégorie 1 du Québec » dans le menu déroulant.

À qui dois-je m’adresser si j’ai une question? 

Veuillez communiquer avec le personnel du DPC au bureau national du CMFC en écrivant à mainprocredits@cfpc.ca ou en composant le 1 800 387-6197, poste 560, ou avec le Collège québécois des médecins de famille au 1 800 481-5962 dpc@cqmf.qc.ca .

13 février 2020

par Caroline Laberge, M.D., CCMF, FCMF ProfessionSanté – L’actualité médicale

Il y a quelques semaines, j’ai eu la chance de participer aux entrevues de résidence en médecine de famille. J’y ai rencontré de jeunes médecins intéressés, équilibrés, qui ont déjà un bagage de vie et un aperçu de la pratique médicale à travers leurs yeux d’externes dans nos hôpitaux… J’ai senti chez eux un désir de s’investir dans la relation de continuité, qui unit le médecin de famille à ses patients, relation qui est au cœur de notre belle profession.

Qu’est-ce qui fait que cet enthousiasme se transforme parfois en détresse chez les résidents et les médecins en exercice? Qu’est-ce qui explique l’explosion des problèmes de santé mentale dans toute notre société? Dans ma patientèle, je vois tellement de parents épuisés, d’enfants avec un TDAH ou un trouble de comportement, avec bien souvent l’anxiété comme trame de fond… Et si tout venait de notre mode de vie effréné?

Prendre du temps

J’ai lu récemment le livre Éloge de la lenteur de Carl Honoré, qui m’a fait réaliser notre rapport au temps dans cette recherche toujours plus grande d’efficacité. Il y a un « tempo giusto », un temps juste pour chaque chose ‒ alors que certaines situations exigent évidemment de la rapidité (on se verrait mal prendre son temps en réanimation!) ‒, le débit accéléré ne peut être maintenu continuellement au risque de s’épuiser. On dit souvent en médecine de famille que le temps est notre meilleur allié pour comprendre une pathologie.

J’ai aussi entendu parler dernièrement du concept de « Nature deficit disorder », ou comment le fait d’être coupé de la nature engendre de multiples pathologies chez les humains, de l’anxiété à l’hypertension et aux maladies cardiovasculaires. Le concept de prescription de nature a été implanté chez nos voisins américains (Parc Rx America), imités par nos collègues de la Colombie-Britannique (Healthy By Nature). Mais le concept est largement répandu au Japon ‒ les médecins prescrivent depuis les années 1980 le Shinrin-yoku, bain de forêt thérapeutique aux multiples vertus pour le corps et l’esprit!

Le fait d’avoir plus d’arbres en milieu urbain contribue grandement à réduire la pollution et les maladies pulmonaires et cardiovasculaires. Le Dr Pierre Gosselin a récemment fait circuler une lettre pour demander au gouvernement un engagement en matière de verdissement urbain. Le Dr François Reeves, cardiologue au CHUM, milite également pour cette cause et a écrit plusieurs livres à ce sujet.

Ainsi, je pense que l’un des principaux remèdes à s’accorder et à recommander à nos patients est de prendre le temps de ralentir et d’être pleinement avec nos proches, de profiter de chaque moment avec eux; nos enfants, nos amis… et nos patients. Et de faire du sport, dans la nature si possible!

Réseauter, ça fait du bien

L’autre aspect qui fait du bien, cette fois au niveau professionnel, c’est de se concentrer sur les choses constructives; faire de petits changements localement qui peuvent amener beaucoup de positif. Et, réseauter avec des gens inspirants!

Le groupe de travail sur l’innovation en médecine de famille, découlant des Symposiums sur les innovations du CQMF, travaille de concert avec l’INESSS pour voir à soutenir les innovations les plus porteuses. Entre autres bijoux présentés lors de cette deuxième édition de mai 2019 : le site Web Question pour un pro. Il s’agit d’une plateforme en ligne lancée en 2016 par Alexandre Chagnon, pharmacien à Granby et au CIUSSS de l’Estrie. Belle ressource pour nos patients, elle permet de réduire les consultations à l’urgence pour des problèmes fréquents et offre des réponses beaucoup plus adéquates que « Dr Google »! La plateforme informatique PrescripTIon (PrescribeIT en anglais) est également l’une des innovations présentées en mai dernier. Cette dernière favorise des communications simplifiées bidirectionnelles entre médecins et pharmaciens, directement via le dossier électronique.

Le soutien entre collègues, que ce soit en début de pratique ou lors de transitions, est également un élément de notre bien-être comme soignant. L’accompagnement offert par le programme de mentorat du CQMF peut ainsi aider nos membres à s’épanouir personnellement et professionnellement. Aussi, bien s’organiser en début de pratique est le thème de l’événement CQMF du 12 juin 2020 : l’objectif de la journée est d’offrir un soutien pour naviguer avec assurance entre les aspects administratifs, interprofessionnels, éthiques, médicolégaux, de gestion du temps et du personnel, qui pimentent parfois un peu trop le quotidien! Les inscriptions sont maintenant ouvertes, ne tardez pas, les places sont limitées!

Et vous, qu’est-ce qui vous fait du bien? Qu’est-ce qui vous ressource, vous permet de garder l’équilibre et le sourire au fil de vos semaines chargées?

27 septembre 2019

par Caroline Laberge, M.D., CCMF, FCMF ProfessionSanté – L’actualité médicale

Dre Caroline Laberge, présidente du CQMF

C’est avec enthousiasme que je vous adresse ces quelques mots en tant que nouvelle présidente du Collège québécois des médecins de famille (CQMF). Je suis à la fois heureuse et fière de prendre les rênes d’un CQMF dont la mission est d’inspirer et soutenir les médecins de famille et leurs partenaires dans l’adoption de meilleures pratiques au bénéfice de la santé de la population. En effet, des médecins de famille engagés œuvrent de concert avec les autres spécialistes et professionnels de la santé en vue d’optimiser les soins et réfléchir, ensemble, à leur pertinence. Notre conseil d’administration a travaillé fort au cours des derniers mois pour peaufiner le plan stratégique des prochaines années, afin de bien refléter les enjeux qui nous sont chers.

Dans le contexte actuel d’explosion de possibilités diagnostiques et thérapeutiques, le concept de « médecine à valeur ajoutée » me tient particulièrement à cœur. Parmi les interventions que nous faisons, lesquelles améliorent réellement la santé ou le bien-être de nos patients? La campagne Choisir avec soin ouvre la porte à la discussion et à la réflexion collective, tant entre soignants qu’avec les patients. L’atelier Pour une pratique éclairée, offert par le CQMF, aide à amorcer des changements dans notre pratique : décisions partagées, déprescription, usage judicieux des examens d’imagerie, etc.

Le bien-être de nos patients passe aussi par les déterminants sociaux de la santé, tels que l’accès à de la nourriture de qualité, la pratique du sport, la qualité de l’air, des logements salubres et abordables. Il est souvent difficile comme médecins, dans nos bureaux, de s’attaquer à ces questions sociétales plus larges. Comment plaider auprès de nos communautés et des gouvernements, comment s’impliquer sans avoir l’impression de donner un coup d’épée dans l’eau? Le fait d’unir nos voix à celles qui s’élèvent déjà, notamment pour demander des engagements en matière d’environnement, est à la portée de toutes et tous. Soyez à l’affût des propositions concrètes que formulera notre groupe de travail sur les causes sociales et environnementales au cours des prochains mois!

Je saisirai également l’occasion de vous entretenir au sujet du Symposium sur les innovations du CQMF qui nous aura permis de découvrir, une fois de plus cette année, de multiples façons d’utiliser la technologie pour améliorer les soins aux patients.

C’est avec entrain que je vois poindre les prochaines années, et j’ai bien hâte de faire votre connaissance à l’occasion de l’un ou l’autre événement du CQMF!

19 juin 2019

NATHALIE VALLERANT – Le Médecin du Québec

Le Collège québécois des médecins de famille a décerné à la Dre Louise Champagne le prix Médecin de famille de l’année.

Des patients font dix heures de route pour la consulter. Ses collègues lui demandent conseil pour des situations délicates. Appréciée pour son écoute, son jugement et sa rigueur, la Dre Louise Champagne a été désignée Médecin de famille de l’année 2019 par le Collège québécois des médecins de famille.

« Louise met la barre haute en ce qui concerne la qualité des soins, et elle est d’un professionnalisme exemplaire, souligne la Dre Luce Pélissier-Simard, collègue de la Dre Louise Champagne au GMF-U Charles-Le Moyne, à Saint-Lambert. Elle a un respect profond des personnes. Il y a encore des patients de Sept-Îles qui viennent la voir sur la Rive-Sud de Montréal ! Et plusieurs infirmières veulent se faire suivre par elle. Cela en dit long sur la qualité de sa pratique. »

La Dre Champagne a travaillé sept ans comme infirmière avant de faire ses études en médecine. Quand on lui demande pourquoi elle a choisi la médecine familiale, elle est intarissable. « J’aime toucher à tout, soigner des gens de la naissance jusqu’à la fin de la vie, accompagner des familles. J’ai parmi mes patients trois générations d’une même famille ! J’aime aussi être une chef d’orchestre pour mes patients en m’assurant que tous leurs problèmes de santé sont pris en charge. »

Pour elle, le rôle du médecin est de guérir parfois, de soulager souvent et d’écouter toujours. « Ce n’est pas moi qui ai inventé cette formule, mais elle me parle beaucoup. L’aspect le plus important de mon travail, c’est d’écouter. Je n’arrive pas à voir mes patients en dix minutes et je n’y arriverai jamais. Être écouté, ça fait partie du processus de guérison. Cela fait du bien aux patients. »

La Dre Champagne a exercé douze ans au Centre hospitalier régional de Sept-Îles, tout en pratiquant dans un cabinet. Son travail était des plus variés : hospitalisation, urgence, psychiatrie, soins intensifs, suivi de grossesse, gériatrie, soins palliatifs, etc.

En 2004, la médecin de famille quitte la Côte-Nord pour le sud. Elle se joint alors aux équipes de l’Hôpital Charles-Le Moyne et du GMF-U Charles-Le Moyne. Elle exerce toujours dans cette unité d’enseignement, qu’elle a d’ailleurs dirigée de 2009 à 2017. Depuis deux ans, elle est également directrice adjointe du Programme de médecine de famille et de médecine d’urgence de l’Université de Sherbrooke.

À son arrivée dans le milieu universi­taire, la clinicienne s’est découvert une passion pour la pédagogie et elle multiplie depuis les engagements. Elle donne notamment des cours aux résidents, agit comme médecin expert pour le Collège des médecins du Québec et préside le Comité de rédaction scientifique du Médecin du Québec.

De meilleurs soins pour les aînés

Le leadership de la Dre Champagne est au service du bien-être collectif, selon ses collègues du GMF-U Charles-Le Moyne qui ont posé sa candidature au prix du Collège québécois des médecins de famille. Ces dernières années, elle s’est beaucoup investie dans l’organisation des soins aux personnes âgées, en participant entre autres à la création des unités de formation clinique interprofessionnelles universitaires (UFCI-U) en soins à domicile et en CHSLD.

Ces unités permettent d’améliorer la formation des soins aux personnes âgées dans tous les programmes de la santé et des sciences psychosociales. « Le pharmacien, par exemple, va enseigner aux stagiaires en pharmacie, mais aussi aux résidents en médecine familiale, aux ergothérapeutes, aux infirmières praticiennes spécialisées et autres futurs professionnels de la santé, explique la médecin de famille de l’année. Et tous apprendront à travailler ensemble. » Différentes unités devraient voir le jour dans le réseau de l’Université de Sherbrooke d’ici quelques mois.

Celle qui compte parmi les rares médecins de famille à faire des visites à domicile enseigne également cette pratique aux résidents. « C’est un privilège d’entrer dans l’intimité des patients. Les soins à domicile doivent cependant être faits en équipe. Le travail interprofessionnel rend les soins à domicile et en CHSLD plus attrayants. » 

Montréal, 4 juin 2019 – Le Collège québécois des médecins de famille (CQMF) annonce l’intronisation de sa nouvelle présidente, la Dre Caroline Laberge, qui a eu lieu officiellement le 31 mai dernier, à Montréal. Le mandat de la présidence est d’une durée de deux (2) ans.

Dre Caroline Laberge, en quelques mots

La Dre Caroline Laberge est médecin enseignante au GMF-U Laurier à Québec. Elle exerce la médecine de famille depuis 2005. Sa pratique inclut la prise en charge en GMF-U, les soins obstétricaux et périnataux, l’enseignement et la gestion. Elle a été directrice du GMF-U Laurier de 2015 à 2019.

Mission du CQMF

Le Collège québécois des médecins de famille (CQMF) a pour mission de soutenir les médecins de famille dans les meilleures pratiques cliniques et organisationnelles. Il regroupe plus de 4 500 membres. Ses activités sont assurées par des médecins de famille bénévoles et engagés envers la profession et la collectivité. Le CQMF est l’aile québécoise du Collège des médecins de famille du Canada (CMFC), l’organisme professionnel responsable d’établir les normes et de procéder à l’agrément des programmes de formation postdoctorale en médecine de famille dans les 17 facultés de médecine du pays.

Source : Collège québécois des médecins de famille (CQMF)

Pour information : Linda Lévesque, responsable des communications, 450 973-2228; cellulaire : 514 242-8909; llevesque@cqmf.qc.ca

16 avril 2019

par Frédéric Turgeon, M.D., CCMF, FCMF  ProfessionSanté – L’actualité médicale

Quel avenir peut-on souhaiter pour la médecine de famille? À quels lendemains aspirer en matière d’organisation des soins de santé au Québec? Peut-on trouver un lien entre ces deux questions? Je crois bien que oui…

Le Collège québécois des médecins de famille (CQMF) tenait, en novembre dernier, son Forum des leaders sur la valorisation de la médecine de famille. Exercice qui a été alimenté par la présence dynamique et enthousiaste de plusieurs acteurs clés qui gravitent autour de notre discipline au Québec. Parmi les messages les plus forts qui ont été retenus à l’issue de cette journée, je veux aborder celui du travail de collaboration, qui est non seulement nécessaire entre les médecins de famille et les autres spécialistes et professionnels de la santé, mais qui, lorsqu’il est optimal, s’avère extrêmement riche de sens auprès de nos patientes et patients.

Pour une plus grande cohérence

Dans cette quête sans cesse croissante d’une plus grande cohérence dans l’organisation de nos soins et services de santé, il apparaît des plus logiques de continuer à bonifier ce vaisseau amiral des soins de première ligne que constitue notre modèle des groupes de médecine de famille (GMF), par la présence accrue en ses murs (tant physiques que virtuels) davantage de nos collègues des autres professions reconnues en santé. En effet, comme suggéré dans la nouvelle mouture des recommandations fort bien documentées de la version 2019 du Centre de médecine de famille du Collège des médecins de famille du Canada (CMFC), il serait souhaitable à l’avenir de bien évaluer les besoins de nos collectivités respectives afin de déterminer les collaborations professionnelles qui seront les plus à même d’apporter une valeur ajoutée dans l’offre de services actuelle des GMF. Ce document riche en idées constructives nous confirme qu’en « fournissant aux patients une gamme complète de services qui répondent le mieux possible à leurs besoins, il est possible d’offrir un meilleur accès, une plus grande satisfaction pour les patients et les prestataires de soins, et une meilleure efficacité des ressources en offrant des soins en équipe ».

Le succès remporté par l’initiative de certains GMF qui invitent, par exemple, un psychiatre répondant à venir y rencontrer certains de leurs patients et à discuter avec les équipes locales des cas complexes afin d’optimiser leurs plans de traitement et de prise en charge est certes de bon augure et encourage à continuer à explorer cette voie prometteuse. Et, dans le contexte du déploiement toujours plus efficace des technologies de l’information, cette collaboration accrue entre professionnels n’aura pas, bien entendu, à se dérouler nécessairement dans les lieux physiques de la clinique du médecin de famille.

Pour une révision du cadre de gestion des GMF

À quand donc la prochaine révision du cadre de gestion de nos GMF pouvant nous permettre d’avancer avec plus de confiance dans ces sentiers qui demandent encore à être battus… ensemble? Si nous parvenions ainsi à éviter, par exemple, les silos vides de sens qui existent étonnamment en Ontario, en ce 21e siècle, entre certaines cliniques médicales et cliniques d’infirmières praticiennes, nous réussirions à franchir un autre pas important vers un peu plus de cohérence pour notre société!

« Les médecins de famille étant le moteur de la cohésion et de la continuité dans le système de santé » ‒ voir le Profil professionnel en médecine de famille du CMFC ‒, l’intérêt de poursuivre plus avant le développement de nos GMF se voit également reflété par cet autre message tiré de notre Forum de novembre dernier et qui traite de la relation du médecin de famille avec son patient : « À travers les différents épisodes de soins, peu importe la condition ou le problème rencontrés, la plus grande constante qui demeure pour la personne soignée, c’est son ou sa médecin de famille. »

La possibilité est là, à nos portes, de jouer ce rôle de leader, de ciment et de grand intégrateur du système de santé. Saisissons-la. Tout cela se fera au bénéfice premier de nos patientes et patients. Puis du système de santé dans son ensemble. Et, ultimement, de notre profession elle-même. Cela deviendrait le moteur le plus important pour l’attractivité future de la médecine de famille auprès de notre jeune relève. Car, soyons assurés que désormais, tout ce que l’on fera, toute la cohérence ou l’incohérence de nos gestes et de nos orientations futures seront scrutés à la loupe par cette jeunesse diablement allumée et intéressée plus que tout à s’impliquer dans un monde qui ait du sens…

18 février 2019

par la Dre Valérie Bastien – Première ligne

Description : http://www.premiereligne.org/wordpress/wp-content/uploads/2019/02/CQMF-Vue-sur-le-village-d%E2%80%99Inukjuak-copy-1024x451.png

Vue sur le village d’Inukjuak, avec un chien husky comme on en voit partout.

J’ai eu la possibilité de vivre pendant trois semaines, dans le cadre d’un stage lors de ma deuxième année de résidence, au cœur même des services de santé du Nunavik. Je vous partage un aperçu de mon expérience dans le Nord, en espérant vous inspirer à sortir des sentiers battus.

Un premier regard

Fin octobre 2018, j’arrive au comptoir d’Air Inuit à l’aéroport international Pierre-Elliot-Trudeau de Montréal. Autour de moi, plusieurs voyageuses et voyageurs vêtus chaudement se connaissent, se retrouvent, se font l’accolade. Les gens qui vont dans le Nord partagent une expérience commune qui les unit; ils forment une grande famille. Nombreux sont ceux qui rapportent de lourdes caisses de denrées alimentaires ou d’autres fournitures – le cout de certains items est très élevé au Nunavik. Une fois à bord, le temps d’une courte escale, j’aperçois les derniers arbres que je verrai de tout mon séjour. Il y a effectivement une nette démarcation entre le climat subarctique et la toundra, ce désert de glace fascinant qui s’étend à perte de vue. Et que dire de la danse mythique des aurores boréales! Il n’est pas surprenant que ces splendeurs célestes aient inspiré les contes et légendes inuits.

Description : http://catheline.enferetdamnation.org/pl/wp-content/uploads/2019/02/CQMF-article.png

Vue de la Toudra

Des problématiques de santé particulières à la population inuite

Les problématiques de santé présentes au Nunavik diffèrent de celles que nous voyons dans le « Sud » du Québec. Les motifs de consultation les plus courants sont les traumatismes, les accidents de la route (véhicule tout-terrain ou motoneige), les lacérations, les fractures. On note également une consommation de tabac très répandue (73 % de la population de plus de 18 ans). Le cancer pulmonaire est donc fréquent. Ces dernières années, le surpoids et l’obésité ont crû au sein de la population inuite en raison de changements des habitudes de vie (ex. : plus grande consommation d’aliments du « Sud », sédentarisation… Toutefois, les troubles métaboliques sont moins fréquents que dans les populations cries de la Baie-James ou des villes.

La santé mentale est un autre enjeu prédominant. Beaucoup de jeunes Inuites et Inuits souffrent d’anxiété, de dépression, d’idées suicidaires ou encore d’un trouble lié à l’usage de l’alcool. Certains ont vécu des traumatismes et une histoire familiale difficile qui ont laissé des séquelles psychiques. Les travailleuses et travailleurs sociaux et les intervenantes et intervenants communautaires jouent un rôle crucial auprès de ces jeunes. La population étant peu nombreuse, tous les membres de la communauté inuite connaissent quelqu’un qui s’est suicidé.  Le taux de suicide au Nunavik est des plus alarmants. Entre les mois de janvier et octobre 2018, quatorze suicides ont eu lieu dans la communauté de Puvirnituq, qui compte moins de 1800 habitants. Le manque de ressources disponibles en santé mentale au Nunavik est criant.

Un travail collaboratif essentiel

Au niveau de l’organisation des soins, le Nunavik se répartit en deux grandes régions : la côte de la Baie d’Hudson, dont Puvirnituq est le centre de santé principal, et la côte de la Baie d’Ungava, avec son centre à Kuujjuaq. Pour les cas nécessitant des soins spécialisés, la côte de la Baie d’Hudson réfère ses patientes et patients à Montréal, tandis que les membres de la communautés de la Baie d’Ungava sont envoyés à Québec. Cela dit, lorsqu’une situation exige des investigations rapides, on n’a pas d’autre choix que de procéder à des transferts par avion. Il n’existe aucune route entre les villages. Selon les conditions météorologiques, des délais de plusieurs heures voire plusieurs jours peuvent s’appliquer. Les médecins sont ainsi appelés à collaborer avec les pilotes lors des transferts en Medevac (évacuation médicale d’urgence) – un service d’ambulances aériennes.

Description : http://catheline.enferetdamnation.org/pl/wp-content/uploads/2019/02/CQMF-article-2-copy.png

Transfert d’un bébé en service Medevac

Aussi, les résultats de laboratoire ne sont pas disponibles le jour même du fait que les prélèvements doivent être acheminés par la voie des airs à Puvirnituq. Au centre de santé principal, la radiologie simple et l’échographie réalisée par une ou un technicien sont disponibles; les images sont lues par une ou un radiologiste à Montréal. Pour les tomodensitométries (TDM, aussi dites « scan »), imageries par résonance magnétique (IRM) et procédures chirurgicales, des transferts dans des centres urbains sont nécessaires.

Selon la taille de la population des villages, seulement un à cinq médecins de famille sont présents sur place. Les infirmières et infirmiers à rôles élargis sont donc essentiels pour prodiguer des soins de base. Grâce à une formation supplémentaire et suivant un protocole établi, ils peuvent diagnostiquer et traiter des conditions fréquentes. Si le cas est plus complexe ou sort du protocole, le personnel infirmier se réfère au médecin. L’accès aux spécialistes est limité dans le Nord. Le ou la médecin de famille a recours à la télémédecine, c’est-à-dire qu’il communique par courriel ou téléphone avec ces derniers. Par ailleurs, les accouchements sont réalisés par les sages-femmes inuites. Les femmes avec des grossesses à risque identifiées avant l’accouchement sont transférées vers la fin du troisième trimestre dans un centre où travaillent des obstétriciennes et obstétriciens-gynécologues.

Au Nunavik, la collaboration interprofessionnelle ne s’arrête pas uniquement aux intervenantes et intervenants de la santé. L’ampleur des problèmes psychosociaux exige d’étendre cette collaboration à d’autres professionnels comme les travailleuses et travailleurs sociaux, intervenantes et intervenants communautaires, psychologues, psychoéducatrices et psychoéducateurs (ces deux dernières professions sont en sous-effectif flagrant) pour être en mesure d’offrir des soins à cette population isolée des grands centres médicaux. On ne peut parler d’égalité dans l’accès aux soins de santé quand on vit en milieu éloigné.

Une expérience qui vaut le détour

Ce séjour, dont je pourrais vous parler encore longuement, m’a permis de constater la complexité des soins quand l’accès y est limité, et aussi l’importance de l’impact des déterminants sociaux de la santé. Par ailleurs, j’ai eu l’occasion de rencontrer des professionnelles et des professionnels inspirants ainsi que des gens chaleureux et accueillants. Toute personne ayant un esprit ouvert et curieux devrait certainement tenter l’expérience!

Nakurmiik! Merci!

Québec, le 3 mai 2018 – Le Collège québécois des médecins de famille (CQMF) lance aujourd’hui son programme de mentorat : Le mentorat, c’est pour moi! « Nos nouveaux médecins, en début d’exercice, sont exposés à des défis qu’ils n’ont pas à vivre seuls. C’est pourquoi le CQMF offre à ses jeunes membres, dans leurs cinq premières années de pratique, la possibilité de participer à un programme de mentorat où compréhension et respect sont au rendez-vous», se réjouit le Dr Frédéric Turgeon, président du CQMF. Le programme de mentorat vise à outiller, guider, rassurer le nouveau médecin afin qu’il ou elle puisse s’affirmer dans l’exercice de sa profession.

Innovation organisationnelle prometteuse, l’activité répond à des besoins importants exprimés par la relève en médecine de famille au Québec. « Nous travaillons à ce projet de mentorat depuis 2012. Nous nous sommes donné comme mission d’accompagner les nouveaux médecins en contribuant à soutenir leur réussite personnelle et professionnelle. Formidable outil intergénérationnel qui tisse des liens entre les membres, le mentorat est à la fois un soutien pour la relève en médecine de famille et une reconnaissance de l’expertise des médecins d’expérience. Nous croyons fermement que le mentorat fait partie d’un processus d’autoapprentissage et d’épanouissement de soi à favoriser absolument », souligne la Dre Dominique Deschênes, présidente du comité de programme de mentorat du CQMF. 

Fruit d’une analyse rigoureuse

Soucieux de prendre part à l’acquisition, au partage et au transfert des connaissances, le comité de programme de mentorat du CQMF a choisi d’intégrer une recherche évaluative qualitative à l’implantation de son projet pilote sur le mentorat. Ainsi, une réflexion universitaire et académique, sous la coordination du professeur titulaire et chercheur Luc Côté, du département de médecine familiale de l’Université Laval, a contribué à modeler et à évaluer son programme. Tout en faisant ressortir les améliorations à y apporter, l’analyse de l’implantation du projet pilote a montré qu’elle s’est faite avec succès dans l’ensemble.

Le projet de recherche rattaché au programme de mentorat du CQMF a été mené auprès de la première cohorte de mentorés et de mentors, de novembre 2016 à février 2018. Les informations colligées témoignent d’un taux de satisfaction de 80 % à l’égard du programme. La principale retombée pour les mentorés, soit le soutien offert par le mentor, s’est traduite par une écoute empathique qui s’est aussi exprimée en conseils jugés appropriés. Les mentors, pour leur part, ont fait valoir majoritairement que le fait de jouer ce rôle les avait valorisés autant professionnellement que personnellement. Élément unique à ce programme, la communauté de pratique en soutien aux mentors s’est révélée d’intérêt et gagnera à atteindre son plein potentiel.

Mission du CQMF

Le Collège québécois des médecins de famille (CQMF) a pour mission de soutenir le médecin de famille dans les meilleures pratiques cliniques et organisationnelles. Il regroupe plus de 4 500 membres. Ses activités sont assurées par des médecins de famille bénévoles et engagés envers la profession et la collectivité. Le CQMF est la section québécoise du Collège des médecins de famille du Canada (CMFC), responsable de l’établissement des normes de formation et de certification des médecins de famille; il procède à l’agrément des programmes de résidence en médecine de famille dans les 17 facultés de médecine du pays.

Source : Collège québécois des médecins de famille (CQMF)

Pour information : Linda Lévesque, responsable des communications, 450 973-2228; cellulaire : 514 242-8909; llevesque@cqmf.qc.ca

Je suis membre parce que ...

 Je reçois le soutien nécessaire pour devenir un meilleur médecin, jour après jour 

Marie-Claude Moore, M.D., CCMF

 Les membres de cette grande famille me ressourcent et m’inspirent! 

Caroline Laberge, M.D., CCMF, FCMF

 Le CQMF me permet de développer un soutien concret aux jeunes médecins du Québec 

Dominique Deschênes, M.D., CCMF, FCMF

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