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27 juin 2022

JUSTINE MERCIER ‒ Le Droit

Le Dr Gilles Brousseau.
Le Dr Gilles Brousseau ‒ PHOTO : LE DROIT, MARTIN ROY

Le Dr Gilles Brousseau n’avait que huit ans lorsqu’il s’est «ouvert le crâne» en tombant du toit du garage. Quand il a repris ses esprits, il a trouvé que le travail des gens qui le soignaient semblait bien intéressant. C’est probablement à ce moment-là que l’idée de devenir médecin a commencé à se frayer un chemin dans ses pensées.

Le petit garçon devenu grand, qui est venu en Outaouais pour «ouvrir l’Hôpital de Gatineau» et qui a fini par y ouvrir une faculté satellite de médecine, a été nommé Médecin de famille de l’année 2022 par le Collège québécois des médecins de famille (CQMF).

En entrevue dans son bureau du Campus Outaouais, le Dr Brousseau se rappelle aussi que lorsqu’il était adolescent, son père avait fait un infarctus dans la maison familiale de Rouyn-Noranda. C’est le père d’un de ses amis, médecin, qui est venu à la rescousse et qui a appelé une ambulance. Le jeune Gilles s’est encore une fois rendu compte à quel point un médecin pouvait être utile.

Plus jeune de cinq enfants, Gilles Brousseau avait déjà vu des membres de sa fratrie partir étudier dans le domaine de la santé, en sciences infirmières, en pharmacie et en dentisterie. Il a donc décidé de s’essayer en médecine. Il a été accepté dans les trois facultés francophones et a choisi l’offre d’admission de l’Université de Montréal.

La formation du Dr Brousseau lui a permis de se promener dans les grands hôpitaux de la métropole, mais aussi en région. À Montréal, il a rapidement senti qu’il y avait une grosse hiérarchie parmi tous les futurs médecins. «On parlait souvent aux résidents, mais pas beaucoup aux patrons», se rappelle-t-il.

Un rôle valorisant

Lors de sa quatrième année de médecine, il a passé deux mois à Chicoutimi, à l’urgence et en obstétrique. Là-bas, il a réalisé que le médecin de famille était un «premier intervenant polyvalent», un rôle qu’il trouvait très valorisant. À cette époque, il n’y avait que 20% des étudiants qui optaient pour la médecine familiale.

Arriva ensuite le moment où il fallait choisir un lieu de pratique. «À l’époque, si on restait à Montréal, on était rémunérés à 70%», indique le Dr Brousseau. C’est donc l’ouverture de ce qui était à l’époque appelé le Centre hospitalier de Gatineau qui l’a attiré en Outaouais. Cela permettait aussi à sa conjointe, pharmacienne, d’obtenir un poste en milieu hospitalier. Avec quatre collègues, le Dr Brousseau a donc décidé d’aller «ouvrir» le nouvel hôpital de Gatineau, en 1983. Le groupe a en même temps ouvert une clinique sur le boulevard Maloney. Il y a ensuite eu le 500, boulevard de l’Hôpital, puis la Clinique médicale Saint-Alexandre. Dès 1988, le Dr Brousseau a pris la direction de l’Unité de médecine familiale de Gatineau, un poste qu’il a occupé pendant 18 ans.

Un horaire bien rempli

Au fil des ans, il a fait de l’hospitalisation, des accouchements, des soins intensifs et de la prise en charge à son bureau. Une façon de faire qui permettait aussi une meilleure «continuité des soins», croit-il, puisqu’il pouvait, par exemple, donner un congé de l’hôpital à un patient en sachant qu’il le reverrait rapidement à son bureau.

À la clinique, tous les patients pouvaient se présenter, qu’ils y aient un dossier ou non. «J’avais à peu près 100 000 dossiers parce qu’on était ouverts sans rendez-vous», se souvient-il. Il lui arrivait parfois de voir un patient à la clinique et à l’urgence au cours de la même journée.

Au début des années 1990, le Dr Brousseau a mis fin à sa pratique en obstétrique. Il en avait plein les bras. «La journée où j’ai décidé de laisser l’obstétrique, c’est quand j’ai été obligé d’amener mon plus jeune sur le comptoir à l’urgence pour dire ‘pourriez-vous le garder parce que ma conjointe est pharmacienne, elle est de garde et elle est occupée, et je ne peux pas m’occuper du petit parce qu’il faut que j’aille accoucher une patiente en haut’.»

Vers la faculté

C’est en 2008 que le Dr Brousseau est devenu vice-doyen adjoint à l’enseignement de la médecine pour la région de l’Outaouais à l’Université McGill. Au fil des ans, la région a accueilli de plus en plus de futurs médecins pour leur externat intégré et leur résidence. L’idée d’implanter la formation complète dans la région restait là, mais le gouvernement voulait attendre de voir les résultats des facultés satellites du Saguenay et de la Mauricie avant d’autoriser un tel projet dans une autre région.

Le Dr Brousseau a fini par consacrer de plus en plus de temps à la formation des médecins de demain. Il a donc diminué peu à peu sa prise en charge en clinique, en s’assurant que ses patients ne se retrouvent pas orphelins. «Je n’ai laissé aucun patient sans médecin de famille», souligne-t-il. Ce sont d’ailleurs ses patients qui l’ont encouragé à foncer dans le projet de faculté satellite de médecine, en lui disant qu’ils voulaient que davantage de relève soit formée en Outaouais.

En septembre 2016, les libéraux ont annoncé la création de la faculté satellite. Le Dr Brousseau a bâti une équipe autour de lui pour mener à bien ce vaste projet qui a mené à l’arrivée, à l’été 2020, d’une première cohorte de 24 étudiants. Avant ça, il a notamment fallu trouver des médecins prêts à consacrer du temps à l’enseignement, et faire traduire une tonne de documents de McGill rédigés en anglais.

La fierté se lit dans ses yeux quand il évoque ce qui a été accompli ces dernières années pour en arriver à ce que l’Outaouais forme des médecins dès le début de leur parcours universitaire. Dans le communiqué diffusé par le Collège québécois des médecins de famille pour annoncer qu’il a été nommé Médecin de famille de l’année 2022, il est écrit qu’«engagement, persévérance, collaboration, enthousiasme et humanisme définissent» la carrière du Dr Brousseau. On souligne également qu’il a «contribué à la formation de centaines de médecins et a été l’instigateur de plusieurs projets en santé au bénéfice de la population de sa région».

Vers la retraite

L’heure de la retraite – partielle – arrive bientôt. Il aura 65 ans cet été et son mandat à la direction du Campus Outaouais prend fin le 31 août. «Ma conjointe a pris sa retraite et en fait, on devait prendre notre retraite il y a cinq ans ensemble», indique le Dr Brousseau. Le poste au Campus Outaouais a cependant repoussé ce projet. Une fois qu’il aura laissé sa fonction de directeur, il prévoit continuer à donner des cours et à agir comme mentor auprès d’un groupe d’étudiants. «Je vais enlever le côté stress et je vais garder le côté agréable», dit celui qui aura aussi davantage de temps à passer avec ses petits-enfants.

À la mi-mai, le Dr Brousseau avait reçu la médaille de l’Assemblée nationale pour son travail dans le dossier de la faculté satellite. Avec le nouveau prix décerné par le CQMF, il trouve que «ça fait beaucoup». «Je n’ai pas fait ça pour avoir un prix», insiste-t-il. Son but, c’était d’aider la région. «Je dirais que c’est une mission accomplie», lance-t-il, en avouant qu’il attend impatiemment de voir où les étudiants des premières cohortes du Campus Outaouais établiront leur pratique.


Dans la foulée de cet article, voir aussi l’entrevue diffusée sur les ondes de TVA et écouter celle disponible sur Ohdio Radio-Canada.

16 juin 2022

PAR LA RÉDACTION ‒ ProfessionSanté.ca 

Le Dr Gilles Brousseau

Le Dr Gilles Brousseau s’est vu décerner le prix 2022 du Médecin de famille de l’année par le Collège québécois des médecins de famille.

Diplômé de l’Université de Montréal en 1982, le Dr Brousseau a suivi sa formation postdoctorale au Centre hospitalier de Verdun puis s’est établi à Gatineau en 1983, où il y exerce la médecine de famille.

Nommé professeur adjoint à l’Université McGill en 1990, il s’est grandement impliqué en enseignement clinique auprès des étudiants en médecine et des résidents. Il est par ailleurs à l’origine de la mise en place du Campus Outaouais de la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université McGill.

«Engagement, persévérance, collaboration, enthousiasme et humanisme définissent la carrière de médecin de famille du Dr Brousseau», a partagé le CQMF.

Le prix Médecin de famille de l’année reconnaît le mérite des médecins de famille qui illustrent le mieux la profession, par la prestation de soins exemplaires et qui contribuent au bien-être de leur collectivité.

Autres prix

Le prix de la Relève de l’année, qui reconnaît les compétences en leadership d’une ou d’un médecin de famille dans ses premières années d’exercice, a été remis à la Dre Christina Duong.

La jeune médecin, qui pratique la médecine de famille depuis quatre ans, exerce au GMF du Plateau Mont-Royal auprès de personnes présentant des enjeux de santé mentale, qui sont en situation d’itinérance ou souffrant de problèmes de toxicomanie.

Le CQMF a également remis le prix de Mentore de l’année à la Dre Josette Castel, le prix de la Contribution à l’enseignement de la médecine de famille à la Dre Goldie Marmor et le prix de la Contribution à la vie universitaire / hospitalière / GMF-U à la Dre Vanessa Pasztor.

Finalement, le prix Nadine St-Pierre, un prix national du Collège des médecins de famille du Canada (CMFC) soulignant l’excellence d’une résidente ou d’un résident francophone d’un programme de formation en médecine de famille au pays, a été remis à la Dre Geneviève Arsenault, de l’Université de Montréal.

7 juin 2022

PAR MATHIEU STE-MARIE ‒ ProfessionSanté.ca 

Le nouveau président du Collège québécois des médecins de famille (CQMF), le Dr Alain Papineau, veut faire de la valorisation de la médecine l’une de ses priorités durant son mandat de deux ans.

Le Dr Alain Papineau, président du Collège québécois des médecins de famille

«La valorisation, c’est un défi majeur. Nous avons de la difficulté à combler nos postes en médecine de famille. Le gouvernement doit reconnaître l’engagement et le travail des médecins en pratique. De plus, notre profession doit être respectée; ce n’est pas toujours le cas», a affirmé le Dr Papineau, en entrevue à ProfessionSanté.ca, mardi. 

Il faudra toutefois plus que de la valorisation pour freiner l’exode des médecins, dans un contexte où plusieurs pensent abandonner la pratique de première ligne ou prendre une retraite précipitée. «Les médecins veulent quitter la médecine parce qu’ils en ont trop sur les épaules. Aussi, la COVID a créé énormément de fatigue, explique le Dr Papineau. Je crois qu’il faut revoir en profondeur le fonctionnement de la première ligne. Par exemple, il doit y avoir davantage de professionnels dans les GMF. Des équipes interdisciplinaires commencent à prendre en charge des patients. Je crois que c’est un pas dans la bonne direction.»

Le nouveau président se dit prêt à s’asseoir avec le ministre de la Santé, Christian Dubé, pour lui rapporter ce qui se passe sur le terrain. Le Dr Papineau veut également que son organisation occupe davantage l’espace public pour défendre les intérêts de ses membres et promouvoir leurs positions. «Nous sommes 4400 membres, je crois que ça vaut la peine que l’on puisse entendre nos points de vue», souligne-t-il. 

Une expérience des régions

Le nouveau président est un membre de longue date du CQMF. Dès le début de sa pratique au début des années ’90, il a obtenu sa carte de membre. À cette époque, le Dr Papineau travaillait dans la municipalité de Maria, en Gaspésie. L’omnipraticien y a pratiqué pendant 25 ans et a participé à la transformation de la clinique universitaire de Maria en GMF-U.

«J’ai une expertise et une expérience des régions qui peuvent être très profitables dans mon rôle. Mais j’ai aussi fait ma résidence à Verdun et j’ai supervisé des résidents qui faisaient leur stage en ville. Donc, je crois avoir un portrait assez juste de la pratique de la médecine de famille au Québec», explique-t-il.

Il a notamment assumé la direction du programme de résidence en médecine de famille au Département de médecine de famille et de médecine d’urgence de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal, une institution où il enseigne depuis 2007.  

Président désigné depuis 2020, le Dr Alain Papineau a officiellement succédé à Caroline Laberge le 3 juin 2022 lors du Symposium sur les innovations du CQMF, qui s’est déroulé au Palais des congrès de Montréal.

Durant l’événement, les professionnels de la santé ont présenté 18 innovations. «Je pense que les innovations peuvent faire la différence dans la pratique au quotidien. Un de nos mandats est de les faire connaître.»

Notons que la journée précédant le Symposium, le Dr Papineau a rencontré le président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), le Dr Marc-André Amyot, avec qui il dit avoir eu une «franche discussion sur la problématique de la médecine familiale».

Programme de résidence de trois ans?

Le nouveau président et son équipe se pencheront au cours des prochains mois sur la pertinence et la faisabilité d’un programme de résidence de trois ans en médecine familiale, tel que recommandé dans un rapport du Collège des médecins de famille du Canada en janvier dernier.

Le CQMF fait partie d’un comité mis sur pied par le Collège des médecins du Québec (CMQ), qui comprend notamment les syndicats médicaux et le ministère de la Santé et des Services sociaux. Jusqu’à présent, deux rencontres ont eu lieu. Les parties ne s’entendent pas encore sur cette recommandation, mais le comité publiera un rapport sur la faisabilité d’un tel programme le printemps prochain.

«Le CQMF croit qu’il y a une nécessité d’avoir une troisième année puisque sans elle, le temps manque pour enseigner tout ce qu’il y a de nouveau dans le système. Toutefois, il faut démontrer au gouvernement qu’il y a une valeur ajoutée à cette troisième année», explique le Dr Papineau. Selon lui, la première cohorte du programme de résidence de trois ans devrait débuter entre 2027 et 2030, si cette recommandation est appliquée.

4 février 2022

PAR CHRISTIAN LEDUC ‒ ProfessionSanté ‒ L’actualité médicale

Bien que Christian Dubé se soit voulu rassurant en commission parlementaire sur ses intentions, la présidente du CQMF estime que le libellé actuel du projet de loi 11 est réducteur de la réalité vécue par les médecins en première ligne.

En se concentrant trop sur l’accès aux médecins de famille et la collecte de données entourant leur pratique sans tenir compte de l’organisation des service de première ligne de manière plus générale, le gouvernement fait fausse route, estime le Collège québécois des médecins de famille (CQMF).

La Dre Caroline Laberge, la présidente du CQMF

En commission parlementaire le 3 février, la présidente du CQMF, la Dre Caroline Laberge, a notamment fait valoir au ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, que le portrait plus complet qu’il veut obtenir sur le nombre de consultations effectuées par les médecins de famille ne serait qu’un reflet très partiel de leur travail quotidien.

À titre d’exemple, a-t-elle évoqué dans une entrevue à ProfessionSanté.ca le lendemain, le ministre lui a demandé combien de temps était consacré à des tâches administratives et s’est montré surpris lorsqu’elle a évoqué que les médecins de familles passent de deux à trois demi-journées de temps chacun à effectuer ces tâches.

«Au Ministère, on ne connaît pas la réalité vécue sur le terrain, la paperasse que l’on a à remplir et les autres tâches que l’on fait dans une semaine», illustre-t-elle.

Or, le libellé actuel du projet de loi 11 fait en sorte à son avis que la nouvelle loi ne permettrait pas d’obtenir un portrait juste de la situation et ainsi d’agir plus efficacement sur l’accès aux soins, mais aussi la prise en charge et le suivi des patients.

Au contraire, le projet de loi 11 met trop l’accent sur la nécessité pour les médecins de famille à donner des rendez-vous rapidement et en grand nombre aux patients, ce qui pourrait avoir l’effet contraire de ce qui est recherché.

Le ministre lui a répondu qu’il ne cherchait pas à «presser le citron» des médecins de famille. Il a ajouté que les documents législatifs sont conçus par des avocats et que les libellés ne sont pas nécessairement indicatifs de ses intentions.

«L’objectif [de ces données de gestion], c’est de comprendre ce que font les médecins, mais pas de les contrôler», a-t-il expliqué. Le ministre a ajouté qu’il fallait faire la distinction entre la collecte de ses données et la mise en place d’un système différent de gestion des prises de rendez-vous, qui sont à son avis «deux choses complètement différentes».PUBLICITÉ

D’autres solutions

Comme d’autres associations et organisations l’ont également mentionné, la Dre Laberge souligne que le gouvernement devrait surtout travailler à faire des groupes de médecine familiale (GMF) de vrais milieux interdisciplinaires et avec des effectifs suffisants. Cela permettrait d’éviter que les médecins de famille soient perçus comme l’unique porte d’entrée pour obtenir des soins.

Parmi ses autres recommandations, le CQMF estime que le gouvernement doit mettre en place une stratégie de valorisation de la médecine de famille, en partenariat avec les facultés de médecine et les autres organismes impliqués en médecine de famille.

La Dre Laberge ajoute qu’il serait aussi important de promouvoir le concept de pertinence des soins et des services. Cela aurait notamment comme avantage pour les médecins de famille de réduire les examens, traitements et formulaires inutiles ou redondants.

Pour consulter le mémoire du CQMF.

9 décembre 2021

PAR MATHIEU STE-MARIE ‒ Profession Santé ‒ L’actualité médicale

Dr Claude Rivard
Dr Claude Rivard

Le temps est souvent une denrée rare pour les médecins de famille qui, en plus de voir plusieurs patients, doivent effectuer maintes tâches administratives au quotidien. Voici quelques conseils pour mieux organiser votre travail et, au final, avoir plus de temps.   

Aménager son horaire

S’il avait un seul conseil à donner, le Dr Claude Rivard, médecin responsable de la clinique familiale des Haut-Bois à Sainte-Julie dirait aux jeunes médecins de toujours aménager leur horaire de travail de façon à le rendre flexible. 

«L’horaire doit être malléable et flexible pour pouvoir répondre à la demande. Les jeunes médecins ne doivent pas être dans un carcan, sans quoi ils risquent de se brûler ou trouver ça plate», explique le médecin de famille d’expérience.

Par exemple, un médecin pourrait décider d’effectuer les consultations en personne le matin, et de faire des consultations en virtuel et des tâches administratives l’après-midi. Une journée par semaine, il pourrait effectuer les consultations avec une infirmière.

Il y a mille façons d’aménager son horaire. Chacun doit trouver une façon de faire qui lui permettra de mieux gérer son temps.

Même si c’est un élément important du travail, l’organisation du temps est peu enseignée dans les facultés de médecine.  «Souvent, les jeunes médecins vont copier ce que font d’autres médecins plus expérimentés. Cela les empêche de penser en dehors de la boîte. Un jeune peut donc commencer à travailler et ne pas penser à aménager son horaire pour rendre sa tâche plus facile», souligne le Dr Rivard.

Travailler en équipe

Si le médecin veut se libérer du temps, le travail d’équipe est primordial. «On ne peut pas tout faire seul, il faut apprendre à travailler en équipe. Il ne faut jamais sous-estimer la force du groupe, autant les autres médecins, le personnel clérical que les infirmières», souligne le médecin de famille en GMF.

Par exemple, l’infirmière peut voir le patient avant le médecin afin de faire un prétriage ou de prendre des informations sur la personne. De cette façon, le médecin peut se concentrer sur les tâches qui sont uniquement médicales.

Les infirmières peuvent également prendre connaissance des tests de laboratoire et envoyer seulement celles positives aux médecins. Cela fait économiser un temps précieux aux médecins.

Plusieurs d’entre eux déplorent la lourdeur des tâches administratives. Le Dr Rivard estime que les infirmières peuvent aider les médecins à ce chapitre. «Les formulaires d’assurance sont remplis en partie par mon infirmière», dit-il. 

Bien choisir son milieu

Certains milieux permettent difficilement de bien organiser son temps et son travail. C’est pourquoi il faut bien choisir son milieu avant de l’intégrer. L’équipe cléricale est-elle stable? La clinique a-t-elle un site web et les patients peuvent-ils envoyer un courriel à la secrétaire? Les autres médecins peuvent-ils prendre en charge nos patients lorsqu’on est en congé de paternité ou en vacances?

Les jeunes médecins doivent se poser ces questions avant de pratiquer dans une clinique, soutient le Dr Claude Rivard.  L’information de la clinique doit aussi peser dans la balance. «J’ai souvent conseillé aux jeunes médecins lorsqu’ils visitaient une clinique médicale de quitter immédiatement l’endroit s’ils voyaient une grosse pile de dossiers papier à côté d’une secrétaire. Même chose, s’ils voyaient une dactylo.»PUBLICITÉ

La télémédecine à la rescousse

Si la télémédecine permet aux patients de ne pas se déplacer, elle fait aussi économiser du temps aux médecins, souligne le Dr Rivard. «Je suis capable de régler les problèmes au téléphone. La technologie permet de repenser notre organisation du travail, notre horaire et notre manière de travailler.»

Pour les visites à domicile, le médecin de famille peut demander à une infirmière d’aller voir ses patients. Celle-ci peut, par exemple, prendre une photo de la plaie du patient et lui envoyer pour qu’il l’examine.

En plus de lui faire gagner du temps, cette façon de faire pourrait un jour être payante. «Pour l’instant, ça me coûte de l’argent d’envoyer l’infirmière voir mes patients. Par contre, lorsque l’on va être à la capitation, je vais être rémunéré par rapport au nombre de patients et non à l’acte. Tant que je suis capable de donner un service, peu importe qui le donne, je vais être rémunéré.»


Le Dr Claude Rivard donnera un webinaire sur la gestion de l’horaire au bureau le 13 décembre prochain dans le cadre d’un événement organisé par le Collège québécois des médecins de famille. Il sera accompagné de l’agente d’amélioration continue de la qualité, Mireille Plouffe-Malette.

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Agence QMI Publié le 11 novembre 2021 à 22:22

Le collège québécois des médecins de famille (CQMF) a demandé jeudi une réorganisation en profondeur des soins de première ligne afin de faciliter le travail d’équipe et de permettre aux patients de voir le bon professionnel rapidement.

Bien qu’il ait salué jeudi les efforts du gouvernement du Québec pour assurer un meilleur accès aux médecins de famille, le CQMF a rappelé que le manque d’accès ne découlait pas du fait que les médecins de famille ne travailleraient pas suffisamment, mais bien de l’organisation des soins en première ligne modulée par les différentes interventions gouvernementales de mandat en mandat.

Les besoins de la population ont crû au fil des ans notamment avec l’augmentation de la longévité et de la survie des patients aux prises avec des maladies chroniques, ou des enjeux de santé mentale.

Écoutez le résumé des actualités avec Alexandre Dubé sur QUB radio  

«Malheureusement, ces derniers ne sont pas pris en compte avec justesse dans la logique mathématique proposée par le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé. Dans les faits, les médecins de famille abordent souvent plusieurs problèmes à l’intérieur d’un même rendez-vous. C’est pourquoi le temps de consultation varie pour assurer une haute qualité de soins aux personnes que nous soignons», a indiqué le CQMF par voie de communiqué, jeudi.

Le faible taux de comblement des postes de résidence en médecine de famille et les nombreuses retraites à venir «ne sont pas sans nous préoccuper sérieusement», a ajouté le collège.

Plus que jamais, il faut agir de concert, privilégier un sain dialogue, et valoriser ce travail si important, a précisé le CQMF.

Communiqué de presse diffusé à la suite du dépôt du projet de loi 11

Entrevue avec la Dre Caroline Laberge, présidente du CQMF

Votre CQMF fait entendre sa voix au chapitre

La Cité-de-la-Santé à Laval est le premier hôpital francophone au Canada à recevoir la certification «Hôpital Choisir avec soin» octroyée aux établissements qui réduisent la surutilisation des examens et des traitements chez les patients.

Publié le 26 octobre 2021

Par Mathieu Ste-Marie ‒ ProfessionSanté ‒ L’actualité médicale

Une trentaine d’hôpitaux anglophones, dont trois au Québec, ont déjà reçu la désignation «Hôpital Choisir avec soin» au pays, mais c’est une première pour un hôpital francophone. C’est la Dre Stéphanie Castonguay, microbiologiste-infectiologue et présidente du comité d’optimisation et de pertinence du CISSS de Laval, qui a présenté le dossier à Choisir avec soin Canada.

Il existe trois niveaux de certification (voir encadré plus bas); l’hôpital de la Cité-de-la-Santé a obtenu celle de niveau 1. Pour pouvoir y prétendre, les professionnels de la santé de l’établissement ont dû adopter cinq mesures:

– séparer les analyses pour PT/INR et aPTT à l’urgence et aux unités d’hospitalisation;

– Retirer le dosage de l’acide folique des ordonnances hospitalières systématiques et autres ordonnances collectives;

– Cesser de prescrire des radiographies pulmonaires quotidiennes à l’unité de soins intensifs sauf pour répondre à des questions cliniques spécifiques;

– Éviter le dépistage de masse du déficit de la 25-hydroxyvitamine D;

– Ne pas demander de sédimentation pour dépister l’inflammation chez les patients qui n’ont pas de diagnostic;

«Nous sommes très fiers d’être les premiers francophones à recevoir cette désignation, d’autant plus que Choisir avec soins est moins connu au Québec», a réagi la Dre Castonguay.

Caroline Laberge

Caroline Laberge, présidente du Collège québécois des médecins de famille

En effet, très connue en Ontario et dans d’autres provinces canadiennes, cette campagne qui s’attaque aux examens et aux traitements inutiles est loin d’avoir la même visibilité au Québec. D’abord soutenu par l’Association médicale du Québec (AMQ), Choisir avec soin aurait bien pu disparaître avec la dissolution de l’AMQ, en 2019. Heureusement, au printemps 2020, le Collège québécois des médecins de famille a récupéré cette campagne, version francophone de Choosing Wisely Canada

La présidente du CQMF, la Dre Caroline Laberge, se réjouit de voir que la certification de l’hôpital donnera une nouvelle visibilité à cette initiative. «Je suis très heureuse que l’on commence à parler de pertinence des soins. On estime qu’il y a de 30 à 40 % des actes médicaux effectués qui sont non pertinents et potentiellement nuisibles», souligne la médecin de famille.

La Dre Laberge donne l’exemple de la prescription d’antibiotiques pour une infection virale qui, en plus de coûter de l’argent, est nuisible puisqu’elle occasionne une résistance aux antibiotiques et élimine les bonnes bactéries du corps humain.

Un engouement pour la pertinence des soins

Selon la Dre Stéphanie Castonguay, cette certification viendra plus particulièrement sensibiliser les médecins de l’Hôpital de la Cité-de-la-Santé à la surprescription et au surdiagnostic.

«Nous voulons que notre hôpital ait une culture de la pertinence des soins et que celle-ci fasse partie du quotidien des prescripteurs. Plus on va en parler, plus les médecins vont être sensibilisés à la pertinence. Chaque prescripteur peut faire la différence en se demandant toujours s’il prescrit le bon examen, pour le bon patient au bon moment.»

Le Dr René Wittmer, président du comité directeur de Choisir avec soin Québec, abonde dans le même sens.

«Cette certification peut créer un engouement pour que les gens puissent se rassembler et collaborer à l’amélioration de la qualité des soins. Les gens qui s’intéressent à la pertinence voient comment cela peut jouer un rôle dans la qualité des soins», souligne-t-il.

Selon lui, des hôpitaux francophones, dont l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal, sont en processus pour obtenir une désignation de Choisir avec soin.

Au Québec, le Centre universitaire de santé McGill, l’Hôpital général juif de Montréal et le Centre hospitalier de St.Mary ont la certification niveau 1. 

Comment remplir les critères de certification d’Hôpital Choisir avec soin?

NIVEAU 1

Appliquer cinq gains rapides:

  • Séparer les analyses pour PT/RIN et pour aPTT et revoir les batteries de tests demandées d’emblée aux urgences
  • Éliminer l’option «tous les jours» des ordonnances standardisées
  • Retirer le dosage du folate des ordonnances hospitalières systématiques
  • Cesser de prescrire des radiographies pulmonaires quotidiennes à l’USI, sauf pour répondre à des questions cliniques spécifiques
  • *Note : Si ces mesures ne concernent pas un hôpital, il doit les remplacer par d’autres.

NIVEAU 2

Appliquer trois autres recommandations de Choisir avec soin par le biais des méthodes d’amélioration de la qualité:

  • Les méthodes d’amélioration de la qualité doivent inclure une collecte de données de référence, les interventions en tant que telles et une collecte des résultats
  • Les projets doivent prévoir l’utilisation des trousses à outils Choisir avec soin

NIVEAU 3

L’établissement doit promouvoir la question de la surutilisation à l’échelle de l’organisation ainsi qu’un changement de culture:

  • Choisir avec soin fait partie du plan d’exploitation et du plan stratégique de l’hôpital
  • Appliquer au moins 10 recommandations Choisir avec soin distinctes dans différents services hospitaliers
  • Les recommandations des niveaux 1 et 2 peuvent être comptabilisées dans ces 10 recommandations
  • Jouer le rôle de mentor ou de collaborateur pour au moins un autre hôpital qui souhaite appliquer les mesures de Choisir avec soin

28 juillet 2021

PAR GEOFFREY DIRAT ‒ ProfessionSanté ‒ L’actualité médicale

Premier Québécois à décrocher le titre de médecin de l’année décerné par le Collège des médecins de famille du Canada en 1995, le Dr Réjean Ménard s’apprête à prendre une retraite amplement méritée. Pour Profession Santé, il livre son regard sur l’évolution de la pratique ces cinquante dernières années.

Dr Réjean Ménard
Le Dr Ménard a été honoré par le Collège québécois
des médecins de famille en 2018 ©CQMF

Ce dimanche 1er août 2021 marque un tournant dans la vie du docteur Réjean Ménard. Le médecin de famille prend sa retraite après 50 ans de bons et loyaux services auprès de la population de Granby, où il a toujours pratiqué depuis le début de sa carrière.

S’il a besoin de souffler un peu – «je n’ai pas pris de vacances depuis le début de la pandémie en mars 2020», signale-t-il –, le vaillant septuagénaire éprouve un sentiment mitigé à l’approche du jour J: «J’aime beaucoup, beaucoup cette profession de médecin de famille quand elle est exercée au sein d’une équipe, explique-t-il avec un trémolo dans la voix. La médecine, ça ne se fait pas tout seul dans son coin», martèle celui qui a fondé en 1971 le Centre de médecine familiale (CMF) de Granby avec trois autres confrères fraîchement inscrits au tableau de l’Ordre.

«À l’époque, la médecine de famille se pratiquait en solo. On a été parmi les pionniers à travailler en groupe», se souvient le Dr Ménard. Si cette organisation est aujourd’hui devenue la norme, il constate qu’il en résulte une plus grande interdisciplinarité en louant l’apport bénéfique des infirmières, pharmaciens et autres professionnels de la santé que l’on retrouve désormais au sein des cliniques de médecine familiale. «L’approche interdisciplinaire, c’est ça l’avenir. Les médecins sont très peu formés en santé mentale ou en santé environnementale, par exemple, mais ils ont les compétences pour gérer, en collaboration, la complexité de la prise en charge des patients en première ligne», souligne le praticien qui considère le médecin de famille comme un chef d’orchestre et non pas comme un multi-instrumentiste.

Quand il regarde dans le rétroviseur de son demi-siècle d’exercice, Réjean Ménard voit également d’un œil positif l’avènement de la télémédecine. «Avec mon équipe, on a toujours fait beaucoup d’appels de suivi. C’est dans ma philosophie et je faisais ça hors rémunération, car ça fait partie de la relation normale entre un médecin et son patient, estime-t-il. Aujourd’hui, grâce aux nouveaux outils, on va plus loin dans la relation à distance et on peut avoir une bonne idée de la situation du patient», explique-t-il en notant que la pandémie a levé les freins à la télémédecine, tant chez les soignants que chez les patients.

«On ne peut pas tout centraliser»

En revanche, s’il y a une évolution que le Dr Ménard juge négative ou contre-productive, c’est la centralisation intensive du réseau de la santé depuis une décennie. «On peut centraliser le matériel et les équipements pour réaliser des économies d’échelle, mais pas l’organisation du travail ou la gestion  du personnel», affirme-t-il en se remémorant l’esprit d’équipe qui régnait à l’Hôpital de Granby, où il a longtemps pratiqué. «On avait développé des particularités, des façons de faire qui nous étaient propres pour s’adapter aux réalités de notre communauté et ça, ça crée un sentiment d’appartenance qui n’existe plus dorénavant», regrette le médecin qui garde espoir: «On peut toujours revenir en arrière!»

Après le 1er août, Réjean Ménard va prendre un ou deux mois pour recharger ses batteries, mais il compte par la suite rester actif et s’impliquer auprès de la relève en continuant d’accompagner les résidents accueillis au CMF. Une relève qu’il juge bien mieux formée qu’en son temps. «À mon époque, on faisait quatre ans de cours, une année d’internat, et on était médecin de famille. Aujourd’hui, les jeunes omnipraticiens ont un bagage bien plus complet. Ils sont capables d’identifier une céphalée multi-factorielle ou une tumeur au cerveau. Donc ils sont plus à même d’orienter les patients.» Quant à ces derniers, le Dr Ménard les trouve aussi plus informés et plus critiques, «et c’est tant mieux. Quand le patient est éclairé, on peut discuter avec lui et prendre des décisions ensemble».

15 juillet 2021

PAR DENIS MÉTHOT ‒ ProfessionSanté ‒ L’actualité médicale

Le conseil numérique, déjà implanté dans sept régions, poursuit son déploiement amorcé en mars dernier à travers la province, tout en remportant un franc succès auprès des intervenants de première ligne.

Un médecin consulte sa tablette

Ce service permet à un médecin de famille de demander un conseil ou un avis à un spécialiste à propos d’un diagnostic, d’une médication ou d’un traitement et d’obtenir une réponse en sept jours ou moins, via une plateforme numérique.

Grâce aux précisions reçues, l’omnipraticien peut compléter la démarche thérapeutique avec son patient ou engager un processus de transfert si son collègue le recommande. Le conseil numérique semble connaître un franc succès auprès des intervenants de première ligne. Au début du mois de juillet, environ 900 médecins de famille et 150 infirmières praticiennes spécialisées (IPS) s’y étaient inscrits. L’intérêt semble toutefois moindre du côté des répondants, le programme ne comptant que 91 médecins spécialistes participants.

Le plus grand bénéfice apporté par le conseil numérique est qu’il permet d’éviter d’avoir à référer inutilement un patient en spécialité pour des cas qui peuvent être résolus en 10 ou 15 minutes d’échanges entre deux médecins. Lors des trois projets pilotes, il a permis d’épargner une consultation en spécialité dans 40% des cas. 

Développée en Ontario, la formule du eConsult a été reprise en 2014 au Québec à l’initiative du Collège québécois des médecins de famille (CQMF). Devant les résultats très positifs obtenus par ce service, le MSSS a décidé de l’étendre à toute la province sous le nom de conseil numérique.

Calendrier de déploiement

L’opération s’est amorcée au printemps dans les trois régions qui avaient participé aux projets pilotes de eConsult Québec, soit l’Outaouais, l’Abitibi-Témiscamingue et la Mauricie-Centre-du-Québec. 

Le déploiement, qui s’est ensuite poursuivi dans la Capitale-Nationale, Chaudière-Appalaches et Montréal, est actuellement en cours ou planifié dans plusieurs autres régions du Québec.

Selon le calendrier obtenu par Professionsante.ca, les prochains territoires prévus sont les suivants:

  • Juillet: Laurentides, Montérégie et Laval
  • Août: Lanaudière 
  • Septembre: Estrie

Le Saguenay-Lac-St-Jean et la Gaspésie n’ont pas encore été placés dans le calendrier, tandis que le Bas-St-Laurent, la Côte-Nord et le Nord-du-Québec ne figuraient pas dans le plan que nous a fourni le MSSS.

Offert dans 26 spécialités

Le conseil numérique est offert dans 26 disciplines à ce jour, dont la cardiologie, l’ORL, l’anesthésiologie (douleur) et la chirurgie générale, en passant par la dermatologie, la gynécologie et l’endocrinologie. Puisque certains médecins ont offert leurs services à plus d’une région, il est difficile de dresser un portrait en temps réel du nombre de spécialistes participants par territoires, a précisé le MSSS. 

Étant donné que la plateforme est en plein déploiement et que le conseil numérique n’est pas encore intégré aux DME des médecins, le ministère se dit satisfait de la réponse actuelle des médecins de famille et des médecins spécialistes. 

Je suis membre parce que ...

 Je reçois le soutien nécessaire pour devenir un meilleur médecin, jour après jour 

Marie-Claude Moore, M.D., CCMF

 Les membres de cette grande famille me ressourcent et m’inspirent! 

Caroline Laberge, M.D., CCMF, FCMF

 Le CQMF me permet de développer un soutien concret aux jeunes médecins du Québec 

Dominique Deschênes, M.D., CCMF, FCMF

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