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Forum des leaders du CQMF, 26 novembre 2021

Nos conférenciers, le Dr Herman Kanyamahanga et le professeur Mathieu Arsenault, nous ont raconté l’histoire de nos institutions à l’égard du racisme systémique afin que nous puissions identifier les barrières structurelles ou systémiques en médecine et amorcer une réflexion sur des gestes concrets à poser en vue d’une prise de position organisationnelle, et cela, dans une perspective de transformation. La Dre Anne-Sophie Thommeret-Carrière, conférencière, nous a sensibiliés au phénomène de l’imposteur chez les étudiantes et étudiants en médecine.

Notre collaboratrice, la facilitatrice graphique Marie-Ève D’Amour, de L’ILOT, a traduit en images les faits saillants de ce moment porteur de changement.

Racisme systémique

Un premier forum des leaders du CQMF s’est réuni, le 27 novembre 2020, sous le thème Le racisme: point de départ d’un dialogue.

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Bloc medecin

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Agence QMI Publié le 11 novembre 2021 à 22:22

Le collège québécois des médecins de famille (CQMF) a demandé jeudi une réorganisation en profondeur des soins de première ligne afin de faciliter le travail d’équipe et de permettre aux patients de voir le bon professionnel rapidement.

Bien qu’il ait salué jeudi les efforts du gouvernement du Québec pour assurer un meilleur accès aux médecins de famille, le CQMF a rappelé que le manque d’accès ne découlait pas du fait que les médecins de famille ne travailleraient pas suffisamment, mais bien de l’organisation des soins en première ligne modulée par les différentes interventions gouvernementales de mandat en mandat.

Les besoins de la population ont crû au fil des ans notamment avec l’augmentation de la longévité et de la survie des patients aux prises avec des maladies chroniques, ou des enjeux de santé mentale.

Écoutez le résumé des actualités avec Alexandre Dubé sur QUB radio  

«Malheureusement, ces derniers ne sont pas pris en compte avec justesse dans la logique mathématique proposée par le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé. Dans les faits, les médecins de famille abordent souvent plusieurs problèmes à l’intérieur d’un même rendez-vous. C’est pourquoi le temps de consultation varie pour assurer une haute qualité de soins aux personnes que nous soignons», a indiqué le CQMF par voie de communiqué, jeudi.

Le faible taux de comblement des postes de résidence en médecine de famille et les nombreuses retraites à venir «ne sont pas sans nous préoccuper sérieusement», a ajouté le collège.

Plus que jamais, il faut agir de concert, privilégier un sain dialogue, et valoriser ce travail si important, a précisé le CQMF.

Laval, 11 novembre 2021 – Le Collège québécois des médecins de famille (CQMF) salue les efforts du gouvernement du Québec pour assurer aux Québécoises et Québécois l’accès à une ou à un médecin de famille. Nous réitérons, cependant, que le manque d’accès actuel ne découle pas du fait que les médecins de famille ne travailleraient pas suffisamment, mais bien de l’organisation des soins en première ligne modulée par les différentes interventions gouvernementales de mandat en mandat.

Les faits

Les besoins de la population ont crû au fil des ans : augmentation de la longévité et de la survie des patientes et patients aux prises avec des maladies chroniques multiples, enjeux de santé mentale, complexité des suivis médicaux, pour ne nommer que ceux-là. Malheureusement, ces derniers ne sont pas pris en compte avec justesse dans la logique mathématique proposée par le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé. Dans les faits, les médecins de famille abordent souvent plusieurs problèmes à l’intérieur d’un même rendez-vous. C’est pourquoi le temps de consultation varie pour assurer une haute qualité de soins aux personnes que nous soignons.

Notre réalité

Le ministre Dubé, en bon gestionnaire, doit s’assurer de bien comprendre la réalité des médecins de famille, au Québec, qui n’œuvrent pas qu’en cabinet. En effet, la plupart d’entre nous travaillent aussi en établissements ‒ salles d’urgence, hospitalisation, soins intensifs, obstétrique, soins de longue durée, etc. ‒, y compris en soins à domicile. Nous répondons aux besoins urgents et émergents de nos communautés; la pandémie de COVID-19 en est un vibrant exemple.

Collaborons pour des soins de qualité

Nous prônons une réorganisation en profondeur des soins de première ligne afin de faciliter le travail d’équipe interprofessionnel, permettant ainsi au patient de voir le bon professionnel en temps opportun. Le faible taux de comblement de nos postes de résidence en médecine de famille et les nombreuses retraites à venir parmi nos collègues ne sont pas sans nous préoccuper sérieusement. Plus que jamais, il faut agir de concert, privilégier un sain dialogue, et valoriser ce travail si important.

Mission du CQMF

Le Collège québécois des médecins de famille (CQMF) a pour mission d’inspirer et soutenir les médecins de famille et leurs partenaires dans l’adoption de meilleures pratiques au bénéfice de la santé de la population. Il regroupe quelque 4 500 membres. Ses activités sont assurées par des médecins de famille bénévoles et engagés envers la profession et la collectivité. Le CQMF est l’aile québécoise du Collège des médecins de famille du Canada (CMFC), l’organisme professionnel responsable d’établir les normes et de procéder à l’agrément des programmes de formation postdoctorale en médecine de famille dans les 17 facultés de médecine du pays.

Source : Collège québécois des médecins de famille (CQMF)

Pour information : Linda Lévesque, responsable des communications, 450 973-2228; cellulaire : 514 242-8909; llevesque@cqmf.qc.ca

COMMUNIQUÉ

Le Collège québécois des médecins de famille (CQMF) salue les efforts du gouvernement du Québec pour assurer aux Québécoises et Québécois l’accès à une ou à un médecin de famille. Nous réitérons, cependant, que le manque d’accès actuel ne découle pas du fait que les médecins de famille ne travailleraient pas suffisamment, mais bien de l’organisation des soins en première ligne modulée par les différentes interventions gouvernementales de mandat en mandat.

Les faits

Les besoins de la population ont crû au fil des ans : augmentation de la longévité et de la survie des patientes et patients aux prises avec des maladies chroniques multiples, enjeux de santé mentale, complexité des suivis médicaux, pour ne nommer que ceux-là. Malheureusement, ces derniers ne sont pas pris en compte avec justesse dans la logique mathématique proposée par le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé. Dans les faits, les médecins de famille abordent souvent plusieurs problèmes à l’intérieur d’un même rendez-vous. C’est pourquoi le temps de consultation varie pour assurer une haute qualité de soins aux personnes que nous soignons.

Notre réalité

Le ministre Dubé, en bon gestionnaire, doit s’assurer de bien comprendre la réalité des médecins de famille, au Québec, qui n’œuvrent pas qu’en cabinet. En effet, la plupart d’entre nous travaillent aussi en établissements ‒ salles d’urgence, hospitalisation, soins intensifs, obstétrique, soins de longue durée, etc. ‒, y compris en soins à domicile. Nous répondons aux besoins urgents et émergents de nos communautés; la pandémie de COVID-19 en est un vibrant exemple.

Collaborons pour des soins de qualité

Nous prônons une réorganisation en profondeur des soins de première ligne afin de faciliter le travail d’équipe interprofessionnel, permettant ainsi au patient de voir le bon professionnel en temps opportun. Le faible taux de comblement de nos postes de résidence en médecine de famille et les nombreuses retraites à venir parmi nos collègues ne sont pas sans nous préoccuper sérieusement. Plus que jamais, il faut agir de concert, privilégier un sain dialogue, et valoriser ce travail si important.

Mission du CQMF

Le Collège québécois des médecins de famille (CQMF) a pour mission d’inspirer et soutenir les médecins de famille et leurs partenaires dans l’adoption de meilleures pratiques au bénéfice de la santé de la population. Il regroupe quelque 4 500 membres. Ses activités sont assurées par des médecins de famille bénévoles et engagés envers la profession et la collectivité. Le CQMF est l’aile québécoise du Collège des médecins de famille du Canada (CMFC), l’organisme professionnel responsable d’établir les normes et de procéder à l’agrément des programmes de formation postdoctorale en médecine de famille dans les 17 facultés de médecine du pays.

Source : Collège québécois des médecins de famille (CQMF); publié le 11 novembre 2021

Pour information : Linda Lévesque, responsable des communications, 450 973-2228; cellulaire : 514 242-8909; llevesque@cqmf.qc.ca

Communiqué de presse diffusé à la suite du dépôt du projet de loi 11

Entrevue avec la Dre Caroline Laberge, présidente du CQMF

Votre CQMF fait entendre sa voix au chapitre

Gratte-ciel et pollution

Les changements climatiques ont des effets négatifs sur la santé. Mais préserver la santé de la population engendre aussi des retombées négatives en raison des émissions de gaz à effet de serre associées entre autres aux systèmes de chauffage et d’électricité des hôpitaux.  Ce constat amène de plus en plus de professionnels de la santé à reconsidérer leur pratique afin de réduire leur empreinte carbone.

14 novembre 2021, Profession Santé

Par Geoffrey Dirat

«Le changement climatique constitue une nouvelle menace importante pour la santé publique et modifie la façon dont nous devons envisager la protection des populations vulnérables.» Cette déclaration de principe de l’Organisation mondiale de la santé, qui associe urgence climatique et risque sanitaire, fait aujourd’hui consensus au sein du milieu médical québécois. L’idée que les professionnels de la santé peuvent, dans leur pratique, contribuer à la lutte contre les changements climatiques est en revanche moins répandue.

«Cette prise de conscience est assez récente et elle est encore timide», confirme la Dre Claudel Pétrin-Desrosiers, présidente de l’Association québécoise des médecins pour l’environnement (AQME), qui regroupe environ 300 praticiens. «On commence à peine à explorer les possibilités d’actions à mettre en place», ajoute la jeune médecin de famille. L’enjeu étant que ces actions impliquent différents protagonistes, à différents niveaux.

Dre Claudel Pétrin-Desrosiers
Dre Claudel Pétrin-Desrosiers, présidente de l’Association québécoise des médecins pour l’environnement – Photo Courtoisie

Le dernier rapport «The Lancet countdown» de la revue médicale The Lancet estime que le système de santé est responsable de 4 à 10% du total des émissions de gaz à effet de serre (GES) au Canada. La majorité de cette empreinte carbone est générée par les établissements de santé, notamment par leur consommation d’énergie pour chauffer et éclairer les bâtiments ainsi que pour faire fonctionner les équipements médicaux. Une part conséquente est également attribuable aux transports du personnel et des patients.

«Cette réalité ne doit pas devenir un argument pour nous déresponsabiliser», prévient cependant le Dr Simon Berthelot. «Ce n’est pas parce que la majorité des GES viennent du fonctionnement des centres hospitaliers qu’on ne doit pas agir à notre échelle. Car ces hôpitaux ne tournent pas à vide, leurs activités sont directement liées à la consommation d’examens, de soins et de médicaments qui résulte de nos prescriptions médicales», souligne le spécialiste en médecine d’urgence au Centre hospitalier universitaire de Québec — Université Laval dont les travaux de recherche portent sur l’efficience clinique, économique et environnementale des services de santé.

Dr Simon Berthelot
Dr Simon Berthelot, spécialiste en médecine d’urgence au Centre hospitalier universitaire de Québec – Université Laval – Photo Courtoisie

«Mon patient en a-t-il vraiment besoin?»
Dans l’optique de réduire l’empreinte environnementale de sa pratique, la première chose à faire, selon le Dr Berthelot, consiste à se poser une seule question : en ai-je vraiment besoin pour soigner mon patient? Le postulat de base étant que tout acte superflu cause des dommages indus à l’environnement, que ce soit en termes d’épuisement des ressources, de réchauffement climatique ou de pollution des milieux naturels. «Moins, c’est toujours mieux», résume-t-il.

Sa maxime prend d’autant plus de sens lorsqu’on sait que 30% à 40% des traitements et examens médicaux prescrits au Canada sont inutiles, un gaspillage mis en lumière par l’initiative «Choisir avec soin» lancée il y a quelques années. Pour la présidente du Collège des médecins de famille du Québec, la Dre Caroline Laberge, le lien entre cette campagne qu’elle pilote dans la province et la lutte contre les changements climatiques est évident. «Ce sont deux combats à mener de front, pour la santé de nos patients comme pour celle de la planète», observe-t-elle en considérant que la bataille n’est pas gagnée d’avance.

De prime abord, l’omnipraticienne admet que la démarche peut paraître contre-intuitive pour ses pairs. «On est formés pour guérir, pour soigner. Mais notre rôle, c’est aussi de savoir quand ne pas soigner ou ne pas investiguer», indique-t-elle, soulignant que le lobby pharmaceutique pousse également à la consommation, tout comme les lignes directrices fédérales et provinciales. Elle cite par exemple l’ostéoporose «qui est devenue une maladie alors que c’est avant tout un facteur de risque de fracture de la hanche. On nous encourage à la dépister et à la traiter, sauf que le danger, ce sont les chutes et on ferait mieux de les prévenir à l’aide d’activités physiques qui améliorent l’équilibre des patients», estime la docteure, reconnaissant qu’il faut du recul et de l’expérience pour remettre en cause ces lignes directrices.

Dre Caroline Laberge
Dre Caroline Laberge, présidente du Collège québécois des médecins de famille – Photo CQMF

Miser sur la prévention
Une manière efficace de décarboner les soins, c’est aussi de renouer avec le vieil adage : «Mieux vaut prévenir que guérir». «On doit démédicaliser nos pratiques en mettant l’accent sur la prévention et en prenant en compte le bien-être physique et mental du patient, qui est la base de toute la pyramide», considère la Dre Chloé Courteau-Vezina, qui préside l’Éco-comité des médecins, dentistes et pharmaciens (Éco-CMDP) du Centre intégré de santé et de services sociaux de Laval. «Prescrire de l’activité physique ou du temps en nature, c’est parfois plus bénéfique qu’une intervention pharmacologique», illustre la médecin de famille.

L’autre option consiste à réduire les consommables qui finissent à la poubelle après quelques minutes d’usage. On pense spontanément aux instruments médicaux, en plastique et en métal, aux sacs de soluté ou encore aux tubulures, mais il ne faut pas oublier le papier de table d’examen, dont l’efficacité est discutable, ou encore le coton dans les pansements et compresses. Le médecin suisse Nicolas Senn a ainsi calculé qu’un cabinet de famille moyen peut réduire son empreinte de plus d’une tonne de GES chaque année — sur un total d’environ 30 tonnes — en rationalisant l’utilisation du coton. Baisser le chauffage d’un degré, éteindre les lumières, mettre au recyclage ce qui peut l’être, «tous ces petits gestes mis bout à bout peuvent faire une grande différence au final», insiste l’omnipraticien.

Marc-André Mailhot
Marc-André Mailhot, président de Maillon Vert – Photo Maillon Vert

Après, la difficulté réside dans le fait que les études d’empreinte carbone sont assez rares en matière de santé. Il y a bien sûr le cas connu des inhalateurs contre l’asthme, dont les modèles à poudre sèche sont 10 à 37 fois moins nocifs pour l’atmosphère que ceux à dose mesurée. Mais quid des médicaments génériques comparés aux médicaments d’origine? Ou des pots de pilules version recyclage versus ceux à usage unique? «On manque de données probantes», convient le pharmacien Marc-André Mailhot, président fondateur de Maillon vert, une entreprise qui accompagne les pharmacies dans leurs démarches écoresponsables. «En matière de choix de consommation, quand on peut être en réduction, c’est toujours gagnant. Dans une logique d’alternative, c’est plus délicat, car les gains sont difficilement quantifiables aujourd’hui», explique-t-il.

Pour remédier à cette lacune et mieux définir les leviers d’action, l’Éco-CMDP de Laval a obtenu un financement pour calculer les GES du CISSS. «On sera les premiers à le faire au Québec. Ça va nous permettre de savoir à quoi nous attaquer en priorité», indique la Dre Courteau-Vezina qui encourage vivement ses homologues à s’impliquer dans les comités de développement durable des établissements de santé : «C’est l’occasion de faire bouger les choses de l’intérieur.»

PHOTO EMILY BERL, ARCHIVES THE NEW YORK TIMES
Une analyse de la facturation des médecins menée par le comité des effectifs médicaux en milieux de vie au ministère de la Santé a permis de voir que seulement 3 % des heures travaillées par les médecins en CHSLD durant les deux premières vagues avaient été faites en télémédecine.

Même si une consigne incitant les médecins de CHSLD à faire de la télémédecine a été formulée en début de pandémie, la majorité sont allés sur place pour soigner des patients, selon la Dre Élise Boulanger, co-présidente de la Communauté de pratique des médecins en CHSLD.

Publié le 8 novembre 2021

ARIANE LACOURSIÈRE ‒ LA PRESSE

La Dre Boulanger témoignait lundi matin à l’enquête publique du coroner sur les décès en CHSLD lors de la première vague de COVID-19. Ayant elle-même travaillé dans trois CHSLD durant la première vague, la Dre Boulanger a tenu à dire qu’elle n’était pas la seule médecin à être allée sur place soigner des patients.

La Dre Boulanger a mentionné qu’une analyse de la facturation des médecins menée par le comité des effectifs médicaux en milieux de vie au ministère de la Santé a permis de voir que seulement 3 % des heures travaillées par les médecins en CHSLD durant les deux premières vagues avaient été faites en télémédecine.

La Dre Boulanger répondait à la coroner Géhane Kamel, qui se demandait pourquoi la Dre Boulanger était allée travailler en CHSLD alors que certains de ses collègues ont plutôt opté pour la télémédecine, comme le recommandait la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) en début de crise. Au CHSLD Herron, notamment, deux des trois médecins du CHSLD ont cessé d’aller sur place dès la mi-mars, alors que la troisième a cessé d’y aller à partir du 29 mars, et ce, même si l’établissement était en crise.

La Dre Boulanger a expliqué que la directive émise a rapidement été ignorée par plusieurs médecins de famille. « Je suis allée dans trois centres. Des histoires comme la mienne n’est pas unique. […] Les médecins allaient sur le terrain », dit-elle.

Plus d’infirmières auxiliaires, moins de décès

La forte présence d’infirmières auxiliaires, le dépistage étendu des résidants et l’administration de thromboprophylaxie permettent de diminuer les taux de décès dans les CHSLD, révèle une étude menée par la Dre Sophie Zhang, co-présidente de la Communauté de pratique des médecins en CHSLD.

La Dre Zhang a analysé les 456 décès liés à la COVID-19 survenus lors de la première vague de COVID-19 dans les 17 CHSLD du CIUSSS Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal. Sur les 2600 résidants des CHSLD de ce CIUSSS, 1200 ont contracté la COVID-19 entre février et juillet 2020. Le nombre de décès dans ces CHSLD a été plus de deux fois plus élevé que durant la même période des quatre années précédentes. « Ça nous donne l’ampleur de l’impact morbide de la pandémie », a expliqué la Dre Zhang, qui a analysé ces données dans le cadre de sa thèse de maîtrise.

Son analyse démontre que le dépistage massif des résidants a permis de diminuer de 12 fois l’incidence de la COVID-19 dans les CHSLD. Au Québec, seuls les résidants symptomatiques étaient testés en début de crise. Le dépistage systématique n’a été autorisé que le 23 avril. « Dépister semble vraiment aider au niveau de la prévention des éclosions en CHSLD », note la Dre Zhang.

Le manque d’infirmières auxiliaires joue aussi un rôle majeur, selon l’analyse. La Dre Zhang a calculé que les CHSLD où il y avait des pénuries de 25 % ou plus d’infirmières auxiliaires présentaient trois fois plus de cas.

Les CHSLD qui ont administré de la thromboprophylaxie à leurs résidants ont pu réduire de moitié leurs décès. Il s’agit d’un médicament (souvent l’héparine), administré pour prévenir les thromboses, une conséquence souvent mortelle de la COVID-19. La Dre Zhang a mentionné que l’impact de l’administration d’autres traitements, comme de l’oxygène ou des solutés, a aussi été analysé, mais n’a pas démontré de différence significative sur les taux de décès.

La Dre Boulanger a ajouté que la pratique médicale en CHSLD est « peu valorisée » au Québec et que ces milieux sont « sous financés » depuis des années, alors que la clientèle s’alourdit. Elle a exposé la « déconnexion entre les instances décisionnelles et le terrain » lors de la première vague et parlé du fait que plusieurs directives émises « étaient non adaptées aux CHSLD ».

La ministre Blais exemptée

En congé de maladie depuis la fin du mois d’octobre pour une durée indéterminée, la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, ne sera finalement pas appelée à témoigner à l’enquête publique du coroner qui se penche sur les décès survenus en CHSDL durant la première vague de COVID-19.

Mme Blais devait comparaître la semaine prochaine devant la coroner Géhane Kamel. Lundi matin, celle-ci a dit avoir accepté de ne pas entendre la ministre Blais. L’ex-ministre de la Santé, Danielle McCann et l’ex-sous-ministre à la santé, Yvan Gendron, seront plutôt appelés à témoigner.

Pour le chef parlementaire de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, il « faut respecter » le fait que Mme Blais soit en congé de maladie. « Je pense qu’en 2021, les Québécois, les Québécoises ont compris que les politiciens ne sont pas des super-héros, qu’ils ont une santé dont ils doivent prendre soin. Et, bien sûr, si c’est possible d’obtenir son témoignage dans quelques semaines, dans quelques mois, je pense que ce serait souhaitable, mais en 2021, on ne sort pas quelqu’un d’un congé de maladie, même si c’est très important », dit-il.

Je suis membre parce que ...

 Je reçois le soutien nécessaire pour devenir un meilleur médecin, jour après jour 

Marie-Claude Moore, M.D., CCMF

 Les membres de cette grande famille me ressourcent et m’inspirent! 

Caroline Laberge, M.D., CCMF, FCMF

 Le CQMF me permet de développer un soutien concret aux jeunes médecins du Québec 

Dominique Deschênes, M.D., CCMF, FCMF

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