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Médecins de famille, au coeur des soins de santé

La relation et la continuité des soins sont l’essence même de la pratique en médecine de famille

Cette relation privilégiée, de confiance et de continuité, les patientes et les patients y attachent beaucoup
de valeur.

Les médecins de famille font preuve d’une grande polyvalence

La formation spécialisée en médecine de famille couvre toutes les étapes du cycle de vie.

Le travail de collaboration est nécessaire entre médecins de famille, spécialistes et professionnels-les

Les médecins de famille sont le lien incontournable entre la personne soignée, les autres spécialistes et professionnels-les de la santé.

L’accessibilité est au cœur des préoccupations des médecins de famille

En recherche constante de solutions, les cliniciennes et cliniciens sont à l’affût de pratiques innovantes
qu’ils cherchent à mettre en œuvre afin d’améliorer l’accès aux soins et services.

Les médecins de famille ont un rôle important à jouer dans la gestion et l’organisation des soins

Une saine gestion passe par une cogestion clinico-administrative. Les médecins de famille doivent être
partenaires des processus décisionnels.

TopMF.ca vise à transférer de façon optimisée les publications en médecine de famille, et cela, de façon critique et indépendante des influences liées à l’industrie pharmaceutique. Cette approche s’inscrit dans nos valeurs.

Le programme de formation offert par TopMF répond à nos critères de certification et donne droit jusqu’à 20 crédits Mainpro+MD par année. Les membres du CQMF bénéficient d’un rabais promotionnel de 15 % sur l’abonnement à la plateforme.

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Nouvelles activités éducatives au menu :

Une critique approfondie d’un article d’importance pour la médecine de famille. Prenez connaissance d’ARTEMIS! Cette adaptation du YEARS pour la femme enceinte pourrait vous permettre, dans certaines situations, d’exclure l’embolie pulmonaire sans même procéder à une scintigraphie V/Q ou un angioscan thoracique.

Une revue approfondie d’un sujet d’impact pour la médecine de famille. Écoutez la baladodiffusion « COVID longue partie 1 », produite grâce à la Dre Emma Glaser, partenaire Réseau-1 Québec. Hâtez-vous! « COVID longue partie 2 » sort bientôt!

Une petite capsule rapide et efficace à mettre en application dès maintenant. Voyez notre capsule sur les vaccins COVID-19 en contexte de grossesse. Vous pourriez répondre aux questions de vos patientes avec plus de certitudes.

Le Dr Samuel Boudreault et son équipe vous amènent à vous questionner sur la pertinence…, dans la lignée de Choisir avec soin et Pour une pratique éclairée. Dans cette dernière capsule, il vous entretient sur les transfusions sanguines. Transfuser avec soin, à la sauce TOP.

Dans ce type d’activité, vos éditrices et éditeurs révisent trois (3) articles d’impact en médecine de famille; un club de lecture dynamique et surtout pratique. Dans leur dernière publication, on y parle de la santé métabolique : une étude sur les lipides, une sur les traitements en obésité et une sur l’hypertension artérielle. Soyez connectés sur la nouveauté!

Le CQMF est prêt pour l’action

COMMUNIQUÉ

Le Collège québécois des médecins de famille (CQMF) salue la volonté politique – de passer à l’action – du gouvernement du Québec afin d’assurer aux Québécoises et Québécois des soins et des services accessibles. Le plan déposé, Plus humain et plus performant – Plan pour mettre en œuvre les changements nécessaires en santé, vise la meilleure « expérience-patient ». Nous prenons acte de cette volonté d’appliquer enfin des solutions préconisées depuis des décennies et offrons notre collaboration pour y arriver.  

Accessibilité aux soins et services de santé

Le CQMF prône l’accroissement du travail interprofessionnel pour assurer un meilleur accès aux soins et services. C’est pourquoi il accueille favorablement le fait que la possibilité sera donnée aux médecins de famille ‒ notamment « en orientant le patient vers le bon professionnel en fonction de son enjeu de santé » ‒ de suivre de plus grandes cohortes de patients, dans une médecine de qualité, grâce à l’apport des autres professionnels-les et à « un élargissement du bassin d’agents administratifs dans les services cliniques afin de libérer du temps aux cliniciens ». À l’égard de services accrus de télésanté et d’intégration de nouvelles technologies de l’information, entre autres, nous attendons d’avoir plus de détails, car nous avons formulé des recommandations en matière de soins virtuels et d’implantation technologique et espérons vivement qu’elles seront prises en compte.     

Pertinence des soins et des services

L’expertise de l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS) sera mise à profit « pour cibler les interventions cliniques à faible valeur et proposer des solutions de remplacement basées sur les données probantes ». Le CQMF promeut le concept de pertinence des soins et des services, notamment à travers la campagne Choisir avec soin Québec et la formation continue. Une des solutions pour une utilisation judicieuse des examens et des traitements réside dans la formation des médecins et des professionnels-les de la santé sur le surdiagnostic et le surtraitement – réduction des examens et des traitements inutiles – afin d’utiliser temps et ressources à bon escient. Nous serons heureux de collaborer à cette approche, car il importe de mettre également à profit l’expertise des médecins de famille, leur regard critique essentiel et leur vision globale.

De plus, le développement à venir d’outils d’autosoins, qui guideront les patientes et patients et favoriseront l’autogestion de problèmes de santé mineurs et courants, concourra à la pertinence des rendez-vous médicaux. Nous nous en réjouissons. En outre, nous soulignons que l’importance qui sera accordée à la prévention et à la promotion du bien-être et des saines habitudes de vie sera un incontournable dans une visée d’amélioration de l’état de santé et de la qualité de vie de nos concitoyennes et concitoyens.

Valorisation de la médecine de famille

La mise en place annoncée d’un plan de valorisation de la médecine de famille « pour soutenir, reconnaître et valoriser la profession, en collaboration avec le milieu » est une bonne nouvelle. Nous réitérons notre volonté d’être partie prenante dans l’élaboration de ce plan et dans sa mise en œuvre. De même, le CQMF prône la reconnaissance de l’engagement des médecins en pratique. Cette reconnaissance passe par la flexibilité pour les médecins de famille d’ajuster leur offre de services en première ligne au cours de leur carrière, et cela, en tenant compte notamment de leurs engagements en 2e ligne, de leur situation familiale et de leur état de santé. À l’aube de nombreux départs à la retraite, le manque de popularité de la spécialité de la médecine de famille auprès des apprenantes et apprenants accentue cette problématique qui a une incidence directe sur l’accessibilité. C’est pourquoi, dans l’immédiat, il faudra tabler sur des stratégies de valorisation et de rétention des effectifs en place. Une action concertée à cet égard sera nécessaire.

Innovation

Le CQMF lance une invitation au gouvernement du Québec qui a exprimé, par l’entremise de son ministre de la Santé, souhaiter se rapprocher des intervenantes et intervenants en matière d’innovation en santé et services sociaux. De fait, le CQMF favorise, depuis 2017, l’interaction entre acteurs clés de la première ligne en créant un espace hors silos, son Symposium sur les innovations, qui aura conduit, entre autres, à l’actuel conseil numérique.

Mission du CQMF

Le Collège québécois des médecins de famille (CQMF) a pour mission d’inspirer et soutenir les médecins de famille et leurs partenaires dans l’adoption de meilleures pratiques au bénéfice de la santé de la population. Il regroupe quelque 4 500 membres. Ses activités sont assurées par des médecins de famille bénévoles et engagés envers la profession et la collectivité. Le CQMF est l’aile québécoise du Collège des médecins de famille du Canada (CMFC), l’organisme professionnel responsable d’établir les normes et de procéder à l’agrément des programmes de formation postdoctorale en médecine de famille dans les 17 facultés de médecine du pays.

Source : Collège québécois des médecins de famille (CQMF); publié le 29 mars 2022

Pour information : Linda Lévesque, responsable des communications, 450 973-2228; cellulaire : 514 242-8909; llevesque@cqmf.qc.ca

Pour des soins de santé accessibles et de qualité

COMMUNIQUÉ

La Dre Caroline Laberge, présidente du Collège québécois des médecins de famille (CQMF), s’adresse aujourd’hui à la Commission de la santé et des services sociaux dans le cadre des consultations particulières sur le projet de loi no 11. « Pour assurer un meilleur accès aux soins et services de première ligne, il faut accroître le travail de collaboration interprofessionnelle en augmentant le nombre de ressources au sein des équipes de soins », déclare la Dre Laberge. Le projet de loi no 11, dans sa visée, se concentre sur l’accès / « l’offre » des médecins de famille par le biais d’une plateforme de rendez-vous, alors que tout se joue au niveau de l’organisation des soins et des services de la première ligne.

« Nous demandons aux décideurs de mettre à profit l’expertise des médecins de famille dans l’élaboration du plan de redressement annoncé de notre système de santé québécois. Nous voulons être partie prenante à la discussion », souligne la Dre Laberge. Le CQMF rend public son mémoire qu’il a déposé à la Commission.

L’accès, la collaboration interprofessionnelle et la qualité des soins

Au cours des dernières années, le travail de collaboration interprofessionnelle s’est développé au Québec. C’est pourquoi l’accès aux soins ne devrait pas reposer sur la seule disponibilité des médecins de famille dont l’offre s’étend également aux services de 2e et de 3e lignes.

Avec la longévité accrue et le nombre grandissant de personnes aux prises avec des maladies chroniques multiples ou encore des enjeux de santé mentale, nous constatons un changement dans les besoins de la population. Une organisation des soins et des services orientée vers une prise en charge globale et à long terme est la voie de solution démontrée. Elle passe par des équipes interprofessionnelles de première ligne, accessibles et adéquatement outillées. Les plages de rendez-vous disponibles ainsi multipliées permettraient d’assurer une réponse aux besoins ponctuels tout en offrant des soins complets et globaux de qualité. Nous prônons l’accès aux bons soins, auprès des bons professionnels-les, au bon moment.

La pertinence des rendez-vous

La performance ne se mesure pas au nombre de rendez-vous offerts. Des soins de qualité exigent du temps et une compréhension globale du patient. Un service axé sur des consultations rapides n’abordant que des problèmes ponctuels peut sembler performant à court terme, mais n’améliore pas l’état de santé à long terme des personnes qui consultent.

La tâche administrative des médecins s’est alourdie au fil des années, réduisant par le fait même leur disponibilité pour voir des patients. Il est démontré que des rendez-vous de courte durée sans suivi longitudinal génèrent plus de tests qu’une rencontre entre un patient et son équipe de soins. On estime jusqu’à 30% les examens et les traitements non nécessaires, d’où l’importance d’une sensibilisation au concept de pertinence des soins et d’utilisation judicieuse des ressources.

Nos recommandations

Le CQMF formule quatre (4) recommandations visant à accroître l’accès à la première ligne de soins et la valorisation de la profession dont l’attractivité est fondamentale dans la poursuite de cet objectif.

  1. Accroître le travail interprofessionnel pour assurer un meilleur accès aux soins et services, afin que les médecins de famille ne soient pas la seule et unique porte d’entrée du système de santé
    • Augmenter le nombre d’infirmières et d’infirmiers dans les GMF et favoriser un service d’orientation préalable pour diriger la patiente ou le patient à la bonne ressource professionnelle, au bon moment.
    • Donner la possibilité à chaque médecin de suivre de plus grandes cohortes de patients, dans une médecine de qualité, grâce à l’apport des autres professionnels-les.
    • Respecter le jugement du médecin dans ses décisions en matière de suivis médicaux ‒ durée du rendez-vous selon la complexité, consultations virtuelles, délégation de suivis, capacité ou non d’élargir sa patientèle.
  2. Valoriser la médecine de famille
    • En faire une spécialité attrayante pour la relève
      • Établir rapidement un plan d’action pour la valorisation de la profession, de concert avec les facultés de médecine et les organismes impliqués en médecine de famille.
    • Reconnaître l’engagement des médecins en pratique
      • Offrir aux médecins de famille la flexibilité d’ajuster leur offre de services en première ligne au cours de leur carrière – en tenant compte de leurs engagements en 2e ligne, de leur situation familiale et de leur état de santé – dans le but d’éviter l’épuisement, l’exode ou une fin de carrière précipitée.
      • Mettre à profit l’expertise des médecins de famille dans l’élaboration d’un « plan de redressement » du système de santé québécois.
  3. Promouvoir le concept de pertinence des soins et des services
    • Former nos médecins et professionnels-les de la santé sur le surdiagnostic et le surtraitement – réduction des examens et des traitements inutiles – pour utiliser temps et ressources à bon escient.
    • Guider et outiller les citoyennes et citoyens pour favoriser l’autogestion des problèmes de santé mineurs et courants, afin d’assurer la pertinence des rendez-vous médicaux.
  4. Tenir compte des éléments suivants dans l’implantation d’une technologie de prise de rendez-vous en ligne :
    • Doter cette plateforme d’algorithmes d’intelligence artificielle de façon à diriger la personne en démarche de rendez-vous au bon professionnel, au bon moment, et l’outiller avec des guides d’autosoins.
    • Moduler l’offre pour éviter de transformer en « sans rendez-vous » toutes les plages disponibles du médecin; réserver des plages horaires en nombre suffisant et de durée adéquate pour permettre au médecin de famille d’offrir des soins complets et globaux à sa patientèle.
    • Enfin, il serait inacceptable d’utiliser cette plateforme pour juger de la « productivité » des médecins de famille selon le nombre de rendez-vous offerts ou pour s’ingérer dans la gestion de leurs horaires individuels.  

Mission du CQMF

Le Collège québécois des médecins de famille (CQMF) a pour mission d’inspirer et soutenir les médecins de famille et leurs partenaires dans l’adoption de meilleures pratiques au bénéfice de la santé de la population. Il regroupe quelque 4 500 membres. Ses activités sont assurées par des médecins de famille bénévoles et engagés envers la profession et la collectivité. Le CQMF est l’aile québécoise du Collège des médecins de famille du Canada (CMFC), l’organisme professionnel responsable d’établir les normes et de procéder à l’agrément des programmes de formation postdoctorale en médecine de famille dans les 17 facultés de médecine du pays.

Source : Collège québécois des médecins de famille (CQMF); publié le 3 février 2022

Pour information : Linda Lévesque, responsable des communications, 450 973-2228; cellulaire : 514 242-8909; llevesque@cqmf.qc.ca

Objectif : soutenir l’atteinte d’une réussite personnelle et professionnelle en médecine de famille

Depuis 2012, le mentorat est au cœur de nos réflexions pour soutenir l’atteinte de la réussite personnelle et professionnelle de nos membres. Nous proposons deux programmes pensés et conçus par et pour des médecins de famille. Ainsi, vous pouvez choisir, soit :

  • Une démarche d’accompagnement professionnel d’une durée de 12 mois avec une personne mentore pour vous guider; démarche soutenue et structurée par notre programme de mentorat octroyant des crédits de développement professionnel continu (DPC) en évaluation de l’exercice.
  • Une application de mentorat Web mettant à votre disposition un réseau virtuel de mentors-es en médecine de famille, et cela, dans notre Zone JUMO; en vous inscrivant, vous avez un accès illimité à notre espace privé vituel.

Témoignages de personnes mentorées et mentores

Nous vous invitons à écouter les témoignages de médecins de famille qui ont participé à notre programme de mentorat.

Au coeur du mentorat, il y a des médecins engagées

Nous tenons à souligner l’engagement indéfectible de nos collègues, les Dres Dominique Deschênes, Sophie Galarneau et Éveline Hudon, membres du comité de programme de mentorat du CQMF depuis sa création, il y a 10 ans. Fortes d’une vision porteuse et déterminée à soutenir la relève, elles sont les chevilles ouvrières d’une offre d’accompagnement sans précédent. Cette année, la Dre Galarneau compte parmi les ambassadrices et ambassadeurs du Mois du mentorat qui célèbre les 20 ans de Mentorat Québec. Nous vous invitons à écouter l’interview où nous retrouvons la Dre Galarneau expliquer la valeur du mentorat en médecine de famille (épisode 9) parmi les balados de la série « Les grands ambassadeurs ».

Forum des leaders du CQMF, 26 novembre 2021

Nos conférenciers, le Dr Herman Kanyamahanga et le professeur Mathieu Arsenault, nous ont raconté l’histoire de nos institutions à l’égard du racisme systémique afin que nous puissions identifier les barrières structurelles ou systémiques en médecine et amorcer une réflexion sur des gestes concrets à poser en vue d’une prise de position organisationnelle, et cela, dans une perspective de transformation. La Dre Anne-Sophie Thommeret-Carrière, conférencière, nous a sensibiliés au phénomène de l’imposteur chez les étudiantes et étudiants en médecine.

Notre collaboratrice, la facilitatrice graphique Marie-Ève D’Amour, de L’ILOT, a traduit en images les faits saillants de ce moment porteur de changement.

Racisme systémique

Un premier forum des leaders du CQMF s’est réuni, le 27 novembre 2020, sous le thème Le racisme: point de départ d’un dialogue.

COMMUNIQUÉ

Le Collège québécois des médecins de famille (CQMF) salue les efforts du gouvernement du Québec pour assurer aux Québécoises et Québécois l’accès à une ou à un médecin de famille. Nous réitérons, cependant, que le manque d’accès actuel ne découle pas du fait que les médecins de famille ne travailleraient pas suffisamment, mais bien de l’organisation des soins en première ligne modulée par les différentes interventions gouvernementales de mandat en mandat.

Les faits

Les besoins de la population ont crû au fil des ans : augmentation de la longévité et de la survie des patientes et patients aux prises avec des maladies chroniques multiples, enjeux de santé mentale, complexité des suivis médicaux, pour ne nommer que ceux-là. Malheureusement, ces derniers ne sont pas pris en compte avec justesse dans la logique mathématique proposée par le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé. Dans les faits, les médecins de famille abordent souvent plusieurs problèmes à l’intérieur d’un même rendez-vous. C’est pourquoi le temps de consultation varie pour assurer une haute qualité de soins aux personnes que nous soignons.

Notre réalité

Le ministre Dubé, en bon gestionnaire, doit s’assurer de bien comprendre la réalité des médecins de famille, au Québec, qui n’œuvrent pas qu’en cabinet. En effet, la plupart d’entre nous travaillent aussi en établissements ‒ salles d’urgence, hospitalisation, soins intensifs, obstétrique, soins de longue durée, etc. ‒, y compris en soins à domicile. Nous répondons aux besoins urgents et émergents de nos communautés; la pandémie de COVID-19 en est un vibrant exemple.

Collaborons pour des soins de qualité

Nous prônons une réorganisation en profondeur des soins de première ligne afin de faciliter le travail d’équipe interprofessionnel, permettant ainsi au patient de voir le bon professionnel en temps opportun. Le faible taux de comblement de nos postes de résidence en médecine de famille et les nombreuses retraites à venir parmi nos collègues ne sont pas sans nous préoccuper sérieusement. Plus que jamais, il faut agir de concert, privilégier un sain dialogue, et valoriser ce travail si important.

Mission du CQMF

Le Collège québécois des médecins de famille (CQMF) a pour mission d’inspirer et soutenir les médecins de famille et leurs partenaires dans l’adoption de meilleures pratiques au bénéfice de la santé de la population. Il regroupe quelque 4 500 membres. Ses activités sont assurées par des médecins de famille bénévoles et engagés envers la profession et la collectivité. Le CQMF est l’aile québécoise du Collège des médecins de famille du Canada (CMFC), l’organisme professionnel responsable d’établir les normes et de procéder à l’agrément des programmes de formation postdoctorale en médecine de famille dans les 17 facultés de médecine du pays.

Source : Collège québécois des médecins de famille (CQMF); publié le 11 novembre 2021

Pour information : Linda Lévesque, responsable des communications, 450 973-2228; cellulaire : 514 242-8909; llevesque@cqmf.qc.ca

Gratte-ciel et pollution

Les changements climatiques ont des effets négatifs sur la santé. Mais préserver la santé de la population engendre aussi des retombées négatives en raison des émissions de gaz à effet de serre associées entre autres aux systèmes de chauffage et d’électricité des hôpitaux.  Ce constat amène de plus en plus de professionnels de la santé à reconsidérer leur pratique afin de réduire leur empreinte carbone.

14 novembre 2021, Profession Santé

Par Geoffrey Dirat

«Le changement climatique constitue une nouvelle menace importante pour la santé publique et modifie la façon dont nous devons envisager la protection des populations vulnérables.» Cette déclaration de principe de l’Organisation mondiale de la santé, qui associe urgence climatique et risque sanitaire, fait aujourd’hui consensus au sein du milieu médical québécois. L’idée que les professionnels de la santé peuvent, dans leur pratique, contribuer à la lutte contre les changements climatiques est en revanche moins répandue.

«Cette prise de conscience est assez récente et elle est encore timide», confirme la Dre Claudel Pétrin-Desrosiers, présidente de l’Association québécoise des médecins pour l’environnement (AQME), qui regroupe environ 300 praticiens. «On commence à peine à explorer les possibilités d’actions à mettre en place», ajoute la jeune médecin de famille. L’enjeu étant que ces actions impliquent différents protagonistes, à différents niveaux.

Dre Claudel Pétrin-Desrosiers
Dre Claudel Pétrin-Desrosiers, présidente de l’Association québécoise des médecins pour l’environnement – Photo Courtoisie

Le dernier rapport «The Lancet countdown» de la revue médicale The Lancet estime que le système de santé est responsable de 4 à 10% du total des émissions de gaz à effet de serre (GES) au Canada. La majorité de cette empreinte carbone est générée par les établissements de santé, notamment par leur consommation d’énergie pour chauffer et éclairer les bâtiments ainsi que pour faire fonctionner les équipements médicaux. Une part conséquente est également attribuable aux transports du personnel et des patients.

«Cette réalité ne doit pas devenir un argument pour nous déresponsabiliser», prévient cependant le Dr Simon Berthelot. «Ce n’est pas parce que la majorité des GES viennent du fonctionnement des centres hospitaliers qu’on ne doit pas agir à notre échelle. Car ces hôpitaux ne tournent pas à vide, leurs activités sont directement liées à la consommation d’examens, de soins et de médicaments qui résulte de nos prescriptions médicales», souligne le spécialiste en médecine d’urgence au Centre hospitalier universitaire de Québec — Université Laval dont les travaux de recherche portent sur l’efficience clinique, économique et environnementale des services de santé.

Dr Simon Berthelot
Dr Simon Berthelot, spécialiste en médecine d’urgence au Centre hospitalier universitaire de Québec – Université Laval – Photo Courtoisie

«Mon patient en a-t-il vraiment besoin?»
Dans l’optique de réduire l’empreinte environnementale de sa pratique, la première chose à faire, selon le Dr Berthelot, consiste à se poser une seule question : en ai-je vraiment besoin pour soigner mon patient? Le postulat de base étant que tout acte superflu cause des dommages indus à l’environnement, que ce soit en termes d’épuisement des ressources, de réchauffement climatique ou de pollution des milieux naturels. «Moins, c’est toujours mieux», résume-t-il.

Sa maxime prend d’autant plus de sens lorsqu’on sait que 30% à 40% des traitements et examens médicaux prescrits au Canada sont inutiles, un gaspillage mis en lumière par l’initiative «Choisir avec soin» lancée il y a quelques années. Pour la présidente du Collège des médecins de famille du Québec, la Dre Caroline Laberge, le lien entre cette campagne qu’elle pilote dans la province et la lutte contre les changements climatiques est évident. «Ce sont deux combats à mener de front, pour la santé de nos patients comme pour celle de la planète», observe-t-elle en considérant que la bataille n’est pas gagnée d’avance.

De prime abord, l’omnipraticienne admet que la démarche peut paraître contre-intuitive pour ses pairs. «On est formés pour guérir, pour soigner. Mais notre rôle, c’est aussi de savoir quand ne pas soigner ou ne pas investiguer», indique-t-elle, soulignant que le lobby pharmaceutique pousse également à la consommation, tout comme les lignes directrices fédérales et provinciales. Elle cite par exemple l’ostéoporose «qui est devenue une maladie alors que c’est avant tout un facteur de risque de fracture de la hanche. On nous encourage à la dépister et à la traiter, sauf que le danger, ce sont les chutes et on ferait mieux de les prévenir à l’aide d’activités physiques qui améliorent l’équilibre des patients», estime la docteure, reconnaissant qu’il faut du recul et de l’expérience pour remettre en cause ces lignes directrices.

Dre Caroline Laberge
Dre Caroline Laberge, présidente du Collège québécois des médecins de famille – Photo CQMF

Miser sur la prévention
Une manière efficace de décarboner les soins, c’est aussi de renouer avec le vieil adage : «Mieux vaut prévenir que guérir». «On doit démédicaliser nos pratiques en mettant l’accent sur la prévention et en prenant en compte le bien-être physique et mental du patient, qui est la base de toute la pyramide», considère la Dre Chloé Courteau-Vezina, qui préside l’Éco-comité des médecins, dentistes et pharmaciens (Éco-CMDP) du Centre intégré de santé et de services sociaux de Laval. «Prescrire de l’activité physique ou du temps en nature, c’est parfois plus bénéfique qu’une intervention pharmacologique», illustre la médecin de famille.

L’autre option consiste à réduire les consommables qui finissent à la poubelle après quelques minutes d’usage. On pense spontanément aux instruments médicaux, en plastique et en métal, aux sacs de soluté ou encore aux tubulures, mais il ne faut pas oublier le papier de table d’examen, dont l’efficacité est discutable, ou encore le coton dans les pansements et compresses. Le médecin suisse Nicolas Senn a ainsi calculé qu’un cabinet de famille moyen peut réduire son empreinte de plus d’une tonne de GES chaque année — sur un total d’environ 30 tonnes — en rationalisant l’utilisation du coton. Baisser le chauffage d’un degré, éteindre les lumières, mettre au recyclage ce qui peut l’être, «tous ces petits gestes mis bout à bout peuvent faire une grande différence au final», insiste l’omnipraticien.

Marc-André Mailhot
Marc-André Mailhot, président de Maillon Vert – Photo Maillon Vert

Après, la difficulté réside dans le fait que les études d’empreinte carbone sont assez rares en matière de santé. Il y a bien sûr le cas connu des inhalateurs contre l’asthme, dont les modèles à poudre sèche sont 10 à 37 fois moins nocifs pour l’atmosphère que ceux à dose mesurée. Mais quid des médicaments génériques comparés aux médicaments d’origine? Ou des pots de pilules version recyclage versus ceux à usage unique? «On manque de données probantes», convient le pharmacien Marc-André Mailhot, président fondateur de Maillon vert, une entreprise qui accompagne les pharmacies dans leurs démarches écoresponsables. «En matière de choix de consommation, quand on peut être en réduction, c’est toujours gagnant. Dans une logique d’alternative, c’est plus délicat, car les gains sont difficilement quantifiables aujourd’hui», explique-t-il.

Pour remédier à cette lacune et mieux définir les leviers d’action, l’Éco-CMDP de Laval a obtenu un financement pour calculer les GES du CISSS. «On sera les premiers à le faire au Québec. Ça va nous permettre de savoir à quoi nous attaquer en priorité», indique la Dre Courteau-Vezina qui encourage vivement ses homologues à s’impliquer dans les comités de développement durable des établissements de santé : «C’est l’occasion de faire bouger les choses de l’intérieur.»

PHOTO EMILY BERL, ARCHIVES THE NEW YORK TIMES
Une analyse de la facturation des médecins menée par le comité des effectifs médicaux en milieux de vie au ministère de la Santé a permis de voir que seulement 3 % des heures travaillées par les médecins en CHSLD durant les deux premières vagues avaient été faites en télémédecine.

Même si une consigne incitant les médecins de CHSLD à faire de la télémédecine a été formulée en début de pandémie, la majorité sont allés sur place pour soigner des patients, selon la Dre Élise Boulanger, co-présidente de la Communauté de pratique des médecins en CHSLD.

Publié le 8 novembre 2021

ARIANE LACOURSIÈRE ‒ LA PRESSE

La Dre Boulanger témoignait lundi matin à l’enquête publique du coroner sur les décès en CHSLD lors de la première vague de COVID-19. Ayant elle-même travaillé dans trois CHSLD durant la première vague, la Dre Boulanger a tenu à dire qu’elle n’était pas la seule médecin à être allée sur place soigner des patients.

La Dre Boulanger a mentionné qu’une analyse de la facturation des médecins menée par le comité des effectifs médicaux en milieux de vie au ministère de la Santé a permis de voir que seulement 3 % des heures travaillées par les médecins en CHSLD durant les deux premières vagues avaient été faites en télémédecine.

La Dre Boulanger répondait à la coroner Géhane Kamel, qui se demandait pourquoi la Dre Boulanger était allée travailler en CHSLD alors que certains de ses collègues ont plutôt opté pour la télémédecine, comme le recommandait la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) en début de crise. Au CHSLD Herron, notamment, deux des trois médecins du CHSLD ont cessé d’aller sur place dès la mi-mars, alors que la troisième a cessé d’y aller à partir du 29 mars, et ce, même si l’établissement était en crise.

La Dre Boulanger a expliqué que la directive émise a rapidement été ignorée par plusieurs médecins de famille. « Je suis allée dans trois centres. Des histoires comme la mienne n’est pas unique. […] Les médecins allaient sur le terrain », dit-elle.

Plus d’infirmières auxiliaires, moins de décès

La forte présence d’infirmières auxiliaires, le dépistage étendu des résidants et l’administration de thromboprophylaxie permettent de diminuer les taux de décès dans les CHSLD, révèle une étude menée par la Dre Sophie Zhang, co-présidente de la Communauté de pratique des médecins en CHSLD.

La Dre Zhang a analysé les 456 décès liés à la COVID-19 survenus lors de la première vague de COVID-19 dans les 17 CHSLD du CIUSSS Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal. Sur les 2600 résidants des CHSLD de ce CIUSSS, 1200 ont contracté la COVID-19 entre février et juillet 2020. Le nombre de décès dans ces CHSLD a été plus de deux fois plus élevé que durant la même période des quatre années précédentes. « Ça nous donne l’ampleur de l’impact morbide de la pandémie », a expliqué la Dre Zhang, qui a analysé ces données dans le cadre de sa thèse de maîtrise.

Son analyse démontre que le dépistage massif des résidants a permis de diminuer de 12 fois l’incidence de la COVID-19 dans les CHSLD. Au Québec, seuls les résidants symptomatiques étaient testés en début de crise. Le dépistage systématique n’a été autorisé que le 23 avril. « Dépister semble vraiment aider au niveau de la prévention des éclosions en CHSLD », note la Dre Zhang.

Le manque d’infirmières auxiliaires joue aussi un rôle majeur, selon l’analyse. La Dre Zhang a calculé que les CHSLD où il y avait des pénuries de 25 % ou plus d’infirmières auxiliaires présentaient trois fois plus de cas.

Les CHSLD qui ont administré de la thromboprophylaxie à leurs résidants ont pu réduire de moitié leurs décès. Il s’agit d’un médicament (souvent l’héparine), administré pour prévenir les thromboses, une conséquence souvent mortelle de la COVID-19. La Dre Zhang a mentionné que l’impact de l’administration d’autres traitements, comme de l’oxygène ou des solutés, a aussi été analysé, mais n’a pas démontré de différence significative sur les taux de décès.

La Dre Boulanger a ajouté que la pratique médicale en CHSLD est « peu valorisée » au Québec et que ces milieux sont « sous financés » depuis des années, alors que la clientèle s’alourdit. Elle a exposé la « déconnexion entre les instances décisionnelles et le terrain » lors de la première vague et parlé du fait que plusieurs directives émises « étaient non adaptées aux CHSLD ».

La ministre Blais exemptée

En congé de maladie depuis la fin du mois d’octobre pour une durée indéterminée, la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, ne sera finalement pas appelée à témoigner à l’enquête publique du coroner qui se penche sur les décès survenus en CHSDL durant la première vague de COVID-19.

Mme Blais devait comparaître la semaine prochaine devant la coroner Géhane Kamel. Lundi matin, celle-ci a dit avoir accepté de ne pas entendre la ministre Blais. L’ex-ministre de la Santé, Danielle McCann et l’ex-sous-ministre à la santé, Yvan Gendron, seront plutôt appelés à témoigner.

Pour le chef parlementaire de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, il « faut respecter » le fait que Mme Blais soit en congé de maladie. « Je pense qu’en 2021, les Québécois, les Québécoises ont compris que les politiciens ne sont pas des super-héros, qu’ils ont une santé dont ils doivent prendre soin. Et, bien sûr, si c’est possible d’obtenir son témoignage dans quelques semaines, dans quelques mois, je pense que ce serait souhaitable, mais en 2021, on ne sort pas quelqu’un d’un congé de maladie, même si c’est très important », dit-il.

12 octobre 2021  Profession Santé ‒ L’actualité médicale

Par la présidente du CQMF, Caroline Laberge, M.D., CCMF, FCMF

Caroline Laberge, présidente du CQMF

Les manchettes des dernières semaines sont alimentées par la grave pénurie de main-d’œuvre infirmière dans le réseau de la santé. Cela illustre à quel point le travail interprofessionnel est un incontournable tant à l’hôpital qu’en GMF-U. Nos collègues infirmières et infirmiers ont une expertise irremplaçable dans des domaines de pointe comme les soins intensifs, l’unité néonatale, l’obstétrique, la cancérologie, la gériatrie, la pédiatrie, et j’en passe.

Comment expliquer ce manque de personnel infirmier dans le réseau, ou son exode vers les agences privées? D’abord, le concept du temps supplémentaire et surtout du fameux TSO ‒ le temps supplémentaire obligatoire ‒ est décrié depuis des années. Comment concilier travail-famille et vie personnelle, quand on peut à tout moment être «pris en otage» par son employeur? La seule façon trouvée par plusieurs infirmières pour contrôler un peu leur horaire est de travailler à temps partiel et de le combler, lorsqu’elles sont disponibles, avec des heures supplémentaires, plutôt que d’avoir un horaire complet auquel s’ajoutent les heures supplémentaires.

Des conditions de travail difficiles

Pour les infirmières avec qui j’ai parlé, ce n’est pas une prime pour revenir à temps plein qui va changer leur manière de faire, si rien n’est modifié dans les conditions de travail. Le manque de reconnaissance témoigné par le salaire global et les conditions de travail est décrié depuis des années, mais ça semble surtout se jouer dans un combat musclé entre les syndicats et le gouvernement. On assiste depuis un moment déjà à une «optimisation» ‒ ajout du nombre de patients par infirmière/infirmier (le fameux «quota») ‒, une explosion de la paperasse, un nombre croissant d’éléments à monitorer, valider, inscrire au dossier, et le tout, sans retirer aucune tâche! On assiste aussi à l’ajout de personnel dédié à des projets spéciaux sans pour autant fournir des bras supplémentaires sur le plancher pour effectuer le travail quotidien.

Des pistes de solution

La reconnaissance du rôle crucial des infirmières et infirmiers et la planification pérenne des effectifs sont du ressort des établissements et du ministère de la Santé et des Services sociaux. Nous ne sommes pas dans une crise ponctuelle, mais bien dans un problème de longue date et qui se trouve amplifié par la COVID-19. Il faudra donc plus qu’une mesure temporaire pour régler le problème. Les infirmières et infirmiers ne sont pas des pions ou des robots d’une chaîne de montage: il est primordial de favoriser une gestion décentralisée et humaine des effectifs. Récemment, l’implication des infirmières dans les discussions avec leurs gestionnaires au sein du CHU de Québec a donné lieu à plusieurs solutions originales porteuses d’espoir.

Enfin, l’apport de tous les professionnels impliqués dans les soins aux patients, c’est-à-dire les préposées aux bénéficiaires, les infirmières auxiliaires, les pharmaciens, les physiothérapeutes, et autres intervenants, et les médecins, doit être concerté pour que chacun exploite au maximum ses capacités et s’entraide. Je suis curieuse de voir l’apport des ambulanciers à l’urgence, mais il faut évidemment éviter de déshabiller Paul pour habiller Pierre!

Une autre piste de solution réside dans la perspective de Choisir avec soin, ou dans une utilisation judicieuse des ressources incluant les ressources humaines… Pouvons-nous repenser l’ensemble des services de notre système de santé? Rêver d’un monde où les citoyens jouent un rôle actif dans le maintien de leur santé et la prévention de la maladie? Où le système de santé évite de médicaliser les étapes de la vie comme l’accouchement normal ou le vieillissement?

Au plaisir de lire vos commentaires…

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