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Gratte-ciel et pollution

Les changements climatiques ont des effets négatifs sur la santé. Mais préserver la santé de la population engendre aussi des retombées négatives en raison des émissions de gaz à effet de serre associées entre autres aux systèmes de chauffage et d’électricité des hôpitaux.  Ce constat amène de plus en plus de professionnels de la santé à reconsidérer leur pratique afin de réduire leur empreinte carbone.

14 novembre 2021, Profession Santé

Par Geoffrey Dirat

«Le changement climatique constitue une nouvelle menace importante pour la santé publique et modifie la façon dont nous devons envisager la protection des populations vulnérables.» Cette déclaration de principe de l’Organisation mondiale de la santé, qui associe urgence climatique et risque sanitaire, fait aujourd’hui consensus au sein du milieu médical québécois. L’idée que les professionnels de la santé peuvent, dans leur pratique, contribuer à la lutte contre les changements climatiques est en revanche moins répandue.

«Cette prise de conscience est assez récente et elle est encore timide», confirme la Dre Claudel Pétrin-Desrosiers, présidente de l’Association québécoise des médecins pour l’environnement (AQME), qui regroupe environ 300 praticiens. «On commence à peine à explorer les possibilités d’actions à mettre en place», ajoute la jeune médecin de famille. L’enjeu étant que ces actions impliquent différents protagonistes, à différents niveaux.

Dre Claudel Pétrin-Desrosiers
Dre Claudel Pétrin-Desrosiers, présidente de l’Association québécoise des médecins pour l’environnement – Photo Courtoisie

Le dernier rapport «The Lancet countdown» de la revue médicale The Lancet estime que le système de santé est responsable de 4 à 10% du total des émissions de gaz à effet de serre (GES) au Canada. La majorité de cette empreinte carbone est générée par les établissements de santé, notamment par leur consommation d’énergie pour chauffer et éclairer les bâtiments ainsi que pour faire fonctionner les équipements médicaux. Une part conséquente est également attribuable aux transports du personnel et des patients.

«Cette réalité ne doit pas devenir un argument pour nous déresponsabiliser», prévient cependant le Dr Simon Berthelot. «Ce n’est pas parce que la majorité des GES viennent du fonctionnement des centres hospitaliers qu’on ne doit pas agir à notre échelle. Car ces hôpitaux ne tournent pas à vide, leurs activités sont directement liées à la consommation d’examens, de soins et de médicaments qui résulte de nos prescriptions médicales», souligne le spécialiste en médecine d’urgence au Centre hospitalier universitaire de Québec — Université Laval dont les travaux de recherche portent sur l’efficience clinique, économique et environnementale des services de santé.

Dr Simon Berthelot
Dr Simon Berthelot, spécialiste en médecine d’urgence au Centre hospitalier universitaire de Québec – Université Laval – Photo Courtoisie

«Mon patient en a-t-il vraiment besoin?»
Dans l’optique de réduire l’empreinte environnementale de sa pratique, la première chose à faire, selon le Dr Berthelot, consiste à se poser une seule question : en ai-je vraiment besoin pour soigner mon patient? Le postulat de base étant que tout acte superflu cause des dommages indus à l’environnement, que ce soit en termes d’épuisement des ressources, de réchauffement climatique ou de pollution des milieux naturels. «Moins, c’est toujours mieux», résume-t-il.

Sa maxime prend d’autant plus de sens lorsqu’on sait que 30% à 40% des traitements et examens médicaux prescrits au Canada sont inutiles, un gaspillage mis en lumière par l’initiative «Choisir avec soin» lancée il y a quelques années. Pour la présidente du Collège des médecins de famille du Québec, la Dre Caroline Laberge, le lien entre cette campagne qu’elle pilote dans la province et la lutte contre les changements climatiques est évident. «Ce sont deux combats à mener de front, pour la santé de nos patients comme pour celle de la planète», observe-t-elle en considérant que la bataille n’est pas gagnée d’avance.

De prime abord, l’omnipraticienne admet que la démarche peut paraître contre-intuitive pour ses pairs. «On est formés pour guérir, pour soigner. Mais notre rôle, c’est aussi de savoir quand ne pas soigner ou ne pas investiguer», indique-t-elle, soulignant que le lobby pharmaceutique pousse également à la consommation, tout comme les lignes directrices fédérales et provinciales. Elle cite par exemple l’ostéoporose «qui est devenue une maladie alors que c’est avant tout un facteur de risque de fracture de la hanche. On nous encourage à la dépister et à la traiter, sauf que le danger, ce sont les chutes et on ferait mieux de les prévenir à l’aide d’activités physiques qui améliorent l’équilibre des patients», estime la docteure, reconnaissant qu’il faut du recul et de l’expérience pour remettre en cause ces lignes directrices.

Dre Caroline Laberge
Dre Caroline Laberge, présidente du Collège québécois des médecins de famille – Photo CQMF

Miser sur la prévention
Une manière efficace de décarboner les soins, c’est aussi de renouer avec le vieil adage : «Mieux vaut prévenir que guérir». «On doit démédicaliser nos pratiques en mettant l’accent sur la prévention et en prenant en compte le bien-être physique et mental du patient, qui est la base de toute la pyramide», considère la Dre Chloé Courteau-Vezina, qui préside l’Éco-comité des médecins, dentistes et pharmaciens (Éco-CMDP) du Centre intégré de santé et de services sociaux de Laval. «Prescrire de l’activité physique ou du temps en nature, c’est parfois plus bénéfique qu’une intervention pharmacologique», illustre la médecin de famille.

L’autre option consiste à réduire les consommables qui finissent à la poubelle après quelques minutes d’usage. On pense spontanément aux instruments médicaux, en plastique et en métal, aux sacs de soluté ou encore aux tubulures, mais il ne faut pas oublier le papier de table d’examen, dont l’efficacité est discutable, ou encore le coton dans les pansements et compresses. Le médecin suisse Nicolas Senn a ainsi calculé qu’un cabinet de famille moyen peut réduire son empreinte de plus d’une tonne de GES chaque année — sur un total d’environ 30 tonnes — en rationalisant l’utilisation du coton. Baisser le chauffage d’un degré, éteindre les lumières, mettre au recyclage ce qui peut l’être, «tous ces petits gestes mis bout à bout peuvent faire une grande différence au final», insiste l’omnipraticien.

Marc-André Mailhot
Marc-André Mailhot, président de Maillon Vert – Photo Maillon Vert

Après, la difficulté réside dans le fait que les études d’empreinte carbone sont assez rares en matière de santé. Il y a bien sûr le cas connu des inhalateurs contre l’asthme, dont les modèles à poudre sèche sont 10 à 37 fois moins nocifs pour l’atmosphère que ceux à dose mesurée. Mais quid des médicaments génériques comparés aux médicaments d’origine? Ou des pots de pilules version recyclage versus ceux à usage unique? «On manque de données probantes», convient le pharmacien Marc-André Mailhot, président fondateur de Maillon vert, une entreprise qui accompagne les pharmacies dans leurs démarches écoresponsables. «En matière de choix de consommation, quand on peut être en réduction, c’est toujours gagnant. Dans une logique d’alternative, c’est plus délicat, car les gains sont difficilement quantifiables aujourd’hui», explique-t-il.

Pour remédier à cette lacune et mieux définir les leviers d’action, l’Éco-CMDP de Laval a obtenu un financement pour calculer les GES du CISSS. «On sera les premiers à le faire au Québec. Ça va nous permettre de savoir à quoi nous attaquer en priorité», indique la Dre Courteau-Vezina qui encourage vivement ses homologues à s’impliquer dans les comités de développement durable des établissements de santé : «C’est l’occasion de faire bouger les choses de l’intérieur.»

22 juin 2021  ProfessionSanté ‒ L’actualité médicale

Comment pouvons-nous remédier aux enjeux systémiques auxquels l’humanité fait face et quel rôle pouvons-nous jouer comme professionnels-les de la santé?

Par la présidente du CQMF, Caroline Laberge, M.D., CCMF, FCMF

prendre une marche en nature

Alors que nous voulons toutes et tous le meilleur pour nos patients, nous tentons constamment d’améliorer leur santé à l’échelle individuelle. Cependant, plus les années passent, plus je prends conscience des enjeux systémiques qui influencent la santé des individus que je soigne. La pollution de l’air, de l’eau, les événements météo extrêmes sont autant de menaces à la santé et à la survie des humains, et il est impossible de «traiter» cela dans mon bureau… Comment pouvons-nous remédier aux enjeux systémiques auxquels l’humanité fait face et quel rôle pouvons-nous jouer comme professionnels-les de la santé? C’est difficile de le faire sur le plan individuel, c’est pourquoi le Collège québécois des médecins de famille (CQMF) choisit d’unir sa voix à celle d’autres associations sur la place publique pour informer les médecins et la population de ces enjeux.

D’une part, il importe de reconnaître que les soignants sont aux premières loges pour constater les effets des changements climatiques et de la pollution dans nos communautés. D’autre part, le système de santé lui-même contribue à une proportion significative des émissions de gaz à effet de serre (GES). Enfin, les médecins et les professionnels-les de la santé jouissent d’une crédibilité et d’un respect dans la population et auprès de nos dirigeants, ce qui nous donne autant la possibilité que la responsabilité de prendre la parole pour défendre les plus vulnérables.

Ce que je retiens du colloque Climat et santé

Caroline Laberge, Présidente du CQMF
Caroline Laberge, présidente du CQMF

J’ai eu la chance de participer, du 17 au 21 mai dernier, au colloque international francophone Climat et santé, organisé conjointement par Médecins francophones du Canada, le Département de médecine de famille et de médecine d’urgence de l’Université de Montréal, l’Association québécoise des médecins pour l’environnement (AQME) et Synergie Santé Environnement (SSE). Formation unique en son genre, elle a mis en commun le savoir et l’expérience de médecins, professionnels-les de la santé, biologistes, de spécialistes en environnement, en droit, en économie et de membres d’organismes à but non lucratif qui œuvrent dans le domaine de l’environnement. Toute une semaine à réfléchir ensemble sur comment les systèmes de santé peuvent améliorer leurs pratiques pour réduire l’impact environnemental des soins, à partager des constats et des pistes de solution et, surtout, à réseauter et à se laisser inspirer.

Plusieurs thèmes et présentations m’ont marquée au cours de cette semaine. Je vous partage mes coups de cœur et réflexions.

Premièrement, notre monde est un système complexe. Le concept de «Une santé» permet de comprendre que des événements ‒ comme la pandémie de COVID-19, la progression de la maladie de Lyme, la rage dans les communautés nordiques du Canada ‒ sont le résultat d’une interaction complexe entre les humains, les animaux et l’environnement. Les solutions doivent passer par une collaboration entre plusieurs professionnels-les, les communautés, les décideurs-ses, tout comme par les personnes au cœur de la situation qui participeront à l’implantation des stratégies choisies.

Ensuite, j’ai appris que des méthodes sont maintenant bien définies et implantées pour analyser le cycle de vie des processus, des médicaments, des fournitures médicales. Le National Health Service (NHS) du Royaume-Uni s’est doté d’un ambitieux plan «Net Zero» pour arriver à un système de santé à ZÉRO émission nette de GES d’ici 2050! La France pilote également un plan de décarbonation global, avec son «Shift Project», et le Plan de transformation de l’économie française (PTEF) incluant le secteur de la santé. Au Québec, des organismes comme Synergie Santé Environnement (SSE), le Maillon Vert et plusieurs autres sont partenaires des établissements pour implanter des changements concrets. Nous avons maintenant besoin d’un fort leadership politique pour planifier des changements majeurs à l’échelle nationale!

Par ailleurs, la santé des individus dépend de leur milieu de vie, mais également de leur interaction avec celui-ci. Au fil du siècle dernier, la technologie a pris une place croissante dans la vie des humains, par exemple, au niveau des moyens de transport, de la production alimentaire, du travail et, enfin, des interactions sociales. J’ai l’impression que nous sommes parvenus au point où certains désavantages commencent à surpasser les bienfaits.

Prenons l’exemple des déplacements en auto solo. Ceux-ci augmentent les bouchons de circulation; les automobilistes perdent beaucoup de temps dans le trafic, la pollution augmente autour des grands axes routiers et nuit à la santé des citoyens, sans parler de la pression financière qui s’accentue sur les ménages pour payer les véhicules et l’essence.

De plus, la sédentarité entraînée par ce type de déplacement mine la santé des adeptes de l’automobile, ce qui n’est pas le cas des déplacements dits actifs comme le vélo et la marche. Dans son ouvrage intitulé Énergie et équité, Ivan Illich analyse cette contre-productivité en comparant divers véhicules. Il en ressort que le véhicule le plus avantageux en matière de kilomètres parcourus par heure investie est le vélo! Comment inverser la tendance? L’urbanisme a un grand rôle à y jouer! Pensons notamment à l’aménagement d’axes favorables au transport actif et collectif et au verdissement des villes pour atténuer la pollution et rendre agréables les déplacements. La voix des citoyennes et citoyens et des professionnels-les de la santé est importante pour faire entendre ces considérations à nos élus-es.

Et si on prescrivait de la nature?

L’autre aspect qui influence la santé humaine est la connexion à la nature, ou comment le manque de nature peut amener une panoplie de symptômes que Richard Louv a décrits, dans Une enfance en liberté, comme le syndrome du déficit de nature. Les enfants y sont particulièrement vulnérables, mais les adultes en ressentent aussi les effets.

La prescription de nature devient ainsi un outil de choix dans notre arsenal thérapeutique. Il est reconnu que le fait de passer au moins deux heures dans la nature chaque semaine, idéalement par tranche d’au moins 20 minutes, procure des bienfaits majeurs à la santé physique (maladies cardiovasculaires, diabète, système immunitaire, etc.) et psychologique (anxiété, dépression, dépendances, etc.). À cet égard, l’initiative PaRx a été lancée en Colombie-Britannique l’automne dernier pour encourager les médecins à prescrire de la nature à leurs patients. Le CQMF collabore actuellement avec des partenaires pour faire une adaptation québécoise de cette initiative. Je vous invite à l’expérimenter vous-mêmes et à le prescrire à vos patients!

Il est temps de repenser notre système de soins afin de se réapproprier notre santé par nos propres actions, activités physiques, temps en nature et alimentation non transformée. Il est temps également de réduire notre dépendance aux tests diagnostiques, aux médicaments et aux traitements inutiles, comme l’exprime bien le slogan de la campagne Choisir avec soinLess is More. Moins de recours aux tests qui génèrent leur lot de surdiagnostics, d’anxiété, de tests supplémentaires…

Voici ma proposition pour la prévention des maladies cardiovasculaires: l’utilisation d’outils d’aide à la décision partagée et le dialogue avec nos patients permet d’offrir diverses options de traitement qui sauront répondre à leurs besoins et préférences. Il importe de réfléchir à ce qui va améliorer la santé globale de notre patient au-delà de ses taux de cholestérol LDL ou de la valeur de sa pression artérielle systolique. Il importe aussi d’intégrer le concept de protection de l’environnement dans nos soins. Comment pourrons-nous maintenir des humains «en santé» dans un environnement toxique?

Ensemble, mettons-nous à l’œuvre!

Dans chacun de nos secteurs d’activité, nous pouvons réfléchir à notre façon de contribuer à la santé globale, tant de nos patients que de nos milieux de vie. Nous sommes à un tournant de notre évolution et il est exaltant de voir toutes les occasions qui s’offrent à nous d’influencer le monde de demain. La solution sera la somme d’une multitude d’initiatives et d’un changement graduel de mentalité devant «l’infinité» des ressources planétaires. Des exemples fort inspirants, allant de gestes concrets dans les cliniques médicales, de l’approvisionnement à la gestion des matières résiduelles des établissements ‒ à la récupération des surplus alimentaires ‒, sont déjà en cours aux quatre coins du Québec et n’attendent que notre participation pour s’implanter dans l’ensemble de nos milieux!

Pour en apprendre davantage sur le sujet, je vous invite à consulter Clinique écoresponsable et soins de santé durables – Guide d’inspiration. Visitez aussi notre site web où diverses ressources pour la pratique sont mises à votre disposition.

Les dernières années ont montré l’impact des changements climatiques au Québec. Ainsi, plusieurs bouleversements environnementaux ont des répercussions sur la santé de la population.

21 mai 2021 ‒ Lancé aujourd’hui, dans le cadre du Colloque international francophone Climat et santéLes changements climatiques : abrégé à l’intention des professionnels de la santé, vise précisément à outiller les médecins, les cliniciennes et les cliniciens dans leurs interventions auprès de leurs patients.

Les auteurs, le Dr Pierre Gosselin et M. Ray Bustinza, de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), ainsi que Mme Diane Bélanger, ont collaboré avec l’Organisation panaméricaine de la Santé (OPS) pour produire un outil destiné aux professionnels de la santé. Publié en 2020 en anglais et en espagnol par l’OPS, une version française de l’ouvrage est maintenant disponible, préfacée par la présidente du Collège québécois des médecins de famille (CQMF), la Dre Caroline Laberge.

Structuré autour des domaines cliniques, l’abrégé donne rapidement accès à des données claires, concises et récentes. La physiopathologie des maladies en lien avec les changements climatiques est résumée, les effets indésirables de certains médicaments sont retracés et l’ouvrage se termine par des conseils aux patients et à la communauté pour atténuer les changements climatiques ou en restreindre l’exposition.

« Les médecins et les cliniciens nous demandent de plus en plus quoi faire concrètement pour leurs patients et leurs cliniques. Cet abrégé vise à répondre à ces questions qui concernent directement leurs patients », mentionne le Dr Pierre Gosselin, médecin-conseil à l’INSPQ et coauteur.

L’INSPQ est heureux de reconnaître le travail des auteurs et des personnes ayant œuvré à cette publication, permettant de donner aux professionnels du Québec et de la francophonie un ouvrage pertinent et essentiel en langue française. « L’enjeu des changements climatiques ne peut être ignoré; nous devons poser des gestes concrets pour nous adapter face aux conséquences sanitaires importantes. Cet ouvrage constitue un pas de plus pour outiller et mobiliser les professionnels de la santé devant ce défi. Nous avons la chance de compter sur une équipe compétente et reconnue en changements climatiques à l’INSPQ », souligne le Dr François Desbiens, vice-président aux affaires scientifiques à l’INSPQ.

Le CQMF, pour sa part, prône l’excellence des soins en soutenant les médecins de famille. Il leur propose des outils cliniques pertinents et adaptés, et ce, en intégrant leurs initiatives et celles de ses partenaires dans l’adoption de meilleures pratiques au bénéfice de la santé de la population. « Nous devons dorénavant tenir compte des enjeux climatiques et de leurs impacts sur la santé dans nos interventions de première ligne. Cet abrégé nous fournit des outils concrets, appuyés sur des données solides, faciles à utiliser en contexte de soins. Il propose aussi des exemples de gestes simples à faire pour réduire notre empreinte sur l’environnement et diminuer les risques de souffrir des effets délétères des changements climatiques », se réjouit la Dre Caroline Laberge, présidente du CQMF.

Les changements climatiques : Abrégé à l’intention des professionnels de la santé

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