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TopMF.ca vise à transférer de façon optimisée les publications en médecine de famille, et cela, de façon critique et indépendante des influences liées à l’industrie pharmaceutique. Cette approche s’inscrit dans nos valeurs.

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Nouvelles activités éducatives au menu :

Une critique approfondie d’un article d’importance pour la médecine de famille. Prenez connaissance d’ARTEMIS! Cette adaptation du YEARS pour la femme enceinte pourrait vous permettre, dans certaines situations, d’exclure l’embolie pulmonaire sans même procéder à une scintigraphie V/Q ou un angioscan thoracique.

Une revue approfondie d’un sujet d’impact pour la médecine de famille. Écoutez la baladodiffusion « COVID longue partie 1 », produite grâce à la Dre Emma Glaser, partenaire Réseau-1 Québec. Hâtez-vous! « COVID longue partie 2 » sort bientôt!

Une petite capsule rapide et efficace à mettre en application dès maintenant. Voyez notre capsule sur les vaccins COVID-19 en contexte de grossesse. Vous pourriez répondre aux questions de vos patientes avec plus de certitudes.

Le Dr Samuel Boudreault et son équipe vous amènent à vous questionner sur la pertinence…, dans la lignée de Choisir avec soin et Pour une pratique éclairée. Dans cette dernière capsule, il vous entretient sur les transfusions sanguines. Transfuser avec soin, à la sauce TOP.

Dans ce type d’activité, vos éditrices et éditeurs révisent trois (3) articles d’impact en médecine de famille; un club de lecture dynamique et surtout pratique. Dans leur dernière publication, on y parle de la santé métabolique : une étude sur les lipides, une sur les traitements en obésité et une sur l’hypertension artérielle. Soyez connectés sur la nouveauté!

Le CQMF est prêt pour l’action

Laval, 29 mars 2022 – Le Collège québécois des médecins de famille (CQMF) salue la volonté politique – de passer à l’action – du gouvernement du Québec afin d’assurer aux Québécoises et Québécois des soins et des services accessibles. Le plan déposé, Plus humain et plus performant – Plan pour mettre en œuvre les changements nécessaires en santé, vise la meilleure « expérience-patient ». Nous prenons acte de cette volonté d’appliquer enfin des solutions préconisées depuis des décennies et offrons notre collaboration pour y arriver.  

Accessibilité aux soins et services de santé

Le CQMF prône l’accroissement du travail interprofessionnel pour assurer un meilleur accès aux soins et services. C’est pourquoi il accueille favorablement le fait que la possibilité sera donnée aux médecins de famille ‒ notamment « en orientant le patient vers le bon professionnel en fonction de son enjeu de santé » ‒ de suivre de plus grandes cohortes de patients, dans une médecine de qualité, grâce à l’apport des autres professionnels-les et à « un élargissement du bassin d’agents administratifs dans les services cliniques afin de libérer du temps aux cliniciens ». À l’égard de services accrus de télésanté et d’intégration de nouvelles technologies de l’information, entre autres, nous attendons d’avoir plus de détails, car nous avons formulé des recommandations en matière de soins virtuels et d’implantation technologique et espérons vivement qu’elles seront prises en compte.     

Pertinence des soins et des services

L’expertise de l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS) sera mise à profit « pour cibler les interventions cliniques à faible valeur et proposer des solutions de remplacement basées sur les données probantes ». Le CQMF promeut le concept de pertinence des soins et des services, notamment à travers la campagne Choisir avec soin Québec et la formation continue. Une des solutions pour une utilisation judicieuse des examens et des traitements réside dans la formation des médecins et des professionnels-les de la santé sur le surdiagnostic et le surtraitement – réduction des examens et des traitements inutiles – afin d’utiliser temps et ressources à bon escient. Nous serons heureux de collaborer à cette approche, car il importe de mettre également à profit l’expertise des médecins de famille, leur regard critique essentiel et leur vision globale.

De plus, le développement à venir d’outils d’autosoins, qui guideront les patientes et patients et favoriseront l’autogestion de problèmes de santé mineurs et courants, concourra à la pertinence des rendez-vous médicaux. Nous nous en réjouissons. En outre, nous soulignons que l’importance qui sera accordée à la prévention et à la promotion du bien-être et des saines habitudes de vie sera un incontournable dans une visée d’amélioration de l’état de santé et de la qualité de vie de nos concitoyennes et concitoyens.

Valorisation de la médecine de famille

La mise en place annoncée d’un plan de valorisation de la médecine de famille « pour soutenir, reconnaître et valoriser la profession, en collaboration avec le milieu » est une bonne nouvelle. Nous réitérons notre volonté d’être partie prenante dans l’élaboration de ce plan et dans sa mise en œuvre. De même, le CQMF prône la reconnaissance de l’engagement des médecins en pratique. Cette reconnaissance passe par la flexibilité pour les médecins de famille d’ajuster leur offre de services en première ligne au cours de leur carrière, et cela, en tenant compte notamment de leurs engagements en 2e ligne, de leur situation familiale et de leur état de santé. À l’aube de nombreux départs à la retraite, le manque de popularité de la spécialité de la médecine de famille auprès des apprenantes et apprenants accentue cette problématique qui a une incidence directe sur l’accessibilité. C’est pourquoi, dans l’immédiat, il faudra tabler sur des stratégies de valorisation et de rétention des effectifs en place. Une action concertée à cet égard sera nécessaire.

Innovation

Le CQMF lance une invitation au gouvernement du Québec qui a exprimé, par l’entremise de son ministre de la Santé, souhaiter se rapprocher des intervenantes et intervenants en matière d’innovation en santé et services sociaux. De fait, le CQMF favorise, depuis 2017, l’interaction entre acteurs clés de la première ligne en créant un espace hors silos, son Symposium sur les innovations, qui aura conduit, entre autres, à l’actuel conseil numérique.

Mission du CQMF

Le Collège québécois des médecins de famille (CQMF) a pour mission d’inspirer et soutenir les médecins de famille et leurs partenaires dans l’adoption de meilleures pratiques au bénéfice de la santé de la population. Il regroupe quelque 4 500 membres. Ses activités sont assurées par des médecins de famille bénévoles et engagés envers la profession et la collectivité. Le CQMF est l’aile québécoise du Collège des médecins de famille du Canada (CMFC), l’organisme professionnel responsable d’établir les normes et de procéder à l’agrément des programmes de formation postdoctorale en médecine de famille dans les 17 facultés de médecine du pays.

Source : Collège québécois des médecins de famille (CQMF)

Pour information : Linda Lévesque, responsable des communications, 450 973-2228; cellulaire : 514 242-8909; llevesque@cqmf.qc.ca

Le CQMF est prêt pour l’action

COMMUNIQUÉ

Le Collège québécois des médecins de famille (CQMF) salue la volonté politique – de passer à l’action – du gouvernement du Québec afin d’assurer aux Québécoises et Québécois des soins et des services accessibles. Le plan déposé, Plus humain et plus performant – Plan pour mettre en œuvre les changements nécessaires en santé, vise la meilleure « expérience-patient ». Nous prenons acte de cette volonté d’appliquer enfin des solutions préconisées depuis des décennies et offrons notre collaboration pour y arriver.  

Accessibilité aux soins et services de santé

Le CQMF prône l’accroissement du travail interprofessionnel pour assurer un meilleur accès aux soins et services. C’est pourquoi il accueille favorablement le fait que la possibilité sera donnée aux médecins de famille ‒ notamment « en orientant le patient vers le bon professionnel en fonction de son enjeu de santé » ‒ de suivre de plus grandes cohortes de patients, dans une médecine de qualité, grâce à l’apport des autres professionnels-les et à « un élargissement du bassin d’agents administratifs dans les services cliniques afin de libérer du temps aux cliniciens ». À l’égard de services accrus de télésanté et d’intégration de nouvelles technologies de l’information, entre autres, nous attendons d’avoir plus de détails, car nous avons formulé des recommandations en matière de soins virtuels et d’implantation technologique et espérons vivement qu’elles seront prises en compte.     

Pertinence des soins et des services

L’expertise de l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS) sera mise à profit « pour cibler les interventions cliniques à faible valeur et proposer des solutions de remplacement basées sur les données probantes ». Le CQMF promeut le concept de pertinence des soins et des services, notamment à travers la campagne Choisir avec soin Québec et la formation continue. Une des solutions pour une utilisation judicieuse des examens et des traitements réside dans la formation des médecins et des professionnels-les de la santé sur le surdiagnostic et le surtraitement – réduction des examens et des traitements inutiles – afin d’utiliser temps et ressources à bon escient. Nous serons heureux de collaborer à cette approche, car il importe de mettre également à profit l’expertise des médecins de famille, leur regard critique essentiel et leur vision globale.

De plus, le développement à venir d’outils d’autosoins, qui guideront les patientes et patients et favoriseront l’autogestion de problèmes de santé mineurs et courants, concourra à la pertinence des rendez-vous médicaux. Nous nous en réjouissons. En outre, nous soulignons que l’importance qui sera accordée à la prévention et à la promotion du bien-être et des saines habitudes de vie sera un incontournable dans une visée d’amélioration de l’état de santé et de la qualité de vie de nos concitoyennes et concitoyens.

Valorisation de la médecine de famille

La mise en place annoncée d’un plan de valorisation de la médecine de famille « pour soutenir, reconnaître et valoriser la profession, en collaboration avec le milieu » est une bonne nouvelle. Nous réitérons notre volonté d’être partie prenante dans l’élaboration de ce plan et dans sa mise en œuvre. De même, le CQMF prône la reconnaissance de l’engagement des médecins en pratique. Cette reconnaissance passe par la flexibilité pour les médecins de famille d’ajuster leur offre de services en première ligne au cours de leur carrière, et cela, en tenant compte notamment de leurs engagements en 2e ligne, de leur situation familiale et de leur état de santé. À l’aube de nombreux départs à la retraite, le manque de popularité de la spécialité de la médecine de famille auprès des apprenantes et apprenants accentue cette problématique qui a une incidence directe sur l’accessibilité. C’est pourquoi, dans l’immédiat, il faudra tabler sur des stratégies de valorisation et de rétention des effectifs en place. Une action concertée à cet égard sera nécessaire.

Innovation

Le CQMF lance une invitation au gouvernement du Québec qui a exprimé, par l’entremise de son ministre de la Santé, souhaiter se rapprocher des intervenantes et intervenants en matière d’innovation en santé et services sociaux. De fait, le CQMF favorise, depuis 2017, l’interaction entre acteurs clés de la première ligne en créant un espace hors silos, son Symposium sur les innovations, qui aura conduit, entre autres, à l’actuel conseil numérique.

Mission du CQMF

Le Collège québécois des médecins de famille (CQMF) a pour mission d’inspirer et soutenir les médecins de famille et leurs partenaires dans l’adoption de meilleures pratiques au bénéfice de la santé de la population. Il regroupe quelque 4 500 membres. Ses activités sont assurées par des médecins de famille bénévoles et engagés envers la profession et la collectivité. Le CQMF est l’aile québécoise du Collège des médecins de famille du Canada (CMFC), l’organisme professionnel responsable d’établir les normes et de procéder à l’agrément des programmes de formation postdoctorale en médecine de famille dans les 17 facultés de médecine du pays.

Source : Collège québécois des médecins de famille (CQMF); publié le 29 mars 2022

Pour information : Linda Lévesque, responsable des communications, 450 973-2228; cellulaire : 514 242-8909; llevesque@cqmf.qc.ca

4 février 2022

PAR CHRISTIAN LEDUC ‒ ProfessionSanté ‒ L’actualité médicale

Bien que Christian Dubé se soit voulu rassurant en commission parlementaire sur ses intentions, la présidente du CQMF estime que le libellé actuel du projet de loi 11 est réducteur de la réalité vécue par les médecins en première ligne.

En se concentrant trop sur l’accès aux médecins de famille et la collecte de données entourant leur pratique sans tenir compte de l’organisation des service de première ligne de manière plus générale, le gouvernement fait fausse route, estime le Collège québécois des médecins de famille (CQMF).

La Dre Caroline Laberge, la présidente du CQMF

En commission parlementaire le 3 février, la présidente du CQMF, la Dre Caroline Laberge, a notamment fait valoir au ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, que le portrait plus complet qu’il veut obtenir sur le nombre de consultations effectuées par les médecins de famille ne serait qu’un reflet très partiel de leur travail quotidien.

À titre d’exemple, a-t-elle évoqué dans une entrevue à ProfessionSanté.ca le lendemain, le ministre lui a demandé combien de temps était consacré à des tâches administratives et s’est montré surpris lorsqu’elle a évoqué que les médecins de familles passent de deux à trois demi-journées de temps chacun à effectuer ces tâches.

«Au Ministère, on ne connaît pas la réalité vécue sur le terrain, la paperasse que l’on a à remplir et les autres tâches que l’on fait dans une semaine», illustre-t-elle.

Or, le libellé actuel du projet de loi 11 fait en sorte à son avis que la nouvelle loi ne permettrait pas d’obtenir un portrait juste de la situation et ainsi d’agir plus efficacement sur l’accès aux soins, mais aussi la prise en charge et le suivi des patients.

Au contraire, le projet de loi 11 met trop l’accent sur la nécessité pour les médecins de famille à donner des rendez-vous rapidement et en grand nombre aux patients, ce qui pourrait avoir l’effet contraire de ce qui est recherché.

Le ministre lui a répondu qu’il ne cherchait pas à «presser le citron» des médecins de famille. Il a ajouté que les documents législatifs sont conçus par des avocats et que les libellés ne sont pas nécessairement indicatifs de ses intentions.

«L’objectif [de ces données de gestion], c’est de comprendre ce que font les médecins, mais pas de les contrôler», a-t-il expliqué. Le ministre a ajouté qu’il fallait faire la distinction entre la collecte de ses données et la mise en place d’un système différent de gestion des prises de rendez-vous, qui sont à son avis «deux choses complètement différentes».PUBLICITÉ

D’autres solutions

Comme d’autres associations et organisations l’ont également mentionné, la Dre Laberge souligne que le gouvernement devrait surtout travailler à faire des groupes de médecine familiale (GMF) de vrais milieux interdisciplinaires et avec des effectifs suffisants. Cela permettrait d’éviter que les médecins de famille soient perçus comme l’unique porte d’entrée pour obtenir des soins.

Parmi ses autres recommandations, le CQMF estime que le gouvernement doit mettre en place une stratégie de valorisation de la médecine de famille, en partenariat avec les facultés de médecine et les autres organismes impliqués en médecine de famille.

La Dre Laberge ajoute qu’il serait aussi important de promouvoir le concept de pertinence des soins et des services. Cela aurait notamment comme avantage pour les médecins de famille de réduire les examens, traitements et formulaires inutiles ou redondants.

Pour consulter le mémoire du CQMF.

Pour des soins de santé accessibles et de qualité

Laval, 3 février 2022 – La Dre Caroline Laberge, présidente du Collège québécois des médecins de famille (CQMF), s’adresse aujourd’hui à la Commission de la santé et des services sociaux dans le cadre des consultations particulières sur le projet de loi no 11. « Pour assurer un meilleur accès aux soins et services de première ligne, il faut accroître le travail de collaboration interprofessionnelle en augmentant le nombre de ressources au sein des équipes de soins », déclare la Dre Laberge. Le projet de loi no 11, dans sa visée, se concentre sur l’accès / « l’offre » des médecins de famille par le biais d’une plateforme de rendez-vous, alors que tout se joue au niveau de l’organisation des soins et des services de la première ligne.

« Nous demandons aux décideurs de mettre à profit l’expertise des médecins de famille dans l’élaboration du plan de redressement annoncé de notre système de santé québécois. Nous voulons être partie prenante à la discussion », souligne la Dre Laberge. Le CQMF rend public son mémoire qu’il a déposé à la Commission.

L’accès, la collaboration interprofessionnelle et la qualité des soins

Au cours des dernières années, le travail de collaboration interprofessionnelle s’est développé au Québec. C’est pourquoi l’accès aux soins ne devrait pas reposer sur la seule disponibilité des médecins de famille dont l’offre s’étend également aux services de 2e et de 3e lignes.

Avec la longévité accrue et le nombre grandissant de personnes aux prises avec des maladies chroniques multiples ou encore des enjeux de santé mentale, nous constatons un changement dans les besoins de la population. Une organisation des soins et des services orientée vers une prise en charge globale et à long terme est la voie de solution démontrée. Elle passe par des équipes interprofessionnelles de première ligne, accessibles et adéquatement outillées. Les plages de rendez-vous disponibles ainsi multipliées permettraient d’assurer une réponse aux besoins ponctuels tout en offrant des soins complets et globaux de qualité. Nous prônons l’accès aux bons soins, auprès des bons professionnels-les, au bon moment.

La pertinence des rendez-vous

La performance ne se mesure pas au nombre de rendez-vous offerts. Des soins de qualité exigent du temps et une compréhension globale du patient. Un service axé sur des consultations rapides n’abordant que des problèmes ponctuels peut sembler performant à court terme, mais n’améliore pas l’état de santé à long terme des personnes qui consultent.

La tâche administrative des médecins s’est alourdie au fil des années, réduisant par le fait même leur disponibilité pour voir des patients. Il est démontré que des rendez-vous de courte durée sans suivi longitudinal génèrent plus de tests qu’une rencontre entre un patient et son équipe de soins. On estime jusqu’à 30 % les examens et les traitements non nécessaires, d’où l’importance d’une sensibilisation au concept de pertinence des soins et d’utilisation judicieuse des ressources.

Nos recommandations

Le CQMF formule quatre (4) recommandations visant à accroître l’accès à la première ligne de soins et la valorisation de la profession dont l’attractivité est fondamentale dans la poursuite de cet objectif.

  1. Accroître le travail interprofessionnel pour assurer un meilleur accès aux soins et services, afin que les médecins de famille ne soient pas la seule et unique porte d’entrée du système de santé
    • Augmenter le nombre d’infirmières et d’infirmiers dans les GMF et favoriser un service d’orientation préalable pour diriger la patiente ou le patient à la bonne ressource professionnelle, au bon moment.
    • Donner la possibilité à chaque médecin de suivre de plus grandes cohortes de patients, dans une médecine de qualité, grâce à l’apport des autres professionnels-les.
    • Respecter le jugement du médecin dans ses décisions en matière de suivis médicaux ‒ durée du rendez-vous selon la complexité, consultations virtuelles, délégation de suivis, capacité ou non d’élargir sa patientèle.
  2. Valoriser la médecine de famille
    • En faire une spécialité attrayante pour la relève
      • Établir rapidement un plan d’action pour la valorisation de la profession, de concert avec les facultés de médecine et les organismes impliqués en médecine de famille.
    • Reconnaître l’engagement des médecins en pratique
      • Offrir aux médecins de famille la flexibilité d’ajuster leur offre de services en première ligne au cours de leur carrière – en tenant compte de leurs engagements en 2e ligne, de leur situation familiale et de leur état de santé – dans le but d’éviter l’épuisement, l’exode ou une fin de carrière précipitée.
      • Mettre à profit l’expertise des médecins de famille dans l’élaboration d’un « plan de redressement » du système de santé québécois.
  3. Promouvoir le concept de pertinence des soins et des services
    • Former nos médecins et professionnels-les de la santé sur le surdiagnostic et le surtraitement – réduction des examens et des traitements inutiles – pour utiliser temps et ressources à bon escient.
    • Guider et outiller les citoyennes et citoyens pour favoriser l’autogestion des problèmes de santé mineurs et courants, afin d’assurer la pertinence des rendez-vous médicaux.
  4. Tenir compte des éléments suivants dans l’implantation d’une technologie de prise de rendez-vous en ligne :
    • Doter cette plateforme d’algorithmes d’intelligence artificielle de façon à diriger la personne en démarche de rendez-vous au bon professionnel, au bon moment, et l’outiller avec des guides d’autosoins.
    • Moduler l’offre pour éviter de transformer en « sans rendez-vous » toutes les plages disponibles du médecin; réserver des plages horaires en nombre suffisant et de durée adéquate pour permettre au médecin de famille d’offrir des soins complets et globaux à sa patientèle.
    • Enfin, il serait inacceptable d’utiliser cette plateforme pour juger de la « productivité » des médecins de famille selon le nombre de rendez-vous offerts ou pour s’ingérer dans la gestion de leurs horaires individuels.  

Mission du CQMF

Le Collège québécois des médecins de famille (CQMF) a pour mission d’inspirer et soutenir les médecins de famille et leurs partenaires dans l’adoption de meilleures pratiques au bénéfice de la santé de la population. Il regroupe quelque 4 500 membres. Ses activités sont assurées par des médecins de famille bénévoles et engagés envers la profession et la collectivité. Le CQMF est l’aile québécoise du Collège des médecins de famille du Canada (CMFC), l’organisme professionnel responsable d’établir les normes et de procéder à l’agrément des programmes de formation postdoctorale en médecine de famille dans les 17 facultés de médecine du pays.

Source : Collège québécois des médecins de famille (CQMF)

Pour information : Linda Lévesque, responsable des communications, 450 973-2228; cellulaire : 514 242-8909; llevesque@cqmf.qc.ca

Pour des soins de santé accessibles et de qualité

COMMUNIQUÉ

La Dre Caroline Laberge, présidente du Collège québécois des médecins de famille (CQMF), s’adresse aujourd’hui à la Commission de la santé et des services sociaux dans le cadre des consultations particulières sur le projet de loi no 11. « Pour assurer un meilleur accès aux soins et services de première ligne, il faut accroître le travail de collaboration interprofessionnelle en augmentant le nombre de ressources au sein des équipes de soins », déclare la Dre Laberge. Le projet de loi no 11, dans sa visée, se concentre sur l’accès / « l’offre » des médecins de famille par le biais d’une plateforme de rendez-vous, alors que tout se joue au niveau de l’organisation des soins et des services de la première ligne.

« Nous demandons aux décideurs de mettre à profit l’expertise des médecins de famille dans l’élaboration du plan de redressement annoncé de notre système de santé québécois. Nous voulons être partie prenante à la discussion », souligne la Dre Laberge. Le CQMF rend public son mémoire qu’il a déposé à la Commission.

L’accès, la collaboration interprofessionnelle et la qualité des soins

Au cours des dernières années, le travail de collaboration interprofessionnelle s’est développé au Québec. C’est pourquoi l’accès aux soins ne devrait pas reposer sur la seule disponibilité des médecins de famille dont l’offre s’étend également aux services de 2e et de 3e lignes.

Avec la longévité accrue et le nombre grandissant de personnes aux prises avec des maladies chroniques multiples ou encore des enjeux de santé mentale, nous constatons un changement dans les besoins de la population. Une organisation des soins et des services orientée vers une prise en charge globale et à long terme est la voie de solution démontrée. Elle passe par des équipes interprofessionnelles de première ligne, accessibles et adéquatement outillées. Les plages de rendez-vous disponibles ainsi multipliées permettraient d’assurer une réponse aux besoins ponctuels tout en offrant des soins complets et globaux de qualité. Nous prônons l’accès aux bons soins, auprès des bons professionnels-les, au bon moment.

La pertinence des rendez-vous

La performance ne se mesure pas au nombre de rendez-vous offerts. Des soins de qualité exigent du temps et une compréhension globale du patient. Un service axé sur des consultations rapides n’abordant que des problèmes ponctuels peut sembler performant à court terme, mais n’améliore pas l’état de santé à long terme des personnes qui consultent.

La tâche administrative des médecins s’est alourdie au fil des années, réduisant par le fait même leur disponibilité pour voir des patients. Il est démontré que des rendez-vous de courte durée sans suivi longitudinal génèrent plus de tests qu’une rencontre entre un patient et son équipe de soins. On estime jusqu’à 30% les examens et les traitements non nécessaires, d’où l’importance d’une sensibilisation au concept de pertinence des soins et d’utilisation judicieuse des ressources.

Nos recommandations

Le CQMF formule quatre (4) recommandations visant à accroître l’accès à la première ligne de soins et la valorisation de la profession dont l’attractivité est fondamentale dans la poursuite de cet objectif.

  1. Accroître le travail interprofessionnel pour assurer un meilleur accès aux soins et services, afin que les médecins de famille ne soient pas la seule et unique porte d’entrée du système de santé
    • Augmenter le nombre d’infirmières et d’infirmiers dans les GMF et favoriser un service d’orientation préalable pour diriger la patiente ou le patient à la bonne ressource professionnelle, au bon moment.
    • Donner la possibilité à chaque médecin de suivre de plus grandes cohortes de patients, dans une médecine de qualité, grâce à l’apport des autres professionnels-les.
    • Respecter le jugement du médecin dans ses décisions en matière de suivis médicaux ‒ durée du rendez-vous selon la complexité, consultations virtuelles, délégation de suivis, capacité ou non d’élargir sa patientèle.
  2. Valoriser la médecine de famille
    • En faire une spécialité attrayante pour la relève
      • Établir rapidement un plan d’action pour la valorisation de la profession, de concert avec les facultés de médecine et les organismes impliqués en médecine de famille.
    • Reconnaître l’engagement des médecins en pratique
      • Offrir aux médecins de famille la flexibilité d’ajuster leur offre de services en première ligne au cours de leur carrière – en tenant compte de leurs engagements en 2e ligne, de leur situation familiale et de leur état de santé – dans le but d’éviter l’épuisement, l’exode ou une fin de carrière précipitée.
      • Mettre à profit l’expertise des médecins de famille dans l’élaboration d’un « plan de redressement » du système de santé québécois.
  3. Promouvoir le concept de pertinence des soins et des services
    • Former nos médecins et professionnels-les de la santé sur le surdiagnostic et le surtraitement – réduction des examens et des traitements inutiles – pour utiliser temps et ressources à bon escient.
    • Guider et outiller les citoyennes et citoyens pour favoriser l’autogestion des problèmes de santé mineurs et courants, afin d’assurer la pertinence des rendez-vous médicaux.
  4. Tenir compte des éléments suivants dans l’implantation d’une technologie de prise de rendez-vous en ligne :
    • Doter cette plateforme d’algorithmes d’intelligence artificielle de façon à diriger la personne en démarche de rendez-vous au bon professionnel, au bon moment, et l’outiller avec des guides d’autosoins.
    • Moduler l’offre pour éviter de transformer en « sans rendez-vous » toutes les plages disponibles du médecin; réserver des plages horaires en nombre suffisant et de durée adéquate pour permettre au médecin de famille d’offrir des soins complets et globaux à sa patientèle.
    • Enfin, il serait inacceptable d’utiliser cette plateforme pour juger de la « productivité » des médecins de famille selon le nombre de rendez-vous offerts ou pour s’ingérer dans la gestion de leurs horaires individuels.  

Mission du CQMF

Le Collège québécois des médecins de famille (CQMF) a pour mission d’inspirer et soutenir les médecins de famille et leurs partenaires dans l’adoption de meilleures pratiques au bénéfice de la santé de la population. Il regroupe quelque 4 500 membres. Ses activités sont assurées par des médecins de famille bénévoles et engagés envers la profession et la collectivité. Le CQMF est l’aile québécoise du Collège des médecins de famille du Canada (CMFC), l’organisme professionnel responsable d’établir les normes et de procéder à l’agrément des programmes de formation postdoctorale en médecine de famille dans les 17 facultés de médecine du pays.

Source : Collège québécois des médecins de famille (CQMF); publié le 3 février 2022

Pour information : Linda Lévesque, responsable des communications, 450 973-2228; cellulaire : 514 242-8909; llevesque@cqmf.qc.ca

Objectif : soutenir l’atteinte d’une réussite personnelle et professionnelle en médecine de famille

Depuis 2012, le mentorat est au cœur de nos réflexions pour soutenir l’atteinte de la réussite personnelle et professionnelle de nos membres. Nous proposons deux programmes pensés et conçus par et pour des médecins de famille. Ainsi, vous pouvez choisir, soit :

  • Une démarche d’accompagnement professionnel d’une durée de 12 mois avec une personne mentore pour vous guider; démarche soutenue et structurée par notre programme de mentorat octroyant des crédits de développement professionnel continu (DPC) en évaluation de l’exercice.
  • Une application de mentorat Web mettant à votre disposition un réseau virtuel de mentors-es en médecine de famille, et cela, dans notre Zone JUMO; en vous inscrivant, vous avez un accès illimité à notre espace privé vituel.

Témoignages de personnes mentorées et mentores

Nous vous invitons à écouter les témoignages de médecins de famille qui ont participé à notre programme de mentorat.

Au coeur du mentorat, il y a des médecins engagées

Nous tenons à souligner l’engagement indéfectible de nos collègues, les Dres Dominique Deschênes, Sophie Galarneau et Éveline Hudon, membres du comité de programme de mentorat du CQMF depuis sa création, il y a 10 ans. Fortes d’une vision porteuse et déterminée à soutenir la relève, elles sont les chevilles ouvrières d’une offre d’accompagnement sans précédent. Cette année, la Dre Galarneau compte parmi les ambassadrices et ambassadeurs du Mois du mentorat qui célèbre les 20 ans de Mentorat Québec. Nous vous invitons à écouter l’interview où nous retrouvons la Dre Galarneau expliquer la valeur du mentorat en médecine de famille (épisode 9) parmi les balados de la série « Les grands ambassadeurs ».

9 décembre 2021

PAR MATHIEU STE-MARIE ‒ Profession Santé ‒ L’actualité médicale

Dr Claude Rivard
Dr Claude Rivard

Le temps est souvent une denrée rare pour les médecins de famille qui, en plus de voir plusieurs patients, doivent effectuer maintes tâches administratives au quotidien. Voici quelques conseils pour mieux organiser votre travail et, au final, avoir plus de temps.   

Aménager son horaire

S’il avait un seul conseil à donner, le Dr Claude Rivard, médecin responsable de la clinique familiale des Haut-Bois à Sainte-Julie dirait aux jeunes médecins de toujours aménager leur horaire de travail de façon à le rendre flexible. 

«L’horaire doit être malléable et flexible pour pouvoir répondre à la demande. Les jeunes médecins ne doivent pas être dans un carcan, sans quoi ils risquent de se brûler ou trouver ça plate», explique le médecin de famille d’expérience.

Par exemple, un médecin pourrait décider d’effectuer les consultations en personne le matin, et de faire des consultations en virtuel et des tâches administratives l’après-midi. Une journée par semaine, il pourrait effectuer les consultations avec une infirmière.

Il y a mille façons d’aménager son horaire. Chacun doit trouver une façon de faire qui lui permettra de mieux gérer son temps.

Même si c’est un élément important du travail, l’organisation du temps est peu enseignée dans les facultés de médecine.  «Souvent, les jeunes médecins vont copier ce que font d’autres médecins plus expérimentés. Cela les empêche de penser en dehors de la boîte. Un jeune peut donc commencer à travailler et ne pas penser à aménager son horaire pour rendre sa tâche plus facile», souligne le Dr Rivard.

Travailler en équipe

Si le médecin veut se libérer du temps, le travail d’équipe est primordial. «On ne peut pas tout faire seul, il faut apprendre à travailler en équipe. Il ne faut jamais sous-estimer la force du groupe, autant les autres médecins, le personnel clérical que les infirmières», souligne le médecin de famille en GMF.

Par exemple, l’infirmière peut voir le patient avant le médecin afin de faire un prétriage ou de prendre des informations sur la personne. De cette façon, le médecin peut se concentrer sur les tâches qui sont uniquement médicales.

Les infirmières peuvent également prendre connaissance des tests de laboratoire et envoyer seulement celles positives aux médecins. Cela fait économiser un temps précieux aux médecins.

Plusieurs d’entre eux déplorent la lourdeur des tâches administratives. Le Dr Rivard estime que les infirmières peuvent aider les médecins à ce chapitre. «Les formulaires d’assurance sont remplis en partie par mon infirmière», dit-il. 

Bien choisir son milieu

Certains milieux permettent difficilement de bien organiser son temps et son travail. C’est pourquoi il faut bien choisir son milieu avant de l’intégrer. L’équipe cléricale est-elle stable? La clinique a-t-elle un site web et les patients peuvent-ils envoyer un courriel à la secrétaire? Les autres médecins peuvent-ils prendre en charge nos patients lorsqu’on est en congé de paternité ou en vacances?

Les jeunes médecins doivent se poser ces questions avant de pratiquer dans une clinique, soutient le Dr Claude Rivard.  L’information de la clinique doit aussi peser dans la balance. «J’ai souvent conseillé aux jeunes médecins lorsqu’ils visitaient une clinique médicale de quitter immédiatement l’endroit s’ils voyaient une grosse pile de dossiers papier à côté d’une secrétaire. Même chose, s’ils voyaient une dactylo.»PUBLICITÉ

La télémédecine à la rescousse

Si la télémédecine permet aux patients de ne pas se déplacer, elle fait aussi économiser du temps aux médecins, souligne le Dr Rivard. «Je suis capable de régler les problèmes au téléphone. La technologie permet de repenser notre organisation du travail, notre horaire et notre manière de travailler.»

Pour les visites à domicile, le médecin de famille peut demander à une infirmière d’aller voir ses patients. Celle-ci peut, par exemple, prendre une photo de la plaie du patient et lui envoyer pour qu’il l’examine.

En plus de lui faire gagner du temps, cette façon de faire pourrait un jour être payante. «Pour l’instant, ça me coûte de l’argent d’envoyer l’infirmière voir mes patients. Par contre, lorsque l’on va être à la capitation, je vais être rémunéré par rapport au nombre de patients et non à l’acte. Tant que je suis capable de donner un service, peu importe qui le donne, je vais être rémunéré.»


Le Dr Claude Rivard donnera un webinaire sur la gestion de l’horaire au bureau le 13 décembre prochain dans le cadre d’un événement organisé par le Collège québécois des médecins de famille. Il sera accompagné de l’agente d’amélioration continue de la qualité, Mireille Plouffe-Malette.

Forum des leaders du CQMF, 26 novembre 2021

Nos conférenciers, le Dr Herman Kanyamahanga et le professeur Mathieu Arsenault, nous ont raconté l’histoire de nos institutions à l’égard du racisme systémique afin que nous puissions identifier les barrières structurelles ou systémiques en médecine et amorcer une réflexion sur des gestes concrets à poser en vue d’une prise de position organisationnelle, et cela, dans une perspective de transformation. La Dre Anne-Sophie Thommeret-Carrière, conférencière, nous a sensibiliés au phénomène de l’imposteur chez les étudiantes et étudiants en médecine.

Notre collaboratrice, la facilitatrice graphique Marie-Ève D’Amour, de L’ILOT, a traduit en images les faits saillants de ce moment porteur de changement.

Racisme systémique

Un premier forum des leaders du CQMF s’est réuni, le 27 novembre 2020, sous le thème Le racisme: point de départ d’un dialogue.

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Bloc medecin

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Agence QMI Publié le 11 novembre 2021 à 22:22

Le collège québécois des médecins de famille (CQMF) a demandé jeudi une réorganisation en profondeur des soins de première ligne afin de faciliter le travail d’équipe et de permettre aux patients de voir le bon professionnel rapidement.

Bien qu’il ait salué jeudi les efforts du gouvernement du Québec pour assurer un meilleur accès aux médecins de famille, le CQMF a rappelé que le manque d’accès ne découlait pas du fait que les médecins de famille ne travailleraient pas suffisamment, mais bien de l’organisation des soins en première ligne modulée par les différentes interventions gouvernementales de mandat en mandat.

Les besoins de la population ont crû au fil des ans notamment avec l’augmentation de la longévité et de la survie des patients aux prises avec des maladies chroniques, ou des enjeux de santé mentale.

Écoutez le résumé des actualités avec Alexandre Dubé sur QUB radio  

«Malheureusement, ces derniers ne sont pas pris en compte avec justesse dans la logique mathématique proposée par le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé. Dans les faits, les médecins de famille abordent souvent plusieurs problèmes à l’intérieur d’un même rendez-vous. C’est pourquoi le temps de consultation varie pour assurer une haute qualité de soins aux personnes que nous soignons», a indiqué le CQMF par voie de communiqué, jeudi.

Le faible taux de comblement des postes de résidence en médecine de famille et les nombreuses retraites à venir «ne sont pas sans nous préoccuper sérieusement», a ajouté le collège.

Plus que jamais, il faut agir de concert, privilégier un sain dialogue, et valoriser ce travail si important, a précisé le CQMF.

Je suis membre parce que ...

 Je reçois le soutien nécessaire pour devenir un meilleur médecin, jour après jour 

Marie-Claude Moore, M.D., CCMF

 Les membres de cette grande famille me ressourcent et m’inspirent! 

Caroline Laberge, M.D., CCMF, FCMF

 Le CQMF me permet de développer un soutien concret aux jeunes médecins du Québec 

Dominique Deschênes, M.D., CCMF, FCMF

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