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2 juillet 2019

PAUL GABOURY – Collaboration spéciale, Le Droit

Chaque semaine, Le Droit rencontre une personne afin de souligner une réalisation exceptionnelle ou une contribution significative à la vie ou au rayonnement de la région. Cette semaine, Dre Magali Bigras, reconnue pour son engagement et sa contribution en enseignement de la médecine de famille.

Sa bonne humeur est contagieuse, et elle est douée d’un sens de l’organisation à toute épreuve.  

Elle a su mener à bien l’augmentation progressive du nombre de médecins résidents à Gatineau, tout en s’assurant d’avoir les effectifs médicaux et les espaces nécessaires pour les accueillir.

Elle n’épargne aucun effort ni moyen pour améliorer continuellement la qualité de la formation des résidents. Elle incarne aussi un modèle de disponibilité et d’écoute.

Autant de témoignages marqués par le respect et l’admiration ont été recueillis par le Collège québécois des médecins de famille pour reconnaître l’engagement et la contribution de la Dre Magali Bigras qui vient de remporter le Prix d’excellence 2019 pour sa contribution à l’enseignement de la médecine de famille.

«C’est tout un honneur que de recevoir ce prix d’excellence. Je ne fais pas tout ce travail pour avoir des hommages comme celui-là. Mais j’apprécie que mes efforts pour l’enseignement aux résidents soient reconnus», a souligné la Dre Bigras lors d’une entrevue.

Diplômée de l’Université de Sherbrooke, la Dre Bigras, âgée de 32 ans, est native de l’Abitibi. 

Elle a terminé sa résidence en médecine de famille à l’Université McGill en 2011 et a commencé cette année-là à travailler au Groupe de médecine familiale-universitaire (GMF-U) de Gatineau.

Elle s’est aussi intéressée rapidement à l’enseignement et est devenue responsable de la médecine basée sur les données probantes et de l’organisation des demi-journées académiques des résidents. 

En 2012-2013, elle a quitté brièvement la région et poursuivi son enseignement à Campbellton au Nouveau-Brunswick, avec les résidents de l’Université de Sherbrooke en stage dans ce milieu.

À son retour à Gatineau en 2013, elle a assumé des responsabilités liées à la recherche clinique et au développement de l’informatisation du dossier patient.

Elle est ensuite devenue directrice à l’éducation par intérim du GMF-U de Gatineau en 2015 et a été nommée officiellement à ce poste en 2017. 

Elle s’occupe de la direction académique d’un groupe de 35 résidents en médecine. 

Elle travaille aussi à l’hôpital de Gatineau.

«Ma semaine de travail varie généralement entre 80 et 90 heures. Je m’occupe de 1000 patients et j’ai aussi mon poste à temps plein de directrice de l’enseignement et je travaille aussi à l’hôpital de Gatineau», confie la médecin de famille.

Pourquoi alors avoir ajouté l’enseignement aux résidents à sa lourde tâche ?

«D’emblée, l’enseignement fait partie du bagage reçu lorsqu’on étudie la médecine. Nous sommes en quelque sorte enseignants auprès des patients. Comme médecin enseignant, ce que je trouve intéressant, c’est d’être en contact avec la relève, de parler d’innovation. On revit notre passion avec les résidents, en voyant le positif et le nouveau. C’est très motivant. Et dans mon cas, je pense que j’ai une facilité pour vulgariser l’information, pour l’adapter à leurs besoins. Comme enseignant, on diagnostique nos apprenants.»

La Dre Bigras admet que son agenda est très chargé, et tient à souligner qu’elle réussit avec l’appui de son conjoint.

Son enseignement se fait la plupart du temps à Gatineau, mais nécessite des déplacements fréquents à l’Université McGill à Montréal, où sa tâche prévoit aussi qu’elle doit consacrer du temps à la recherche. 

Elle s’affaire également aux préparatifs en prévision de l’ouverture du nouveau campus de médecine en Outaouais qui doit ouvrir en août 2020 à Gatineau, un projet de collaboration entre l’Université McGill et le CISSSO.

Malgré le rythme effréné, la Dre Bigras s’estime chanceuse d’avoir pu terminer sa résidence à l’âge de 24 ans, ce qui lui a permis de cumuler plusieurs expériences qui lui permettent maintenant malgré son jeune âge d’appuyer les résidents dans leurs études postdoctorales. 

«Je suis très chanceuse. Je trouve aussi que c’est très valorisant».

19 juin 2019

NATHALIE VALLERANT – Le Médecin du Québec

Le Collège québécois des médecins de famille a décerné à la Dre Louise Champagne le prix Médecin de famille de l’année.

Des patients font dix heures de route pour la consulter. Ses collègues lui demandent conseil pour des situations délicates. Appréciée pour son écoute, son jugement et sa rigueur, la Dre Louise Champagne a été désignée Médecin de famille de l’année 2019 par le Collège québécois des médecins de famille.

« Louise met la barre haute en ce qui concerne la qualité des soins, et elle est d’un professionnalisme exemplaire, souligne la Dre Luce Pélissier-Simard, collègue de la Dre Louise Champagne au GMF-U Charles-Le Moyne, à Saint-Lambert. Elle a un respect profond des personnes. Il y a encore des patients de Sept-Îles qui viennent la voir sur la Rive-Sud de Montréal ! Et plusieurs infirmières veulent se faire suivre par elle. Cela en dit long sur la qualité de sa pratique. »

La Dre Champagne a travaillé sept ans comme infirmière avant de faire ses études en médecine. Quand on lui demande pourquoi elle a choisi la médecine familiale, elle est intarissable. « J’aime toucher à tout, soigner des gens de la naissance jusqu’à la fin de la vie, accompagner des familles. J’ai parmi mes patients trois générations d’une même famille ! J’aime aussi être une chef d’orchestre pour mes patients en m’assurant que tous leurs problèmes de santé sont pris en charge. »

Pour elle, le rôle du médecin est de guérir parfois, de soulager souvent et d’écouter toujours. « Ce n’est pas moi qui ai inventé cette formule, mais elle me parle beaucoup. L’aspect le plus important de mon travail, c’est d’écouter. Je n’arrive pas à voir mes patients en dix minutes et je n’y arriverai jamais. Être écouté, ça fait partie du processus de guérison. Cela fait du bien aux patients. »

La Dre Champagne a exercé douze ans au Centre hospitalier régional de Sept-Îles, tout en pratiquant dans un cabinet. Son travail était des plus variés : hospitalisation, urgence, psychiatrie, soins intensifs, suivi de grossesse, gériatrie, soins palliatifs, etc.

En 2004, la médecin de famille quitte la Côte-Nord pour le sud. Elle se joint alors aux équipes de l’Hôpital Charles-Le Moyne et du GMF-U Charles-Le Moyne. Elle exerce toujours dans cette unité d’enseignement, qu’elle a d’ailleurs dirigée de 2009 à 2017. Depuis deux ans, elle est également directrice adjointe du Programme de médecine de famille et de médecine d’urgence de l’Université de Sherbrooke.

À son arrivée dans le milieu universi­taire, la clinicienne s’est découvert une passion pour la pédagogie et elle multiplie depuis les engagements. Elle donne notamment des cours aux résidents, agit comme médecin expert pour le Collège des médecins du Québec et préside le Comité de rédaction scientifique du Médecin du Québec.

De meilleurs soins pour les aînés

Le leadership de la Dre Champagne est au service du bien-être collectif, selon ses collègues du GMF-U Charles-Le Moyne qui ont posé sa candidature au prix du Collège québécois des médecins de famille. Ces dernières années, elle s’est beaucoup investie dans l’organisation des soins aux personnes âgées, en participant entre autres à la création des unités de formation clinique interprofessionnelles universitaires (UFCI-U) en soins à domicile et en CHSLD.

Ces unités permettent d’améliorer la formation des soins aux personnes âgées dans tous les programmes de la santé et des sciences psychosociales. « Le pharmacien, par exemple, va enseigner aux stagiaires en pharmacie, mais aussi aux résidents en médecine familiale, aux ergothérapeutes, aux infirmières praticiennes spécialisées et autres futurs professionnels de la santé, explique la médecin de famille de l’année. Et tous apprendront à travailler ensemble. » Différentes unités devraient voir le jour dans le réseau de l’Université de Sherbrooke d’ici quelques mois.

Celle qui compte parmi les rares médecins de famille à faire des visites à domicile enseigne également cette pratique aux résidents. « C’est un privilège d’entrer dans l’intimité des patients. Les soins à domicile doivent cependant être faits en équipe. Le travail interprofessionnel rend les soins à domicile et en CHSLD plus attrayants. » 

Montréal, 4 juin 2019 – Le Collège québécois des médecins de famille (CQMF) annonce l’intronisation de sa nouvelle présidente, la Dre Caroline Laberge, qui a eu lieu officiellement le 31 mai dernier, à Montréal. Le mandat de la présidence est d’une durée de deux (2) ans.

Dre Caroline Laberge, en quelques mots

La Dre Caroline Laberge est médecin enseignante au GMF-U Laurier à Québec. Elle exerce la médecine de famille depuis 2005. Sa pratique inclut la prise en charge en GMF-U, les soins obstétricaux et périnataux, l’enseignement et la gestion. Elle a été directrice du GMF-U Laurier de 2015 à 2019.

Mission du CQMF

Le Collège québécois des médecins de famille (CQMF) a pour mission de soutenir les médecins de famille dans les meilleures pratiques cliniques et organisationnelles. Il regroupe plus de 4 500 membres. Ses activités sont assurées par des médecins de famille bénévoles et engagés envers la profession et la collectivité. Le CQMF est l’aile québécoise du Collège des médecins de famille du Canada (CMFC), l’organisme professionnel responsable d’établir les normes et de procéder à l’agrément des programmes de formation postdoctorale en médecine de famille dans les 17 facultés de médecine du pays.

Source : Collège québécois des médecins de famille (CQMF)

Pour information : Linda Lévesque, responsable des communications, 450 973-2228; cellulaire : 514 242-8909; llevesque@cqmf.qc.ca

Le Symposium sur les innovations du CQMF brise les silos et met en lumière le leadership innovant en médecine de famille

Montréal, 4 juin 2019 – Le Collège québécois des médecins de famille (CQMF) tenait la 2e édition de son Symposium sur les innovations, le 31 mai dernier, au Palais des congrès de Montréal. Près de 250 personnes s’y étaient donné rendez-vous afin d’y découvrir les vingt-neuf (29) innovations présentées, soit 113 leaders cliniques en provenance d’une cinquantaine de cliniques, 58 décideurs, nommés facilitateurs-dragons pour la circonstance et représentant une quarantaine d’organisations, et 51 innovatrices et innovateurs. « L’enthousiasme est à son comble quand tous les milieux se mobilisent autour de l’innovation en première ligne au Québec! », se réjouit la Dre Maxine Dumas Pilon, présidente du comité scientifique et du comité organisateur de l’événement.

Catalyser l’innovation

En effet, le Symposium sur les innovations du CQMF met en lumière le leadership des médecins de famille; leadership pour optimiser notamment les pratiques interprofessionnelles et interdisciplinaires, et ce, au bénéfice de la santé de la population. Par leurs innovations, nos médecins de famille contribuent à l’amélioration et à la transformation des soins de santé.

Avec son Symposium sur les innovations, le CQMF brise les silos et, en favorisant l’interaction entre acteurs clés de la première ligne, contribue à l’implantation et à l’accroissement d’échelle d’innovations dans le domaine de la médecine de famille.

Plusieurs innovations ont retenu une attention particulière :

  • Approche novatrice élaborée afin d’optimiser l’intervention interprofessionnelle auprès des patientes et patients touchés par la problématique croissante des arrêts de travail pour troubles de santé mentale;
  • Outils d’aide à la décision présentant les données probantes de manière accessible tout en centrant la conversation autour de la personne soignée;
  • Site Web permettant aux patientes et patients de mieux préparer leur visite facilitant ainsi une meilleure communication entre patients et médecins de famille;
  • Modèle d’intervention pharmacien-médecin basé sur les alertes d’un système d’alerte informatisé afin de réduire l’usage de médicaments potentiellement inappropriés chez les aînés;
  • Outil de communication en ligne auprès d’un pharmacien; centré patient, il met à profit les technologies utilisées par les cliniciens et les patients en vue d’améliorer les soins;
  • Programme permettant de créer des interventions et outils flexibles d’amélioration des pratiques cliniques et organisationnelles afin de bonifier les trajectoires de soins et la santé des personnes aux prises avec des maladies chroniques;
  • Service participant à une meilleure accessibilité aux soins en première ligne par une prise en charge rapide des messages téléphoniques laissés en clinique par des usagères et usagers présentant des problèmes de santé;
  • Aide à la navigation dans les services de santé par des guides bénévoles;
  • Soins de proximité pour favoriser l’accès et la qualité des services de santé offerts aux personnes marginalisées;
  • Et bien d’autres.

Mission du CQMF

Le Collège québécois des médecins de famille (CQMF) a pour mission de soutenir les médecins de famille dans les meilleures pratiques cliniques et organisationnelles. Il regroupe plus de 4 500 membres. Ses activités sont assurées par des médecins de famille bénévoles et engagés envers la profession et la collectivité. Le CQMF est l’aile québécoise du Collège des médecins de famille du Canada (CMFC), l’organisme professionnel responsable d’établir les normes et de procéder à l’agrément des programmes de formation postdoctorale en médecine de famille dans les 17 facultés de médecine du pays.

Source : Collège québécois des médecins de famille (CQMF)

Pour information : Linda Lévesque, responsable des communications, 450 973-2228; cellulaire : 514 242-8909; llevesque@cqmf.qc.ca

24 avril 2019

par Frédéric Turgeon, M.D., CCMF, FCMF  Première ligne

« Je serai toujours infiniment reconnaissant envers ces personnes pour tous les enseignements et les perles de sagesse qu’elles ont su m’apporter, bien souvent à leur insu, au fil du temps. »

Au nom de vos futurs collègues, je tiens à souhaiter la plus chaleureuse des bienvenues dans la famille aux centaines d’étudiantes et étudiants qui ont récemment fait le choix de la médecine de famille comme spécialité et qui viennent de recevoir la confirmation de leur place en résidence.

C’est 92 % des postes de résidence en médecine de famille qui ont été pourvus dès le premier tour du CaRMS 2019! 

Et, constat des plus agréables de l’évolution soutenue de la demande pour cette spécialité au cours des 10 dernières années ‒ malgré quelques soubresauts encore pas si loin derrière nous dus à un contexte politique défavorable qui semble, espérons-le, s’éloigner de plus en plus dans le rétroviseur ‒, alors que l’offre de places disponibles pour la médecine de famille est passée progressivement de 346 à 500 places, soit dorénavant 55 % de tous les postes offerts en résidence au Québec.  

Pour certaines et certains d’entre vous, ce choix de carrière était déjà ancré en vous dès votre entrée à l’université, alors que pour d’autres, il s’est précisé en cours de route, au fur et à mesure de votre exposition aux diverses spécialités et possiblement en ayant eu la chance de côtoyer des médecins de famille inspirants, passionnés et dévoués. Pour la plupart d’entre vous, par contre,  la découverte de la pleine richesse et de tout le potentiel que recèle cette profession ne se révélera qu’au fil des années de cette carrière que je vous souhaite longue et fructueuse.

Je me souviens encore de ce patient

Les premiers contacts étant toujours très importants dans nos vies, je me souviens encore de ce patient qui s’était présenté à l’urgence d’Amos, durant mon stage en région au cours de ma résidence (il y a presque trente ans de cela), avec des malaises thoraciques qui se sont finalement révélés n’être secondaires qu’à du reflux gastro-oesophagien.

Lorsque j’ai décidé, quelques mois plus tard de m’installer là-bas pour y débuter ma pratique ‒ impact positif et gagnant des merveilleux modèles de rôle que j’y avais fréquentés! ‒, l’un des premiers patients que j’ai reçus au bureau fut justement cet homme. Il s’agissait d’un colosse, encore dans la force de l’âge, bien que d’âge mûr. Au fil des ans, j’ai appris à connaître sous toutes ses facettes ce fils de bâtisseurs de l’Abitibi et petit-fils de l’un de ses premiers « colons », comme on appelle encore aujourd’hui les premières et premiers Franco-Québécois à avoir cherché à trouver dans ce coin de pays un monde meilleur pour y faire grandir leurs enfants. Je me souviens de cette fierté dans ses yeux qu’il traduisait toujours en prenant plaisir à me broyer la main lorsqu’il me saluait à la fin de nos rencontres.

Durant un quart de siècle, je l’ai accompagné, conseillé et soigné pour diverses conditions médicales, des plus bénignes aux plus menaçantes, tant au bureau qu’à l’hôpital, même lorsque l’on comprit que cette jambe enflée qu’il présentait était due à la compression de son retour veineux par un amas ganglionnaire qui se révélât être d’origine lymphomateuse…

Les dernières années de sa vie nous forcèrent à réfléchir ensemble à l’adaptation de ses projets de vie, de ses attentes et de ses espoirs à sa condition médicale qui devint chronique et de plus en plus complexe, explorant toujours plus profondément les questions de qualité versus quantité de vie et y trouvant des réponses qui, bien entendu, évoluèrent dans le temps…

Les dernières paroles qu’il m’a dites l’ont été lors d’une visite que je faisais à son domicile, alors qu’il était désormais en fin de vie. Après avoir évoqué le souvenir de notre première rencontre à l’urgence, au moment où je n’étais encore que ce jeune résident si peu expérimenté, il me regarda en souriant et me dit : « En tout cas, on peut dire qu’on en a fait du chemin ensemble… Merci, mon ami, d’avoir été là avec moi… »

Si j’ai encore d’affectueuses pensées envers lui, vous devinez que j’en ai aussi envers des dizaines d’autres personnes que j’ai accompagnées au cours des diverses étapes de leur vie. Personnes que j’ai sans doute pu aider lorsqu’elles en avaient besoin, mais qui m’ont également, elles-mêmes, beaucoup apporté sur le plan humain. J’ai continuellement travaillé à améliorer mes compétences comme clinicien, et tout cela s’est fait en avançant aussi sur le chemin de ma propre vie. Je serai toujours infiniment reconnaissant envers ces personnes pour tous les enseignements et les perles de sagesse qu’elles ont su m’apporter, bien souvent à leur insu, au fil du temps.

Le plus beau métier du monde

Cette richesse de la dimension longitudinale des relations que l’on tisse avec nos patientes et patients en tant que médecin de famille, on a beau la dire, tenter de la décrire, elle ne révèle toute sa valeur qu’avec le temps. Et ça, c’est l’un des nombreux cadeaux que vous offrira la profession que vous avez choisie. L’un de ses nombreux secrets, encore parfois trop bien cachés, que vous découvrirez tant au cours de votre résidence que durant vos années de pratique.

Soyez sensibles à ces richesses et n’hésitez pas à les faire connaître autour de vous. Vous deviendrez ainsi à votre tour de merveilleux ambassadeurs et ambassadrices de notre profession et, je l’espère, pour tous ceux et celles qui vous suivront, de nécessaires modèles de rôle pour ce qui est à mes yeux encore aujourd’hui le plus beau métier du monde…

16 avril 2019

par Frédéric Turgeon, M.D., CCMF, FCMF  ProfessionSanté – L’actualité médicale

Quel avenir peut-on souhaiter pour la médecine de famille? À quels lendemains aspirer en matière d’organisation des soins de santé au Québec? Peut-on trouver un lien entre ces deux questions? Je crois bien que oui…

Le Collège québécois des médecins de famille (CQMF) tenait, en novembre dernier, son Forum des leaders sur la valorisation de la médecine de famille. Exercice qui a été alimenté par la présence dynamique et enthousiaste de plusieurs acteurs clés qui gravitent autour de notre discipline au Québec. Parmi les messages les plus forts qui ont été retenus à l’issue de cette journée, je veux aborder celui du travail de collaboration, qui est non seulement nécessaire entre les médecins de famille et les autres spécialistes et professionnels de la santé, mais qui, lorsqu’il est optimal, s’avère extrêmement riche de sens auprès de nos patientes et patients.

Pour une plus grande cohérence

Dans cette quête sans cesse croissante d’une plus grande cohérence dans l’organisation de nos soins et services de santé, il apparaît des plus logiques de continuer à bonifier ce vaisseau amiral des soins de première ligne que constitue notre modèle des groupes de médecine de famille (GMF), par la présence accrue en ses murs (tant physiques que virtuels) davantage de nos collègues des autres professions reconnues en santé. En effet, comme suggéré dans la nouvelle mouture des recommandations fort bien documentées de la version 2019 du Centre de médecine de famille du Collège des médecins de famille du Canada (CMFC), il serait souhaitable à l’avenir de bien évaluer les besoins de nos collectivités respectives afin de déterminer les collaborations professionnelles qui seront les plus à même d’apporter une valeur ajoutée dans l’offre de services actuelle des GMF. Ce document riche en idées constructives nous confirme qu’en « fournissant aux patients une gamme complète de services qui répondent le mieux possible à leurs besoins, il est possible d’offrir un meilleur accès, une plus grande satisfaction pour les patients et les prestataires de soins, et une meilleure efficacité des ressources en offrant des soins en équipe ».

Le succès remporté par l’initiative de certains GMF qui invitent, par exemple, un psychiatre répondant à venir y rencontrer certains de leurs patients et à discuter avec les équipes locales des cas complexes afin d’optimiser leurs plans de traitement et de prise en charge est certes de bon augure et encourage à continuer à explorer cette voie prometteuse. Et, dans le contexte du déploiement toujours plus efficace des technologies de l’information, cette collaboration accrue entre professionnels n’aura pas, bien entendu, à se dérouler nécessairement dans les lieux physiques de la clinique du médecin de famille.

Pour une révision du cadre de gestion des GMF

À quand donc la prochaine révision du cadre de gestion de nos GMF pouvant nous permettre d’avancer avec plus de confiance dans ces sentiers qui demandent encore à être battus… ensemble? Si nous parvenions ainsi à éviter, par exemple, les silos vides de sens qui existent étonnamment en Ontario, en ce 21e siècle, entre certaines cliniques médicales et cliniques d’infirmières praticiennes, nous réussirions à franchir un autre pas important vers un peu plus de cohérence pour notre société!

« Les médecins de famille étant le moteur de la cohésion et de la continuité dans le système de santé » ‒ voir le Profil professionnel en médecine de famille du CMFC ‒, l’intérêt de poursuivre plus avant le développement de nos GMF se voit également reflété par cet autre message tiré de notre Forum de novembre dernier et qui traite de la relation du médecin de famille avec son patient : « À travers les différents épisodes de soins, peu importe la condition ou le problème rencontrés, la plus grande constante qui demeure pour la personne soignée, c’est son ou sa médecin de famille. »

La possibilité est là, à nos portes, de jouer ce rôle de leader, de ciment et de grand intégrateur du système de santé. Saisissons-la. Tout cela se fera au bénéfice premier de nos patientes et patients. Puis du système de santé dans son ensemble. Et, ultimement, de notre profession elle-même. Cela deviendrait le moteur le plus important pour l’attractivité future de la médecine de famille auprès de notre jeune relève. Car, soyons assurés que désormais, tout ce que l’on fera, toute la cohérence ou l’incohérence de nos gestes et de nos orientations futures seront scrutés à la loupe par cette jeunesse diablement allumée et intéressée plus que tout à s’impliquer dans un monde qui ait du sens…

18 février 2019

par la Dre Valérie Bastien – Première ligne

Description : http://www.premiereligne.org/wordpress/wp-content/uploads/2019/02/CQMF-Vue-sur-le-village-d%E2%80%99Inukjuak-copy-1024x451.png

Vue sur le village d’Inukjuak, avec un chien husky comme on en voit partout.

J’ai eu la possibilité de vivre pendant trois semaines, dans le cadre d’un stage lors de ma deuxième année de résidence, au cœur même des services de santé du Nunavik. Je vous partage un aperçu de mon expérience dans le Nord, en espérant vous inspirer à sortir des sentiers battus.

Un premier regard

Fin octobre 2018, j’arrive au comptoir d’Air Inuit à l’aéroport international Pierre-Elliot-Trudeau de Montréal. Autour de moi, plusieurs voyageuses et voyageurs vêtus chaudement se connaissent, se retrouvent, se font l’accolade. Les gens qui vont dans le Nord partagent une expérience commune qui les unit; ils forment une grande famille. Nombreux sont ceux qui rapportent de lourdes caisses de denrées alimentaires ou d’autres fournitures – le cout de certains items est très élevé au Nunavik. Une fois à bord, le temps d’une courte escale, j’aperçois les derniers arbres que je verrai de tout mon séjour. Il y a effectivement une nette démarcation entre le climat subarctique et la toundra, ce désert de glace fascinant qui s’étend à perte de vue. Et que dire de la danse mythique des aurores boréales! Il n’est pas surprenant que ces splendeurs célestes aient inspiré les contes et légendes inuits.

Description : http://catheline.enferetdamnation.org/pl/wp-content/uploads/2019/02/CQMF-article.png

Vue de la Toudra

Des problématiques de santé particulières à la population inuite

Les problématiques de santé présentes au Nunavik diffèrent de celles que nous voyons dans le « Sud » du Québec. Les motifs de consultation les plus courants sont les traumatismes, les accidents de la route (véhicule tout-terrain ou motoneige), les lacérations, les fractures. On note également une consommation de tabac très répandue (73 % de la population de plus de 18 ans). Le cancer pulmonaire est donc fréquent. Ces dernières années, le surpoids et l’obésité ont crû au sein de la population inuite en raison de changements des habitudes de vie (ex. : plus grande consommation d’aliments du « Sud », sédentarisation… Toutefois, les troubles métaboliques sont moins fréquents que dans les populations cries de la Baie-James ou des villes.

La santé mentale est un autre enjeu prédominant. Beaucoup de jeunes Inuites et Inuits souffrent d’anxiété, de dépression, d’idées suicidaires ou encore d’un trouble lié à l’usage de l’alcool. Certains ont vécu des traumatismes et une histoire familiale difficile qui ont laissé des séquelles psychiques. Les travailleuses et travailleurs sociaux et les intervenantes et intervenants communautaires jouent un rôle crucial auprès de ces jeunes. La population étant peu nombreuse, tous les membres de la communauté inuite connaissent quelqu’un qui s’est suicidé.  Le taux de suicide au Nunavik est des plus alarmants. Entre les mois de janvier et octobre 2018, quatorze suicides ont eu lieu dans la communauté de Puvirnituq, qui compte moins de 1800 habitants. Le manque de ressources disponibles en santé mentale au Nunavik est criant.

Un travail collaboratif essentiel

Au niveau de l’organisation des soins, le Nunavik se répartit en deux grandes régions : la côte de la Baie d’Hudson, dont Puvirnituq est le centre de santé principal, et la côte de la Baie d’Ungava, avec son centre à Kuujjuaq. Pour les cas nécessitant des soins spécialisés, la côte de la Baie d’Hudson réfère ses patientes et patients à Montréal, tandis que les membres de la communautés de la Baie d’Ungava sont envoyés à Québec. Cela dit, lorsqu’une situation exige des investigations rapides, on n’a pas d’autre choix que de procéder à des transferts par avion. Il n’existe aucune route entre les villages. Selon les conditions météorologiques, des délais de plusieurs heures voire plusieurs jours peuvent s’appliquer. Les médecins sont ainsi appelés à collaborer avec les pilotes lors des transferts en Medevac (évacuation médicale d’urgence) – un service d’ambulances aériennes.

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Transfert d’un bébé en service Medevac

Aussi, les résultats de laboratoire ne sont pas disponibles le jour même du fait que les prélèvements doivent être acheminés par la voie des airs à Puvirnituq. Au centre de santé principal, la radiologie simple et l’échographie réalisée par une ou un technicien sont disponibles; les images sont lues par une ou un radiologiste à Montréal. Pour les tomodensitométries (TDM, aussi dites « scan »), imageries par résonance magnétique (IRM) et procédures chirurgicales, des transferts dans des centres urbains sont nécessaires.

Selon la taille de la population des villages, seulement un à cinq médecins de famille sont présents sur place. Les infirmières et infirmiers à rôles élargis sont donc essentiels pour prodiguer des soins de base. Grâce à une formation supplémentaire et suivant un protocole établi, ils peuvent diagnostiquer et traiter des conditions fréquentes. Si le cas est plus complexe ou sort du protocole, le personnel infirmier se réfère au médecin. L’accès aux spécialistes est limité dans le Nord. Le ou la médecin de famille a recours à la télémédecine, c’est-à-dire qu’il communique par courriel ou téléphone avec ces derniers. Par ailleurs, les accouchements sont réalisés par les sages-femmes inuites. Les femmes avec des grossesses à risque identifiées avant l’accouchement sont transférées vers la fin du troisième trimestre dans un centre où travaillent des obstétriciennes et obstétriciens-gynécologues.

Au Nunavik, la collaboration interprofessionnelle ne s’arrête pas uniquement aux intervenantes et intervenants de la santé. L’ampleur des problèmes psychosociaux exige d’étendre cette collaboration à d’autres professionnels comme les travailleuses et travailleurs sociaux, intervenantes et intervenants communautaires, psychologues, psychoéducatrices et psychoéducateurs (ces deux dernières professions sont en sous-effectif flagrant) pour être en mesure d’offrir des soins à cette population isolée des grands centres médicaux. On ne peut parler d’égalité dans l’accès aux soins de santé quand on vit en milieu éloigné.

Une expérience qui vaut le détour

Ce séjour, dont je pourrais vous parler encore longuement, m’a permis de constater la complexité des soins quand l’accès y est limité, et aussi l’importance de l’impact des déterminants sociaux de la santé. Par ailleurs, j’ai eu l’occasion de rencontrer des professionnelles et des professionnels inspirants ainsi que des gens chaleureux et accueillants. Toute personne ayant un esprit ouvert et curieux devrait certainement tenter l’expérience!

Nakurmiik! Merci!

6 février 2019

par Frédéric Turgeon, M.D., CCMF, FCMF  ProfessionSanté – L’actualité médicale

Au cours de la dernière année, plusieurs organisations médicales au Québec ont mis les bouchées doubles pour travailler à la valorisation de la médecine de famille. Elle en avait grand besoin. Reconnaissons notamment les intéressantes initiatives lancées par les Groupes d’intérêt en médecine de famille issus de nos quatre facultés de médecine (les GIMF), tout comme celles de la Fédération médicale étudiante du Québec (FMEQ) et de la Fédération des médecins résidents du Québec (FMRQ). Soulignons également au passage la nouvelle campagne publicitaire de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) destinée au grand public qui a ajouté une belle touche de sensibilité émanant de l’expérience patient. Le comité de la relève du CQMF n’a pas été en reste dans toute cette effervescence avec sa présence alerte et allumée sur les médias sociaux et une participation active à diverses activités visant à faire briller plus haut et plus fort l’étoile de la médecine de famille au firmament des spécialités médicales.

Les prochains résultats du CaRMS, attendus le 26 février prochain, reflèteront-ils déjà un tant soit peu ces efforts? On peut certes espérer de meilleurs résultats au premier tour cette année, mais peu importe, il faudra continuer à travailler fort à la valorisation de la profession ; elle a tant à offrir et encore tant à faire connaître!

C’est dans cette optique que le CQMF tenait en novembre dernier son Forum des leaders sur la valorisation de la profession. Regroupant plusieurs leaders nationaux en médecine de famille, il visait la production de messages clés forts et percutants. Ces messages se voulant ciblés selon l’audience visée, les travaux de la journée ont été l’occasion de riches discussions qui nous ont aidés à trouver des mots et un style propre à privilégier lorsque l’on s’adresse, par exemple, aux administrateurs de la santé, aux étudiants universitaires en médecine ou aux médecins résidents, à la population en général ou à nos collègues des autres spécialités médicales ou aux autres professionnels de la santé. Au cours de cette journée, des initiatives ou messages parfois contre-productifs en raison, soit de leur teneur ou de leur ton qui peuvent être reçus négativement par certains auditoires ont aussi été évoqués. Le résultat final de ce riche exercice de partage interorganisationnel sera communiqué sous peu aux différents participants et il est à souhaiter qu’il contribue à la diffusion de messages positifs, constructifs et valorisants qui pourront aider la profession à atteindre rapidement et de façon durable ses cibles aux prochaines éditions du CaRMS…

Mois du mentorat

À la fin janvier se concluait la première édition du Mois du mentorat et je veux profiter de cette tribune pour saluer le superbe travail de notre ambassadrice en la matière au CQMF, la Dre Dominique Deschênes. Le programme de mentorat du CQMF, qui en est actuellement à sa 3e cohorte, est désormais assorti d’une reconnaissance à titre d’activité de développement professionnel continu pleinement certifiée tant pour les mentors que les mentorés. Officielle et nécessaire reconnaissance pour ce programme, fer de lance de futures activités de codéveloppement professionnel à valeur ajoutée qui ont encore beaucoup d’espace à occuper. 

Année charnière pour le DPC

Enfin, à l’aube de cette année de lancement des exigences formelles en matière de développement professionnel continu (DPC) de la part de notre ordre professionnel, le Collège des médecins du Québec (CMQ), permettez-moi cet autre coup de chapeau, cette fois envers le Collège des médecins de famille du Canada (CMFC), dont nous sommes l’aile québécoise, qui célèbre présentement ses 50 années d’implication et d’innovations en matière de DPC. Ce domaine essentiel à l’évolution d’une pratique médicale moderne et toujours plus pertinente aura continuellement besoin de leaders forts, engagés et passionnés et c’est ce que représente le CMFC sur l’échiquier du DPC. Dans ce domaine spécifique, le CQMF évolue également et les travaux en cours au sein de notre comité de DPC permettront prochainement d’optimiser le positionnement de notre organisation sur cet échiquier au Québec afin de toujours nous rapprocher plus efficacement de notre mission, soit soutenir le médecin de famille dans les meilleures pratiques cliniques et organisationnelles afin d’améliorer la santé de la population.   

Québec, le 3 mai 2018 – Le Collège québécois des médecins de famille (CQMF) lance aujourd’hui son programme de mentorat : Le mentorat, c’est pour moi! « Nos nouveaux médecins, en début d’exercice, sont exposés à des défis qu’ils n’ont pas à vivre seuls. C’est pourquoi le CQMF offre à ses jeunes membres, dans leurs cinq premières années de pratique, la possibilité de participer à un programme de mentorat où compréhension et respect sont au rendez-vous», se réjouit le Dr Frédéric Turgeon, président du CQMF. Le programme de mentorat vise à outiller, guider, rassurer le nouveau médecin afin qu’il ou elle puisse s’affirmer dans l’exercice de sa profession.

Innovation organisationnelle prometteuse, l’activité répond à des besoins importants exprimés par la relève en médecine de famille au Québec. « Nous travaillons à ce projet de mentorat depuis 2012. Nous nous sommes donné comme mission d’accompagner les nouveaux médecins en contribuant à soutenir leur réussite personnelle et professionnelle. Formidable outil intergénérationnel qui tisse des liens entre les membres, le mentorat est à la fois un soutien pour la relève en médecine de famille et une reconnaissance de l’expertise des médecins d’expérience. Nous croyons fermement que le mentorat fait partie d’un processus d’autoapprentissage et d’épanouissement de soi à favoriser absolument », souligne la Dre Dominique Deschênes, présidente du comité de programme de mentorat du CQMF. 

Fruit d’une analyse rigoureuse

Soucieux de prendre part à l’acquisition, au partage et au transfert des connaissances, le comité de programme de mentorat du CQMF a choisi d’intégrer une recherche évaluative qualitative à l’implantation de son projet pilote sur le mentorat. Ainsi, une réflexion universitaire et académique, sous la coordination du professeur titulaire et chercheur Luc Côté, du département de médecine familiale de l’Université Laval, a contribué à modeler et à évaluer son programme. Tout en faisant ressortir les améliorations à y apporter, l’analyse de l’implantation du projet pilote a montré qu’elle s’est faite avec succès dans l’ensemble.

Le projet de recherche rattaché au programme de mentorat du CQMF a été mené auprès de la première cohorte de mentorés et de mentors, de novembre 2016 à février 2018. Les informations colligées témoignent d’un taux de satisfaction de 80 % à l’égard du programme. La principale retombée pour les mentorés, soit le soutien offert par le mentor, s’est traduite par une écoute empathique qui s’est aussi exprimée en conseils jugés appropriés. Les mentors, pour leur part, ont fait valoir majoritairement que le fait de jouer ce rôle les avait valorisés autant professionnellement que personnellement. Élément unique à ce programme, la communauté de pratique en soutien aux mentors s’est révélée d’intérêt et gagnera à atteindre son plein potentiel.

Mission du CQMF

Le Collège québécois des médecins de famille (CQMF) a pour mission de soutenir le médecin de famille dans les meilleures pratiques cliniques et organisationnelles. Il regroupe plus de 4 500 membres. Ses activités sont assurées par des médecins de famille bénévoles et engagés envers la profession et la collectivité. Le CQMF est la section québécoise du Collège des médecins de famille du Canada (CMFC), responsable de l’établissement des normes de formation et de certification des médecins de famille; il procède à l’agrément des programmes de résidence en médecine de famille dans les 17 facultés de médecine du pays.

Source : Collège québécois des médecins de famille (CQMF)

Pour information : Linda Lévesque, responsable des communications, 450 973-2228; cellulaire : 514 242-8909; llevesque@cqmf.qc.ca

Je suis membre parce que ...

 Je reçois le soutien nécessaire pour devenir un meilleur médecin, jour après jour 

Marie-Claude Moore, M.D., CCMF

 Les membres de cette grande famille me ressourcent et m’inspirent! 

Caroline Laberge, M.D., CCMF, FCMF

 Le CQMF me permet de développer un soutien concret aux jeunes médecins du Québec 

Dominique Deschênes, M.D., CCMF, FCMF

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